L'illusion du choix

Tous les jours, nous posons des choix. Certains nous semblent peut-être futiles ou secondaires: les vêtements que nous portons, le repas que nous décidons de préparer, nos hobbies,.. mais d’autres sont d’une importance capitale et vont influencer notre vie entière: les études que nous avons suivies, notre carrière,…

La prise de décision est une nécessité pour l’être humain et le processus du choix est étroitement lié à notre condition d’être doué de raison. Et comme tout raisonnement, ce processus décisionnel n’est pas vierge de subjectivité.

Il en est de même en ce qui concerne la gestion d’un patrimoine et le choix des actifs qui le composent.  

Rationnel, irrationnel ou… les deux?

En théorie classique (le Capital Asset Pricing Model ou Modèle d’Evaluation des Actifs Financiers), l’individu qui cherche à maximiser ses gains s’appuie sur une information complète et pertinente à laquelle il a accès sans restriction. La vision théorique faisant de la prise de décision le résultat d’un calcul, la décision serait donc pleinement rationnelle.

Mais nous ne sommes pas entièrement rationnels et nos émotions ont une influence prépondérante sur le processus de prise de décision. Nous perdons notre objectivité dans de nombreuses situations via ce qu'on appelle des biais comportementaux.

Ceux-ci nous font faire des choix totalement illogiques en nous laissant penser que c’est la meilleure solution.

Il existe de nombreux biais comportementaux soit cognitifs (relatifs au mécanisme de la pensée) ou émotionnels (relatifs à la réaction face à un évènement) qui nous influent au quotidien.

On peut citer entre autres: la perception sélective, l’excès de confiance, la théorie d’attribution, l’effet de primauté…

La finance comportementale étudie l'ensemble de ces biais comportementaux et mesure l'influence de ceux-ci sur nos prises de décisions et sur la dynamique des marchés.

Le but de cet article n'est pas de vous expliquer l'ensemble des biais comportementaux et leurs influences sur nos prises de décisions mais d'attirer votre attention sur un biais antérieur au processus même de décision à savoir la rationalité limitée. 

La rationalité limitée

La capacité de décision d'un individu est altérée par un ensemble de contraintes (internes et externes) comme le manque d'information, le manque de connaissances ou encore le manque de temps. De plus, tous les acteurs ne reçoivent pas la même information au même moment. De toutes ces contraintes découle l'impossibilité de prendre une décision parfaitement rationnelle et objective.

Ce biais antérieur au processus même de raisonnement lors du choix d’un actif financier limite le nombre de possibilités et nous force à choisir non pas la meilleure solution, mais la solution qui nous semble optimale dans un nombre limité d’occurrences.

En résumé, on ne choisit que ce que l’on connait, il est dès lors impossible de prendre la meilleure décision vu que l’on ne connait pas tout sur tout.

Par exemple: Nous avons tendance à acheter des actions de sociétés connues sans tenir compte d’une répartition équilibrée au niveau sectoriel et régional. De nombreux investisseurs belges détiennent un portefeuille surpondéré en valeurs européennes, immobilières et/ou financières. De ce fait, ils négligent des régions (Amérique du Nord, Asie Emergente,…) et/ou secteurs (technologie, pharmaceutique,…) présentant un potentiel de rendement important.

Ce concept de rationalité limitée (bounded rationality) a été développé par Herbert Simon (prix Nobel d’économie 1978) pour qui notre comportement décisionnel n’est pas optimisant mais satisfaisant.

La rationalité du décideur est limitée par plusieurs facteurs: le coût de l’information, l’absence de limite à l’espace d’exploration, le caractère temporaire de la validité de l’information, nos limites cognitives, le temps que l’on consacre à notre décision,….

Aucun individu n’est omniscient, y compris lorsqu’il s’agit de placements ou d’évolution des marchés financiers, c’est pourquoi le choix de l’approche d’investissement et l’accompagnement sont prépondérants dans la réussite d’une gestion de patrimoine.

L’aide de professionnels

Les Private Bankers de la CBC Banque, aidés d'outils performants, vous proposent leurs services et vous accompagnent dans vos choix pour maximiser la gestion de vos avoirs.

En complément de cet article, pour vous aider dans vos choix:

Sources :
Photo: https://www.orientaction.com/changer-vie-choisir-destin-agir-oser/
Texte:
La rationalité procédurale de la décision, le modèle I/M/C – SietManagement
Febelfin Academy Investment for Private Bankers, Finance comportementale, Laurent Coppieters 

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