Les Belges et leur épargne face à la crise du Covid-19

L’observatoire CBC de l’Épargne a été réalisé par le bureau d’étude Ipsos, en juillet 2020, auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte belge. 

Avec la crise du Covid-19, les Belges ont renforcé leur intérêt pour le compte d’épargne avec 291 milliards placés (en progression de plus de 10 milliards depuis juin).

Selon l’Observatoire CBC de juillet dernier, près de 7 Belges sur 10 mettent de l’argent de côté, les jeunes en particulier (près de 8 sur 10).

Plus de 8 épargnants belges sur 10 disent même mettre autant, voire plus, d’argent de côté suite à la crise.
 

L’épargne, grande gagnante de cette crise

Avec plus de 290 milliards placés sur les comptes d’épargne, les Belges enchainent les records de dépôt d’épargne classique alors même que nous traversons cette crise inédite du Covid-19. L’Observatoire CBC réalisé en juillet dernier par le bureau d’études IPSOS révèle d’ailleurs que près de 7 Belges sur 10 mettent de l’argent de côté (67%), une tendance encore plus prononcée chez les jeunes (76%). Et parmi ces épargnants, 62% disent mettre autant d’argent de côté pendant cette crise alors que 23% affirment même mettre davantage de côté. Une tendance qui semble se confirmer pour l’avenir, puisque 65% des Belges envisagent d’épargner dans les 6 prochains mois.

Une nuance s’impose toutefois quant aux montants que les épargnants belges mettent de côté chaque mois puisque l’Observatoire CBC révèle une diminution à 8% par rapport à 2019 de montants inférieurs à 50€ (-7%) pour une augmentation à 45% des épargnants qui mettent plus de 200€ de côté par mois (+8%). Ce chiffre atteignant 53% chez les jeunes de 25 à 34 ans qui se profilent dans cette crise comme de grands épargnants.
 

Pour Xavier Falla, Directeur Général de la Banque Privée chez CBC "Notre Observatoire montre que l’épargne sort de cette crise comme la grande gagnante mais tous les Belges n’en sortent pas plus forts pour autant puisqu’une partie de la population n’a plus réussi à épargner du tout. Reste que la majorité des Belges s’est retrouvée dans une situation d’épargne forcée pendant la période de confinement qui se prolonge aujourd’hui par une épargne de précaution face aux incertitudes économiques et de reprise incertaine. Le réflexe de l’épargne s’est donc accentué avec cette crise pour ceux qui en avaient les moyens. Parmi cette population, une partie des jeunes épargnants se distingue, ce qui est un signe positif à première vue. Ces derniers sont en effet plus attentifs que jamais à épargner, d’une part sans doute parce que le rythme de vie des 25-34 ans a été fortement ralenti par le confinement, mais aussi parce que les règles en matière immobilière se sont durcies et généralisées et qu’ainsi, acheter un bien se prépare encore mieux et plus qu’auparavant. Épargner dans l’absolu n’est pas une fin en soi, surtout chez les jeunes. Une économie dynamique suppose des projets et des investissements. L’épargne est donc positive si elle correspond à des projets déterminés et planifiés."

Quant à la manière de gérer leur argent, les Belges continuent de privilégier le compte d’épargne pour 86% d’entre eux, suivi de l’épargne-pension (39%) et des investissements (25%) quand dans le même temps, 1 épargnant belge sur 2 déclare ne pas avoir d’horizon de temps précis pour son épargne. Pour Marie Lambert, Professeure de Finances à HEC Liège, "Une profonde contradiction perdure dans le chef des Belges qui déposent encore plus d’argent sur les comptes d’épargne alors que les taux restent au plus bas. Selon l’Observatoire CBC, plus de 80% choisissent le compte d’épargne sans prendre en considération leur horizon de placement dans le temps. Les Belges sont rassurés de savoir leur argent à portée de main, encore plus dans la crise que nous traversons. Mais ils ne se rendent pas compte que compte tenu de l’inflation, leur pouvoir d’achat s’érode avec le temps. Gérer son argent nécessite de trouver un équilibre assez subtil entre le fait de placer une partie de son argent sur les marchés financiers pour pouvoir le faire fructifier et garder ce qui doit l’être sur le carnet d’épargne. Mais cela ne s’improvise pas et demande de la réflexion et du conseil, surtout dans un contexte de volatilité des marchés tel que nous avons pu connaitre dans cette crise."

Les épargnants belges plus confiants pour aujourd’hui que pour demain

L’Observatoire CBC s’est également intéressé à la manière dont les Belges voyaient leur avenir financier. Et à la question de savoir si les Belges préparent leur pension afin de maintenir un niveau de vie souhaité pour leurs vieux jours, près de 7 Belges sur 10 (67%) répondent par la positive. Et parmi eux, 69% affirment dans cette crise continuer à préparer leur pension comme avant.

Pourtant les Belges manifestent une confiance à deux vitesses puisqu’à la question de savoir s’ils rencontreront des difficultés à maintenir leur niveau de vie une fois pensionnés, plus d’1 Belge sur 2 (52%) estime que ce sera le cas quand dans le même temps, 28% des Belges n’en ont aucune idée. Parmi ceux qui envisagent des difficultés, 55% disent que ce sera plus difficile encore qu’avant la crise.

"Nous traversons une crise sans précédents conjuguée à une prise de conscience des Belges qu’il faut préparer leur avenir qui s’annonce plus incertain qu’avant. Toutefois, il existe des solutions qui tiennent compte bien évidemment du profil de l'investisseur de chacun et de son horizon de temps. Préparer sa pension est essentiel, dès le début de la vie professionnelle. D’autant plus que les Belges ont souvent tendance à sous-estimer leur espérance de vie qui approche les 85 ans en moyenne, soit une retraite longue de 20 années voire plus. Cette donnée influence bien entendu nos besoins financiers et nos possibilités d’investissement. Il est donc indispensable de recommander aux Belges de s'interroger sur l'avenir de leur patrimoine.Veulent-ils maintenir un certain pouvoir d’achat, financer des projets spécifiques, aider leurs proches ? Chacun doit affiner sa réflexion patrimoniale et agir de façon adaptée." ajoute Xavier Falla.
 

La technologie au service des épargnants

En plus de l’épargne pension, depuis juin dernier, CBC permet de démarrer facilement et instantanément une épargne long terme (avec avantage fiscal) à partir des applications CBC Mobile. "Face à l’épargne-réflexe des Belges et face aux incertitudes liées à cette crise, le digital s’impose comme une solution permettant de démarrer rapidement et simplement une épargne pension ou une épargne à long terme et ainsi donner de bien meilleures perspectives à son argent." conclut Xavier Falla.

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