À y regarder de plus près,

le prix du baril est un agent perturbateur en moins pour nos agriculteurs.

À y regarder de plus près,

le prix du baril est un agent perturbateur en moins pour nos agriculteurs.

Publié le 25 mai 2018 

Fini les belles années qui ont vu le prix du baril passer de plus de 100 dollars à 30 dollars avec une hausse de la production qui donnait le sentiment que le mouvement ne pourrait plus s’inverser. L’année 2017 a vu les revenus des agriculteurs être impactés négativement par la remontée du prix du baril après trois années de baisse. Mais au fond, derrière ces mouvements de volatilité, se cache peut-être l’eldorado d’une stabilité.

Zoom sur le prix du baril

La question qui se pose aujourd’hui est évidemment de savoir comment le prix du baril va évoluer alors qu’on a connu en début d’année une certaine tension. Pour y répondre, il faut d’abord revenir sur la genèse du mouvement de hausse qui s’est amorcé en novembre 2015. Fragilisés et exsangues, pour certains, par cette chute du prix du baril, les pays producteurs de pétrole, membres de l’OPEP, et même ceux qui ne le sont pas, sont arrivés à un accord de réduction de leur production.

Cet accord reconduit depuis lors deux fois et qui court jusque fin de cette année, visait à rééquilibrer l’offre et la demande en réduisant la production de 1,8 million de barils par jour.

L’effet s’est directement fait ressentir sur les prix mais le mouvement n’a permis que de combler une partie de la chute car deux facteurs ont continué de peser sur ces derniers. D’une part, des stocks abondants qui ont justement profité de cette hausse pour être écoulés, et d’autre part, parce que les producteurs américains de pétrole de schiste ne sont nullement partie prenante dans cet accord de réduction de la production. Au contraire même, car la hausse du prix du baril permet à ces derniers de revenir à leur coût de production et les incite même à produire ou reproduire plus.

La réduction des stocks, et la volonté clairement affichée et confirmée par les pays producteurs de maintenir leur réduction de production ont permis de stabiliser les prix du baril. Mais la dynamique de production de pétrole de schiste américain va continuer d’exercer une pression sur les prix. Et des facteurs ponctuels, comme la vague de froid au début de l’année, ou une instabilité politique ou géopolitique comme les manifestations en Iran, ont exercé une pression à la hausse sur les prix.

Mais en dehors de ces facteurs ponctuels, le prix du baril devrait évoluer dans une fourchette entre 58 et 65 dollars pour l’année 2018 et rester sur le niveau des 65 dollars en 2019. Cette stabilisation pourrait au moins éviter aux agriculteurs, même si le prix restera plus élevé que ces dernières années, d’intégrer encore un autre facteur de volatilité dans leurs prévisions de revenus.

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