À y regarder de plus près,

2017 aura été l’année de tous les superlatifs.

À y regarder de plus près,

2017 aura été l’année de tous les superlatifs.

Publié le 20 février 2018 

2017 pourrait-elle être qualifiée de l’année de tous les extrêmes? Oui, sans aucun doute et à plusieurs égards d’ailleurs, d’abord sur les marchés boursiers qui ont terminé en affichant de nouveaux records pour les indices américains, mais aussi pour les bourses européennes et japonaises en nette hausse. De son côté, la croissance a largement repointé le bout de son nez. Quant au dollar, c’est peu dire qu’il aura été bousculé. Mais surtout, ce que nous pouvons retenir, c’est que 2017 a jeté les bases de ce qui s’annonce comme un bon cru pour 2018.

Une croissance sur les chapeaux de roue

Il y a longtemps que la croissance n’avait plus atteint un tel niveau tout en s’étant autant généralisée. Nous avons en effet connu un alignement des planètes comme on a rarement l’occasion de pouvoir en observer. Ce phénomène a même obligé des institutions comme le FMI ou l’OCDE à revoir à la hausse leurs prévisions de croissance plusieurs fois au cours de l’année, ce qui n’était plus arrivé depuis longtemps.

L’élément le plus remarquable en 2017 aura sans doute été la puissance dynamique de la reprise dans la zone euro. Les indicateurs de confiance ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis 2011, que cela soit celui des producteurs ou des consommateurs. Et, phénomène que l’on observe partout, c’est l’industrie manufacturière qui tire véritablement cette croissance, ce qui a entraîné un recul significatif du taux de chômage qui est passé de 9,8% en novembre 2016 à 8,7% en novembre 2017 en zone euro.

Le seul bémol dans ce tableau est la faiblesse de l’inflation qui reflète en partie l’absence de hausse significative des salaires dans la plupart des pays européens. Cet état de fait a incité la BCE a maintenir inchangé son programme de rachat d’actifs, ce qui a continué de peser sur les rendements obligataires.

Un dollar dans les clous et une économie nipponne qui sourit

Une surprise plus terne en 2017 a été le recul du dollar qui a perdu plus de 13% par rapport à l’euro. Si ce dernier a profité de l’embellie économique et de la levée des incertitudes électorales, le dollar n’a quant à lui pas profité de la remontée des taux de la part de la FED. Il faut dire que cette hausse continue d’être prudente et graduelle et que la FED s’est inquiétée, elle aussi, de la faiblesse de l’inflation alors que l’économie américaine connaissait le plein emploi.

Enfin, le dernier fait marquant de cette année fût la reprise de l’économie nipponne pour autant essentiellement tirée par les exportations, car les salaires n’ont cependant pas augmenté et ont donc pesé sur la demande intérieure.

Bref, 2017 fût une année intense et termine sur une très bonne nouvelle puisque la croissance devrait perdurer en 2018 et même légèrement s’accélérer. Mais cette année pourrait aussi être l’année de la remontée des rendements obligataires soit l’avènement d’une nouvelle ère après 35 ans de baisse des taux. 

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