Vol en agriculture

Que faire pour se protéger?

Vol en agriculture

Que faire pour se protéger?

Le secteur agricole et horticole est particulier sur le plan du risque de vol. Les exploitations agricoles et horticoles sont constituées de beaucoup de bâtiments différents, éparpillés souvent sur une grande étendue. De plus, certains de ces bâtiments sont ouverts à tous vents. Ils contiennent du matériel, du cheptel, des marchandises pour des valeurs très importantes pouvant dans certains cas avoisiner des centaines de milliers d’euros. De ce fait, au niveau de l’acceptation des risques pour la garantie vol dans un contrat d’assurance, les exploitations agricoles aboutissent rapidement dans les classes de prévention vol les plus élevées. D’autant qu’il est difficile d’imposer une alarme antivol sur tous les bâtiments agricoles et horticoles, alarme qui risque de sonner dans le vide, vu que les exploitations sont parfois inhabitées et fort distantes de toute zone habitée.

Que proposer alors?

Avant toute chose, agir de manière préventive: un voleur n’aime pas perdre du temps et opère souvent dans la pénombre. De bonnes serrures, de bons cadenas résistant à l’intrusion peuvent déjà dissuader la petite « frappe »: si une porte résiste trop longtemps (une minute), le voleur passe à une autre… et ainsi de suite. Pensez également à un éclairage: des spots avec détecteur de mouvements placés aux endroits stratégiques dissuaderont plus d’un intrus et vous seront aussi utiles quand vous vous déplacerez dans votre exploitation.

Un système d’alarme peut être efficace aussi. Même en rase campagne, pour des bâtiments isolés, l’intrus se sent piégé, ne sait pas si la sirène est reliée chez l’exploitant, à la police, à une centrale de surveillance. Il se méfiera donc et partira rapidement sans emporter grand-chose. De votre côté, méfiez-vous des déclenchements du système, sans raison apparente. On vous observe peut-être pour connaître votre temps de réaction et voir si quelqu’un se rend sur place, la police éventuellement.

Sur le matériel, un timon ou un verrou de direction, des bouchons de carburant verrouillables ou une pince de roue peuvent également décourager les voleurs éventuels.

Des solutions électroniques anti-vol et/ou après vol constituent également une bonne défense. Ces systèmes immobilisent le véhicule, activent une alarme ou permettent d’activer à distance un dispositif anti-démarrage simple. D’autres encore proposent un outil pour suivre le véhicule dans ses mouvements, sur la base de signaux GPS. Pas moins de 95% des biens volés équipés de ce système de traçage sont récupérés.

Réactions et réponses du secteur assurances

CBC Assurances, spécialiste de l’assurance agricole, tient compte dans son offre des spécificités du secteur.

Les garanties possibles sont diverses.

Pour le matériel, vu l’importance des capitaux assurés, il est possible de n’assurer qu’un faible pourcentage, par exemple 5% de l’ensemble. De plus, dans certains cas, CBC indemnise sans présence de système d’alarme.
Pour ce qui des véhicules automoteurs (tracteurs, moissonneuse-batteuse …), outre l’assurance responsabilité civile couvrant les déplacements sur la voie publique, vous pouvez couvrir l’incendie et/ou l’incendie combinée avec le vol. Même mieux, vous pouvez souscrire pour de tels engins une garantie spécifique tous risques (nous pouvons la comparer à une garantie omnium voiture).

Les animaux sont aussi la cible des voleurs, des garanties leur sont réservées: soit tout le bétail en groupe, soit en individuel. Mais attention, la valeur concours n’est pas prise en compte dans ces garanties de base.

Pour plus de renseignements, la cellule expert non life de Namur ( 081.80.30.08 )
ainsi que l’agent d’assurances CBC, proche de chez vous, sont à votre disposition.