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Compétitivité et transition durable des entreprises - CBC Commercial Banking
Windmill park in the ocean, drone aerial view of windmill turbines generating green energy
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Transition durable et compétitivité: un levier de croissance pour les entreprises

Cora Vandamme, Senior Economist, KBC Groupe

De plus en plus, l'agenda climatique est attaqué à l'échelle mondiale, y compris au sein de l'UE, la perte de compétitivité étant un argument souvent avancé. Or, un retour en arrière n'est pas vraiment possible. Si nous voulons que l’Europe soit prête pour l’économie de demain, nous devons miser sur une politique climatique qui tienne

Depuis plusieurs années, la politique climatique mondiale est soumise à une pression grandissante. Aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, elle est non seulement détricotée, mais souvent même activement contrecarrée. L’UE s’en tient pour l’instant à son objectif de zéro émission nette, mais plusieurs programmes climatiques ont été reportés ou revus à la baisse ces dernières années. L’impact négatif de la politique climatique sur la compétitivité est souvent invoqué pour justifier ces revirements.

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Il est certes important d’évaluer et d’ajuster la politique climatique, mais nous devons veiller à ne pas aller trop loin. Les gains à court terme doivent être mis en balance avec les risques à long terme. D'autant plus que les énergies renouvelables revêtent également un aspect stratégique majeur. L’importance de l’indépendance énergétique est un thème d’actualité, dont l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la guerre au Moyen-Orient sont l'illustration extrême. Sans une politique climatique claire et cohérente, l’avance technologique de la Chine dans les secteurs liés au climat ne fera en outre que s’accroître. Le changement climatique est inévitable et l’avenir appartient à ceux qui sauront allier compétitivité et action climatique.

L’agenda climatique est sous pression

Aux États-Unis, le président Trump a officiellement abrogé, il y a quelques mois, l'Endangerment Finding (le constat de mise en danger), qui constituait le principal fondement scientifique des mesures américaines visant à réglementer les gaz à effet de serre et à lutter contre le changement climatique. Les États-Unis ne reconnaissent donc plus que le dioxyde de carbone et les autres gaz à effet de serre constituent une menace pour la santé publique et le bien-être de la population. Par ailleurs, le financement de divers programmes et organismes liés au climat a été suspendu, tandis que les subventions et les avantages fiscaux accordés à la production de combustibles fossiles ont été augmentés. Sur le plan international également, le gouvernement Trump s'oppose à l'action climatique, notamment par le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

Si les États-Unis constituent un exemple extrême, ils sont loin d’être le seul pays où l’agenda climatique est sur la sellette. Au sein de l’UE également, les fissures sont de plus en plus visibles. Pour l’instant, l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050 n’a pas encore été remis en cause, mais d'aucuns s'emploient activement à modifier le calendrier et les modalités de diverses initiatives et réglementations climatiques. L'introduction du SEQE (EU ETS II ou nouveau système d’échange de quotas d’émission pour les bâtiments et le transport routier) et du règlement européen sur la déforestation a ainsi été reportée d’un an. De même, le champ d’application du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) a été restreint, et il est prévu d’assouplir l’interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique d’ici 2035. En juillet 2026, l’UE se penchera également sur l’avenir du SEQE. Les groupes de pression s’activent depuis longtemps pour faire pencher cette évaluation en leur faveur.

Les considérations en matière de compétitivité gagnent en importance

Bon nombre des ajustements apportés à la politique climatique européenne sont motivés par la crainte de voir les mesures imposées nuire à la compétitivité des entreprises et au pouvoir d’achat des citoyens. Ces inquiétudes sont sans doute partiellement justifiées. Le réchauffement climatique est un problème mondial que l’UE ne peut résoudre seule. Si d’autres grands acteurs continuent à émettre sans restriction, le changement climatique continuera d’affecter l’UE, alors même que celle-ci supporte les coûts de la transition. De plus, si d’autres grands acteurs se retirent, il deviendra plus difficile pour l’UE d’exiger des efforts de ses citoyens et de ses entreprises, car ceux-ci se sentiront désavantagés par rapport à d’autres pays.

L’UE s’est longtemps efforcée de jouer un rôle de pionnière, mais elle se heurte désormais de plus en plus à une résistance au sein même de ses frontières. Il convient toutefois de souligner ici que le rôle de pionnière de l’UE n’est pas resté sans conséquences. En partie sous l’influence du SEQE, d’autres pays, parmi lesquels la Chine, ont mis en place des systèmes similaires de tarification du carbone afin de pouvoir percevoir (en partie) eux-mêmes la taxe qui, autrement, devrait être versée à l’UE.

L’UE, qui est à l’écoute des préoccupations relatives à la compétitivité, a lancé en janvier 2025 la Boussole pour la compétitivité, une feuille de route fondée sur les recommandations du rapport Draghi. Ce plan comporte toujours un volet consacré à la décarbonation, mais il met également l’accent sur la réduction du retard d’innovation sur les principaux concurrents de l’UE et sur la diminution de la dépendance à d’autres pays. Lors du sommet informel des dirigeants de l’UE à Alden-Biesen, début 2026, la compétitivité et le renforcement du marché intérieur ont aussi été au cœur des discussions.

Le changement climatique en tant que modèle de revenus

Il existe plusieurs bonnes raisons d’aborder la question climatique sous un angle positif et de miser dès maintenant sur l’écologisation. Nier le réchauffement climatique ne fait en effet pas disparaître le problème et, tôt ou tard, le monde devra agir. La quasi-totalité des scientifiques s’accorde sur ce point. Il est donc important de préparer dès maintenant l’industrie et les ménages à cet avenir et de développer un avantage concurrentiel dans les technologies des prochaines décennies.

L’industrie automobile de l’UE illustre bien le risque de voir certains secteurs rester à la traîne. Alors que de nombreux constructeurs automobiles européens traînaient les pieds, le secteur automobile chinois s’est résolument engagé dans le développement des véhicules électriques, obligeant les constructeurs de l’UE à suivre le mouvement.

Repousser l’interdiction de la vente de voitures neuves thermiques peut soutenir temporairement l’industrie, mais à long terme, l'Europe risque de se retrouver avec un parc industriel obsolète. Les entreprises de l’UE qui elles, ont déployé des efforts pour s’engager dans l'écologisation, s'en trouvent pénalisées. Les véhicules électriques ne sont qu’un exemple des nombreuses technologies renouvelables dans lesquelles la Chine excelle. La domination chinoise sur le marché est encore plus marquée sur le terrain des panneaux photovoltaïques, des pompes à chaleur, des éoliennes et des batteries. Le pays produit plus de 80% des panneaux solaires, 60% des éoliennes et 75% des véhicules électriques et de leurs batteries à l’échelle mondiale.

On peut toutefois s’interroger sur la manière dont la Chine fabrique ces produits. Ainsi, de nombreux processus de production dans le pays sont par exemple très polluants, notamment parce qu'ils continuent d'utiliser le charbon comme source d’énergie. Par ailleurs, des rapports font état de violations des droits de l’homme dans le secteur des énergies renouvelables, tels que le travail forcé, le non-paiement des salaires et les heures supplémentaires illégales. De plus, les secteurs renouvelables ont été généreusement subventionnés par les pouvoirs publics ces dernières années, ce qui a engendré la surproduction, des prix artificiellement bas et, par conséquent, une concurrence déloyale vis-à-vis des produits étrangers. Il s’agit là de remarques fondées qui méritent d’être examinées et, le cas échéant, de faire l’objet de mesures, mais qui n’enlèvent rien à la nécessité de poursuivre les efforts d'écologisation de l’industrie dans l’UE.

Évaluations et ajustements souhaitables

Tout cela ne signifie pas que les décisions prises en matière de climat soient sacro-saintes et qu’il faille s’y tenir à tout prix. Les évaluations intermédiaires des mesures prises sont non seulement souhaitables, mais elles sont aussi absolument nécessaires pour corriger les distorsions et identifier les inefficacités. Surtout lorsque de petites interventions ont des conséquences positives importantes. Un bon exemple en est l’ajustement du CBAM, qui a permis d’exempter près de 90% des importateurs de produits CBAM, tout en continuant à couvrir 99% des émissions CBAM.

Il est particulièrement important que les ajustements reposent sur des données et soient mûrement réfléchis. Une politique climatique versatile brouille en effet les signaux d’investissement et encourage la procrastination. Elle pénalise les entreprises et les ménages qui ont fourni les efforts qui leur étaient demandés. Il est essentiel de soutenir les acteurs les plus vulnérables, comme les secteurs fortement exposés à la concurrence étrangère, les pays touchés de manière disproportionnée et les ménages aux ressources limitées. L’UE y pourvoit en partie grâce au Mécanisme pour une transition juste, qui offre notamment un soutien et un financement aux groupes sévèrement pénalisés par la transition écologique.

Autres considérations stratégiques

Se préparer à l’économie de demain n’est qu’une des raisons de défendre la politique climatique. Citons aussi des considérations stratégiques, telles que la réduction de la dépendance aux importations de combustibles fossiles. Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient montrent clairement à quel point l’UE est vulnérable aux perturbations de l’approvisionnement et aux fluctuations des prix des combustibles fossiles. Elles ont des répercussions non seulement sur l’inflation, mais aussi sur l’autonomie de l’UE sur la scène internationale. Les énergies renouvelables peuvent contribuer à réduire cette dépendance, à condition que l'étroite dépendance à l'égard de certains pays (parmi lesquels la Chine et la Turquie) pour l’approvisionnement en matières premières critiques soit prise en compte dans la politique climatique.

À retenir

  • Réduire sa consommation d'énergie permet souvent de diminuer ses coûts opérationnels.
  • L'économie circulaire ouvre la voie à une utilisation plus efficace des ressources.
  • Des chaînes d'approvisionnement plus résilientes renforcent la continuité des activités.
  • L'intégration des critères ESG dans la stratégie crée de la valeur à long terme.
  • La mesure de l'empreinte carbone aide à identifier des opportunités d'amélioration et à anticiper les évolutions du marché.  

La compétitivité de demain se construit aussi à travers les choix responsables réalisés aujourd'hui.

Pour aller plus loin

Vous souhaitez découvrir plus concrètement les bénéfices qu'une démarche responsable peut apporter à votre entreprise? Découvrez les 7 atouts majeurs de la transition responsable et comment ils peuvent renforcer votre résilience, votre attractivité et votre potentiel de croissance.

Disclaimer:
Avertissement :Sauf indication contraire expresse, toutes les informations que vous consultez ou obtenez ici ont une valeur non contraignante et purement informatives. Il est mis à jour du mieux qu’il peut et à intervalles réguliers. Cependant, KBC Bank NV ne garantit pas l’actualité, l’exactitude, l’exactitude, l’exhaustivité ou l’adéquation de ces informations. Les informations fournies ici ne constituent pas un conseil ni une offre de vente de produits ou services et ne sont pas destinées à un usage commercial. Vous restez entièrement responsable des conséquences de l’utilisation que vous faites de ces informations. Les droits de propriété intellectuelle sur les informations, publications et données fournis ici appartiennent à KBC Bank NV ou à des tiers et vous devez vous abstenir de toute contrefaçon. Sauf consentement écrit préalable expresse de KBC Bank NV, toute transmission, vente, distribution ou reproduction de ces informations est interdite.

La pension, levier d'une politique RH tournée vers l'avenir - CBC Commercial Banking

Réforme des pensions: pourquoi les employeurs doivent renforcer leur politique de pension complémentaire?

Avec la réforme des pensions et l'objectif gouvernemental d'étendre davantage la pension complémentaire en Belgique, les employeurs ont un rôle croissant à jouer dans la préparation financière de leurs collaborateurs. Assurance groupe, fonds de pension, attractivité RH, fidélisation des talents: la pension complémentaire en entreprise devient un véritable outil stratégique de rémunération et un avantage extralégal particulièrement apprécié des membres du personnel.

Pourquoi la pension complémentaire devient-elle essentielle?

La pension complémentaire, également appelée deuxième pilier de pension, permet aux travailleurs de se constituer un revenu supplémentaire en plus de la pension légale. Dans le cadre de la réforme des pensions et de l'objectif gouvernemental d'atteindre une contribution de 3% du salaire d'ici 2035, les employeurs sont encouragés à renforcer leurs dispositifs de pension complémentaire. Une assurance groupe ou un fonds de pension peut contribuer à améliorer le niveau de vie après la carrière tout en renforçant l'attractivité de l'entreprise.

La pension complémentaire, un enjeu majeur pour la politique RH

Pour de nombreux travailleurs salariés, la tranquillité financière revêt de plus en plus d'importance. Un plan de pension solide contribue à leur bien-être, à leur engagement et à leur fidélisation. Les jeunes membres du personnel ont souvent d'autres priorités, et c'est précisément là qu'avoir conscience de la grande différence entre le salaire en fin de carrière et la pension légale joue un rôle crucial: commencer tôt à se constituer une pension fera, à long terme, une fameuse différence.

La pension est donc plus qu'un simple avantage. Il s’agit d’un élément stratégique qui occupe aujourd'hui une place importante dans la politique RH de nombreuses entreprises. Il complète la rémunération globale proposée aux collaborateurs tout en soutenant la fidélisation des talents.

Pourquoi renforcer la pension complémentaire aujourd'hui?

Dans son Accord de coalition, le gouvernement a fixé une ambition claire: il souhaite que d'ici 2035, les employeurs versent au moins 3% du salaire pour la pension complémentaire de leurs travailleurs salariés.

Les chiffres montrent clairement que de nombreuses entreprises n'atteignent pas ce niveau actuellement.

  • 1 travailleur salarié sur 3 n'a pas de pension complémentaire active¹.
  • La contribution de 3 travailleurs salariés sur 4 est inférieure à 3% de leur salaire brut.²
  • Les femmes et les hommes récemment admis à la retraite reçoivent respectivement un capital médian de 5.000 euros et 16.000 euros.³

Les employeurs peuvent donc faire une différence considérable dans ce domaine. En investissant dans une pension complémentaire en entreprise, par le biais d'une assurance groupe ou d'un fonds de pension, vous renforcez non seulement l'avenir financier de vos travailleurs, mais aussi votre rôle d'employeur attractif et attentif.

De plus en plus d'entreprises recherchent une solution:

  • Efficace en termes de coûts
  • Gérée de manière professionnelle
  • Offrant un potentiel de rendement suffisant
  • Transparente pour les membres du personnel
  • Et qui réduit l'administration et la charge de travail

C'est là que CBC Pension Fund Solutions intervient en permettant aux entreprises d'accéder à un fonds de pension géré de manière professionnelle, simple et accessible à tous, y compris aux travailleurs salariés.

Fonds de pension: quels avantages pour les employeurs et les travailleurs?

Potentiel de rendement plus élevé

Grâce à une gestion professionnelle des actifs et à une stratégie à long terme claire, les rendements attendus et historiques sont supérieurs à ceux d'une assurance groupe classique à rendement garanti (Branche 21). À titre d'illustration: un rendement supplémentaire de 1% peut représenter jusqu'à 20% de capital pension de plus à long terme.⁴

Efficacité en termes de coûts et évolutivité

Le modèle multi-employeurs regroupe plusieurs entreprises dans un seul fonds de pension. Cela permet de réaliser des économies d'échelle, de réduire les frais de gestion et d'accroître l'efficacité, ce qui contribue à optimiser  le rendement.

Prise en charge complète

CBC se charge du suivi, de l'administration et du reporting légal. En tant qu'employeur, vous conservez un droit de regard et de contrôle, sans la complexité opérationnelle. Nous nous engageons également à assurer une communication claire et transparente. Les travailleurs salariés ont ainsi une vision précise du soutien financier que vous leur apportez en tant qu'employeur: non seulement pour leur pension, mais aussi en tant que protection complémentaire en cas d'incapacité de travail et de décès. Cela renforce la compréhension et l'appréciation de cet engagement.

Les entreprises qui disposent déjà de leur propre structure peuvent également envisager l'externalisation d'un fonds de pension afin de simplifier la gouvernance et l'administration.

Attraction et fidélisation des talents

Un fonds de pension moderne renforce votre position en tant qu'employeur. Il démontre votre engagement en faveur du bien-être, de la sécurité et du long terme, des critères qui pèsent de plus en plus dans la "Chasse aux talents".

Investissements responsables

CBC opte de manière assumée pour un mode d'investissement responsable. Non pas en suivant simplement toutes les tendances du marché, mais en réalisant des investissements ciblés dans des entreprises et des pays qui agissent de manière responsable à l'égard des personnes, de l'environnement et de la collectivité. Vous évitez ainsi, en tant qu'employeur, d'investir dans des activités controversées tout en contribuant à une économie axée sur la croissance durable et la création de valeur à long terme, une démarche de plus en plus appréciée par les jeunes générations.

Pourquoi les fonds de pension résistent aux périodes d'incertitude économique?

Les récentes tensions au Moyen-Orient secouent à nouveau les marchés. La hausse des prix de l'énergie, la volatilité de l'approvisionnement (énergétique) et une nouvelle pression inflationniste entraînent une certaine nervosité sur les marchés financiers et renforcent l'incertitude économique à l'échelle mondiale.

Les fonds de pension belges sont spécifiquement conçus pour faire face aux fluctuations de l'économie. Ils ne cèdent pas aux effets de mode et se concentrent sur une création de valeur durable à long terme. Cela se traduit par une approche globale et réfléchie:

  • Portefeuilles diversifiés: actions, obligations, immobilier, infrastructures et investissements alternatifs.
  • Protection contre l'inflation par le biais d'obligations indexées et d'actifs réels, tels que les infrastructures (énergétiques) et l'immobilier, entre autres.
  • Gestion active des risques, les gestionnaires procédant à des ajustements opportuns en cas de chocs du marché.
  • Investissements périodiques, ce qui permet d'étaler les moments pour acheter et de réduire les risques liés au timing.

Cette approche porte ses fruits. Malgré des événements majeurs tels que la pandémie, la crise énergétique et les conflits géopolitiques, les rendements à long terme des fonds de pension belges restent remarquablement stables, tournant autour des 5,5%.

Dans un contexte de réforme des pensions, la pension complémentaire en entreprise s'impose comme un levier stratégique de rémunération. Qu'elle soit mise en place via une assurance groupe ou un fonds de pension, elle constitue un avantage extralégal de premier plan permettant à l'employeur de renforcer son attractivité employeur tout en favorisant la fidélisation des talents.

A retenir

  • La réforme des pensions renforce l'importance de la pension complémentaire en entreprise.
  • De nombreux travailleurs ne disposent pas encore d'une pension complémentaire suffisante.
  • Une assurance groupe ou un fonds de pension permet de préparer davantage le revenu après la carrière.
  • Un fonds de pension offre une gestion professionnelle, une diversification des investissements et une prise en charge administrative importante.

Pourquoi choisir CBC Pension Fund Solutions ?

CBC Pension Fund Solutions accompagne les entreprises qui souhaitent renforcer leur politique de pension grâce à une solution professionnelle, accessible et simple à gérer.

  • Un potentiel de rendement attractif à long terme pour vos travailleurs salariés.
  • Une prise en charge administrative complète.
  • Une gestion professionnelle des investissements.
  • Une approche d'investissement responsable.
  • Une solution évolutive adaptée aux besoins de votre entreprise.

Pour accompagner cette démarche, les entreprises peuvent s'appuyer sur CBC Pension Fund Solutions, une solution conçue pour soutenir une politique de pension tournée vers l'avenir.

La mise en place d'une pension complémentaire fait partie d'une approche globale de gestion du capital humain. En soutenant la sécurité financière de vos collaborateurs tout au long de leur carrière, vous renforcez leur engagement, leur confiance et leur attachement à votre entreprise. Découvrez les solutions proposées par CBC Human Capital Solutions pour accompagner votre politique RH et préparer l'avenir de vos équipes.

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1 Par pension complémentaire active, nous entendons que des versements sont effectués, parexemple, dans une assurance groupe ou un fonds de pension.
2 Cette contribution de 3% est considérée comme un minimum pour compléter de manière significative la pension extralégale
3 Rapport annuel 2025 Comité d'étude sur le vieillissement. Rapport annuel 2025   Comité d'étude sur le vieillissement: Le capital médian signifie que 50% du groupe ont moins que les capitaux indiqués et 50% ont plus.  Un capital pension de 5.000 euros représente un supplément de 12 euros à la pension mensuelle légale. 
4 Les simulations montrent qu'une différence de rendement limitée peut avoir un effet important à long terme. Pour un versement annuel de 1.000 euros, 1% de rendement supplémentaire représente environ 19.000 euros de capital pension supplémentaire après 40 ans (75.400 euros à 3% contre 95.000 euros à 4%). La simulation complète est disponible sur le site web.
5 Source: Pensioplus: Détails

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L'IA, de l'attaque à la protection - CBC Commercial Banking

L'IA, de l'attaque à la protection

Quand une arnaque peut parler avec la voix de votre banque ou de votre CEO, la cybersécurité change de dimension.

  • L'intelligence artificielle rend les cyberfraudes plus crédibles et plus difficiles à détecter.
  • Deepfakes, faux appels et usurpations d'identité exploitent désormais la confiance plutôt que l'ignorance. 
  • L'IA est aussi devenue un outil essentiel pour détecter, analyser et contrer les cybermenaces.
  • La directive européenne NIS2 renforce les responsabilités des entreprises en matière de cybersécurité.
  • La cyberrésilience s'impose comme un enjeu stratégique pour protéger durablement les activités.

"Quand la fraude prend une apparence humaine, la défense doit se faire plus subtile. La nouvelle forme d'escroquerie a une voix familière, une écriture impeccable et semble humaine. Et c'est cela qui la rend plus dangereuse. L'intelligence artificielle (IA) crée le problème mais apporte aussi une solution évolutive. Les entreprises qui utilisent l'IA pour surveiller le comportement humain, l'identité et le contexte sont un maillon essentiel de l'économie numérique."
Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management

Un nouveau type d'escroquerie fait régulièrement la une des médias. Finis les e-mails de phishing classiques rédigés dans un langage boiteux: place à la fraude qui se distingue à peine de la réalité. L'affaire se corse.

Au début de l'année, les autorités fédérales ont mis en garde contre des escrocs utilisant l'IA, imitant la voix et même l'image du roi Philippe pour convaincre les victimes de transférer de l'argent de manière très subtile. Dans d'autres dossiers, des escrocs ont usurpé l'identité de personnalités et de présentateurs TV dans des vidéos afin de donner du crédit à de fausses plateformes d'investissement. On peut aussi citer les conseils d'investissement WhatsApp qui se servent de la pression du groupe et du FOMO (Fear Of Missing Out) pour duper les gens en les incitant à verser des montants élevés.

Les institutions publiques et les banques sont de plus en plus utilisées comme appâts dans la tromperie. Pensez aux soi-disant appels téléphoniques de votre banque pour faire bloquer une transaction suspecte (contrôlez toujours l'origine de l'appel au moyen du bouton "Vérifiez votre conversation" dans votre CBC Mobile). Ou aux faux courriels de mypension.be, faisant suite à l'annonce que les informations officielles concernant votre pension allaient être retirées du site pendant un certain temps. Les cybercriminels exploitent volontiers l'actualité pour vous piéger.


"La fraude est devenue hyperréaliste et émotionnellement convaincante. Cela représente un point de basculement non seulement dans la façon dont nous nous protégeons en ligne, mais aussi dans la manière dont les entreprises, les pouvoirs publics et les investisseurs doivent envisager la cybersécurité."

Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.

Les entreprises ne sont pas épargnées non plus. Les employés reçoivent des appels téléphoniques urgents d'un "CEO ou d'un directeur financier" avec une voix crédible générée par l'IA. Récemment, un hôpital d'Anvers a dû débrancher ses serveurs à la suite d'une cyberattaque. Des opérations chirurgicales ont été annulées et des services réduits au minimum. L'incident illustre comment les maillons faibles de la chaîne d'approvisionnement (logiciel externe) peuvent constituer une porte d'entrée pour une cyberattaque.

Par ailleurs, la cybercriminalité se professionnalise. Le vol de données et l'ingénierie sociale (phishing, vishing, deepfake audio/video) deviennent un véritable marché proposant des données, des courtiers d'accès (Access Brokers) et le crime-as-a-service. Et l'IA porte le degré de persuasion des arnaques en ligne à un échelon supérieur. 

Cette forme d'escroquerie n'est plus basée sur l'ignorance, mais sur la confiance: des voix reconnaissables, des visages familiers, une autorité bien ancrée. De par leur crédibilité, ces attaques sont beaucoup plus dangereuses et causent des préjudices bien plus graves.

"Ce ne sont pas uniquement les sots qui tombent dans le piège. Les méthodes les plus récentes sont en effet conçues pour contourner la pensée rationnelle: caractère urgent, autorité, recours à des détails personnels. Tout le monde est vulnérable au mauvais moment."

Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.

L'IA, une partie de la solution

Face à cette réalité, il existe un contrepoids important: l'intelligence artificielle peut certes être utilisée à mauvais escient, mais elle peut aussi servir à se protéger. Y compris dans les entreprises et les organismes.
Le Security Operations Center (SOC) est le centre de commandement (physique ou virtuel) d'une organisation en matière de cybersécurité. C'est l'endroit où les cybermenaces sont surveillées, analysées et traitées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un SOC est en charge des tâches suivantes:

  • Surveillance: surveillance continue des systèmes informatiques, des réseaux, des environnements cloud et des end-points
  • Détection: identification des activités suspectes et des cyberattaques
  • Analyse: estimation de la gravité d'un incident
  • Réponse: action rapide pour limiter les dégâts (isoler, bloquer, réparer)
  • Reporting et amélioration: tirer les leçons des incidents et renforcer la sécurité

"Dans un monde où les attaques sont pilotées par l'IA, le déploiement de l'IA sur le plan défensif n'est pas un luxe, mais une nécessité structurelle."

Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.

Les SOC se transforment progressivement de centrales d'alarme pilotés par l'homme en plateformes de défense partiellement autonomes pilotées par l'IA. Les avantages sont évidents:

  • Vitesse et échelle: l'IA peut analyser des millions de signaux à la fois, ce qui est impossible pour l'homme. Elle permet d'identifier plus rapidement les schémas suspects, souvent avant que des dommages réels ne se produisent.
  • Reconnaissance des comportements: au lieu de suivre des règles fixes, l'IA apprend ce qu'est un comportement "normal" au sein d'une organisation ou chez un utilisateur. Les anomalies - aussi subtiles soient-elles - ont plus de chances d'être détectées.
  • Moins d'erreurs humaines: l'IA élimine l'accessoire et permet de se concentrer sur l'essentiel. Elle réduit ainsi le risque que des signaux cruciaux se perdent dans la masse d'informations.
  • L'IA peut intervenir elle-même: dans les SOC modernes, l'IA est autorisée, bien que dans des conditions strictes, à effectuer des actions, comme isoler un appareil du réseau, bloquer temporairement un compte ou interrompre une connexion malveillante. Des atouts majeurs en cas de ransomware ou de vol de données, où chaque minute compte.
  • Amélioration continue: après chaque incident, l'IA apprend ce qui était correct. Elle ajuste ses modèles, réduisant ainsi les futurs "faux positifs". La cybersécurité devient un système autodidacte, le SOC devenant plus intelligent au fur et à mesure qu'il est confronté à des attaques.

En d’autres termes: l'IA rend la cybersécurité plus proactive, plus cohérente et moins dépendante de compétences humaines rares. C'est exactement ce qu'il faut dans un environnement où les attaques sont de plus en plus rapides et crédibles.

Également en Belgique: la cybersécurité dans un cadre juridique

Ce qui est frappant, c'est que les cyberrisques convergent de plus en plus avec d'autres thèmes majeurs: la géopolitique, l'approvisionnement en énergie, les chaînes d'approvisionnement et même les processus démocratiques, le sabotage numérique étant utilisé pour créer des perturbations sociales ou influencer la prise de décision.

La directive européenne NIS2 (Network and Information Security Directive 2) vise à accroître la résilience numérique de l'Europe face aux cyberattaques, aux perturbations informatiques et à la disruption numérique. La cybersécurité est donc devenue une responsabilité permanente et structurelle au niveau du management et du conseil d'administration.

Pour la plupart des entreprises, cela implique:
  • Une surveillance permanente des risques numériques
  • Le reporting obligatoire des incidents
  • Des mesures préventives démontrables
  • Une vision renforcée de l'ensemble de la chaîne numérique, y compris les fournisseurs

"La cybersécurité passe d'un poste de charges opérationnelles à un enjeu stratégique de gouvernance. Ceux qui n'investissent pas de manière structurelle s'exposent non seulement à des risques opérationnels, mais aussi à des risques juridiques et de réputation."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.

Cyberrésilience: vivre avec l'inévitable

Même en prenant toutes les précautions et mesures de protection, il est impossible de garantir une cybersécurité à 100%. La véritable question qui se pose est la suivante: avec quelle rapidité et quelle maîtrise une organisation peut-elle réagir lorsque les choses tournent mal? L'accent n'est plus mis sur la prévention pure mais sur la cyberrésilience, ce qui nécessite de remplir au moins des conditions minimales:

  • Des procédures de crise claires
  • Des environnements IT segmentés
  • Des back-up en continu
  • Et surtout: la sensibilisation des collaborateurs

Des études belges montrent en effet que près de la moitié des entreprises flamandes ont déjà été confrontées à un cyberincident et que l'erreur humaine joue toujours un rôle crucial. En plus d'une stratégie et d'un écosystème bien étudiés, il faut miser sur la sensibilisation, le partage d'informations, les actions de communication interne et la formation du personnel.

"La cybersécurité n'est pas un produit que l'on achète une fois pour toute. C'est une discipline qui vise à éviter des dommages importants, tant au niveau privé qu'au niveau de l'entreprise."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.

L'intelligence artificielle change radicalement la nature de la cyberfraude, mais elle permet aussi de créer une défense réfléchie, à grande échelle et avec une efficacité soutenue. Par ailleurs, la cybersécurité est devenue une préoccupation stratégique au niveau de la gouvernance, en partie sous l'effet de réglementations qui inscrivent fermement la résilience numérique dans la loi.

La cybersécurité est devenue un enjeu stratégique pour toutes les entreprises.

Retrouvez l'ensemble de nos articles, analyses et solutions pour mieux comprendre les risques numériques et renforcer votre cyberrésilience.

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