Il n’y a plus d’âge pour préparer l’avenir
On sait les innombrables réformes et débats dont notre système de pension fait l’objet depuis plus de 10 ans. Fondé sur la solidarité entre actifs et retraités, il est devenu peu à peu insoutenable financièrement. Cette fragilisation est liée à l’allongement de l’espérance de vie: d’une part, la proportion d’actifs par rapport aux pensionnés diminue; de l’autre, la durée de vie d’un pensionné s’allonge, ce qui augmente le nombre d’années à financer.
"Il faut bien se rendre compte que les générations précédentes vivaient en moyenne 10 à 15 ans au-delà de l’âge de leur retraite, alors qu’aujourd’hui, on vit généralement bien plus longtemps" souligne Florine Klein, conseillère en prévoyance et pension au sein du Département Patrimonial de CBC.
"Par ailleurs, le premier pilier (la pension légale) ne représente souvent que 40 à 60% du dernier revenu professionnel", renchérit-elle. "L’accès et le niveau de la pension complémentaire du deuxième pilier (assurance groupe ou fonds de pension financés par l’employeur, pension complémentaire libre pour indépendant, convention de pension pour travailleur indépendant et engagement individuel de pension pour dirigeant d’entreprise) varient quant à eux fortement selon les travailleurs. Pour la majorité de nos concitoyens, la somme des deux piliers ne permet pas de préserver le niveau de vie à la retraite. Quant au troisième pilier (épargne-pension et épargne à long terme), au vu des plafonds fiscaux limitant la prime maximale déductible, il ne permet généralement pas de constituer des capitaux suffisants pour combler l'écart."
Changement sociologique profond
Dans ce contexte, en instituant flexi-jobs et autres bonus et malus pension, la dernière réforme incite encore plus à prolonger sa carrière professionnelle ou à cumuler pension de retraite et revenu professionnel. "Il s’agit d’un changement sociologique très profond, qui ouvre des perspectives nouvelles à ceux dont l’objectif est de maintenir, après 65 ou 67 ans, un niveau de vie proche de celui qu’ils ont connu précédemment", pointe Xavier Falla, directeur général du Wealth and Private Banking chez CBC.
C’est aussi vrai pour les indépendants et les professions libérales, dont beaucoup choisissent de continuer à travailler après l'âge de la pension. "De même, certains salariés, une fois cet âge atteint, constituent leur propre société de conseil et restent ainsi très actifs", ajoute Xavier Falla.
Mais nos concitoyens ne sont pas tous prêts à ce changement sociologique, tant s’en faut. "Notre dernier Observatoire des Pensions a montré que, dans l’idéal collectif, l’âge de la retraite serait de 62 ans. Et beaucoup de nos clients s’interrogent quant à leurs possibilités de départ anticipé à la pension sur le plan tant légal que financier."
Pour toutes ces raisons, le développement d’un quatrième pilier, fondé sur l’épargne individuelle non fiscalisée, prend tout son sens. Avoir pour objectif de maintenir au mieux son niveau de vie ou s’autoriser de grands projets après l’âge de la retraite exige une réelle anticipation. "Associer la notion de pension à celle de vieillesse est aujourd’hui dépassé", résume Florine Klein. "Cette phase de la vie doit se réfléchir dès ses 40 voire ses 30 ans. Cette période peut sembler encore lointaine ou nébuleuse, c’est pourquoi nos clients sont désireux d’avoir des informations claires. Notre approche tend à apporter davantage de guidelines et d’objectivation, afin de les conscientiser sur les enjeux et tout à la fois de les rassurer sur cette dernière partie de leur vie."
Une analyse financière évolutive
Pour guider leurs clients, les experts de CBC Private Banking ont développé "Perspectives d'avenir", un outil d’analyse financière qui permet de projeter ses flux financiers de manière personnalisée. En s’inscrivant dans une approche évolutive, il offre la possibilité de reconsidérer sa stratégie à long terme au rythme que l’on souhaite, en fonction de nouveaux projets, de développements familiaux ou professionnels. "Cela peut être tous les quatre ou cinq ans, mais aussi à une échéance nettement plus serrée, au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’âge de la pension ou que de nouveaux besoins familiaux émergent", note Florine Klein. "Bien sûr, le logiciel ne prétend pas prédire l’avenir, mais il éclaircit les horizons en objectivant la réflexion."
Grâce au simulateur, un rapport d’analyse financière personnalisé peut être établi, fondé sur votre situation et diverses hypothèses incluant l’inflation ou l’espérance de vie, par exemple. À partir de ce rapport, le client, aidé de son conseiller en gestion de fortune, pourra estimer plus objectivement dans quelle mesure il sera apte à réaliser ses projets et sécuriser son avenir.
Plus on s’y prend tôt, plus on peut mettre en place notamment des formules d'épargne et d'investissement qui, en fonction de votre âge, viendront optimiser vos revenus sur toute une vie.
Xavier Falla, directeur général du Wealth and Private Banking chez CBC
Une vision à long terme, en effet, nous rend souvent moins sensibles aux soubresauts économiques et/ou boursiers qu’une décision prise à la veille de notre pension.
Anticiper l’avenir et maintenir les équilibres
"Perspectives d’avenir" se nourrit de trois types de données: celles qui ont trait à la situation de vie, celles qui concernent le patrimoine déjà constitué, et celles qui forment les hypothèses de flux financiers futurs. Il s’agit par exemple de répertorier les actifs, les crédits en cours, les recettes et dépenses, dont certaines peuvent être minimisées, voire oubliées. "Ce peut être le cas des budgets vacances, ou d’une voiture qui ne sera plus payée par la société", illustre Florine Klein. "Sans négliger le coût d’une maison de repos, qui est fréquemment sous-estimé."
La spécialiste évoque encore les biens immobiliers, dont il faut pouvoir évaluer les revenus, mais également les frais, liés entre autres aux rénovations, ainsi que le temps et l’énergie que leur gestion suppose. Les entrepreneurs et actionnaires de sociétés familiales mettront dans la balance la valorisation des parts qu’ils détiennent et ce qu’ils comptent en faire.
Le modèle fournit une analyse financière illustrée par des tableaux de bord et graphiques éclairants. "Au final, on dispose d’un excellent aperçu de la répartition du patrimoine – mobilier, immobilier, valorisation de société, etc. – mais aussi du train de vie. Le client peut alors identifier des déséquilibres éventuels et construire une réflexion à long terme, avec la gestion du risque financier comme boussole."
Projets, responsabilités et protection
En les aidant à se projeter, "Perspectives d’avenir" mène à d’autres réflexions plus larges: l’avenir familial et la pertinence de certains projets, des engagements et des responsabilités des uns et des autres, la transmission du patrimoine, l’incapacité ou l’expression anticipée sur l’aide à mourir, les possibilités que couvrent les mandats extrajudiciaires ou, dans le cas d’un dirigeant d’entreprise, la continuité de l’activité en son absence. "Certains dirigeants s’interrogent alors sur la protection financière de leurs proches, mais également à qui – et comment – reviendra la gestion de leur société en cas de maladie ou d’un décès inopiné", note Xavier Falla.
"Si les actifs en question sont des actions de société, on réfléchit parfois à recourir à un 'vendor loan', afin d’étaler le règlement financier d’une reprise par la génération suivante et de sécuriser toute la famille", reprend Xavier Falla. Le relais est alors transmis aux équipes Estate Planning, Assurance ou encore Family Capital Solutions de CBC. Autant de spécialistes dont le directeur général vante au passage l’expertise pointue.
Prévenir plutôt que guérir
On l’aura compris, anticiper est ici le maître-mot. Un outil comme "Perspectives d’avenir" ne permet pas seulement de mieux anticiper sa pension et son avenir: il peut conduire à s’interroger sur des questions plus larges et tout aussi cruciales. Celles-ci requièrent un accompagnement qu’une banque comme CBC, qui regroupe un vaste éventail de compétences spécifiques, sera capable de réaliser, et ce, en parfaite collaboration avec les professionnels externes (notaires, conseillers spécialisés, réviseurs, experts-comptables, etc.) du client.
"Pris dans le flux de leur quotidien, beaucoup diffèrent la réflexion sur leur avenir", conclut Xavier Falla. "Nous voulons leur montrer que le peu de temps qu’ils y consacrent peut être incroyablement rentabilisé. Les amener à prendre cette hauteur donne tout son sens à notre métier."
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