Près de 250 SOCIETES CHINOISES pourraient être expulsées de WALL STREET

À RETENIR:

  • Le thème du jour - Près de 250 SOCIETES CHINOISES pourraient être expulsées de WALL STREET. Conséquence d’une loi votée aux Etats-Unis fin 2020, la SEC a adopté jeudi dernier des amendements à son règlement qui l'autoriseront désormais à sortir de la cote les sociétés qui ne feront pas auditer leurs comptes par une société agréée, ce qui est le cas de toutes les sociétés chinoises présentes à Wall Street.. De quoi parle t’on concrètement? Combien de sociétés sont visées? Quel est l’impact pour Wall Street, pour les sociétés elles-mêmes et pour les investisseurs? Réponses ci-dessous.
  • Nouvelles économiques et financières - En zone euro, les ventes au détail ont augmenté en ligne avec les prévisions en octobre, soit +0.2% par rapport à septembre et +1.4% sur un an. Toujours en zone euro, l’indice PMI composite (secteurs manufacturier et services) des directeurs d’achats a atteint 55.4 points en novembre (contre 54.2 points en octobre). Par contre pour l’année à venir, l’indice est tombé à 66.7 points (contre 69 points en octobre), au plus bas depuis février, ce qui traduit moins d’optimisme pour 2022… Aux USA, il y a eu moins d’emplois que prévu créés en novembre et le taux de chômage a baissé de 0.4% à 4.2% (contre une estimation de 4.5%). Toujours aux Etats-Unis, l’activité ISM mesurant l’activité des entreprises a augmenté à 69.1 points contre 66.7 en octobre, en hausse pour le 18 mois de suite. C’est d’autant mieux que les économistes s’attendaient à un ralentissement et attendaient un chiffre de 65 points.
  • À propos des marchés boursiers - Tant en Europe qu’aux Etats-Unis, les bourses étaient en berne vendredi, tout comme sur la semaine d’ailleurs. Le variant omicron se répand et inquiète un peu plus les investisseurs craignant de nouveaux tours de vis sanitaires qui pourraient impacter la reprise économique. Par ailleurs les chiffres de l’emploi publiés vendredi après-midi aux USA ont déçu, ce qui n’écarte pas pour autant une accélération du "tapering". Parmi les principales victimes du jour, le sociétés de livraison à domicile européennes étaient notamment visées. Aux USA, les actions chinoises ont lourdement chuté (voir notre thème du jour) tout comme l’action Tesla. Le patron de cette dernière continuant à vendre des gros paquets d’actions pour payer ses impôts suite à son "sondage" sur Twitter le 6 novembre dernier…
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui - Ce matin (7h15), les marchés asiatiques sont partagés, Tokyo abandonnant 0.3%, Hong Kong chutant de 1.2% mais Shanghai-Shenzhen gardant la tête hors de l’eau (+0.5%). Les futures sur les marchés occidentaux sont eux par contre actuellement clairement à la hausse augurant d’une ouverture positive des marchés boursiers tant en Europe qu’aux Etats-Unis.
  • Aujourd’hui, au niveau économique, on sera surtout attentif aux commandes à l’industrie en Allemagne pour le mois d’octobre, les prix à l’importation dans l’industrie en zone euro en octobre et l’indice Sentix de la confiance des investisseurs européens en décembre. Au niveau des résultats de sociétés, rien de bien spécifique ce jour. Par contre AB Inbev organisera sa journée pour les investisseurs.

Le fait du jour - Près de 250 SOCIETES CHINOISES pourraient être expulsées de WALL STREET

Les temps sont décidément durs pour les actions chinoises cotées en bourse. On sait que depuis 1 an, les autorités chinoises ont fortement renforcé la réglementation concernant ces sociétés.

Mais l’étau se resserre aussi fortement outre-Atlantique.

La loi HFCAA impose une certification indépendante des comptes de sociétés cotées aux USA

En effet, la Securities and Exchange Commission (SEC) qui est l’autorité américaine de régulation des marchés, a adopté jeudi dernier des amendements à son règlement qui l'autoriseront désormais à sortir de la cote les sociétés qui ne feront pas auditer leurs comptes par une société agréée, ce qui est le cas de toutes les sociétés chinoises présentes à Wall Street… SEC.gov | Statement Holding Foreign Companies Accountable Act: Final Amendments

Ces amendements sont la suite concrète d’une loi votée en décembre 2020 au Congrès américain, le HFCAA (Holding Foreign Companies Accountable Act), qui oblige une société cotée aux Etats-Unis à faire certifier ses comptes par un cabinet agréé par l'organisation comptable indépendante PCAOB (Public Company Accounting Oversight Board).

Les entreprises cotées ou qui émettent de la dette aux Etats-Unis ont jusqu'à la fin de l'année 2022 pour se mettre en conformité avec ce nouveau règlement, a indiqué la Securities and Exchange Commission (SEC), dans un communiqué. SEC.gov | SEC Adopts Amendments to Finalize Rules Relating to the Holding Foreign Companies Accountable Act. Or comme le souligne la SEC, si plus de 50 juridictions ont collaboré avec le PCAOB pour permettre les inspections requises, deux ne l'ont jamais fait: la Chine et Hong Kong…

Le Figaro rappelait aussi vendredi que, fin juillet, la SEC avait averti publiquement les sociétés chinoises cotées à Wall Street qu'elles devaient respecter leurs obligations d'information des investisseurs étrangers. Le président de l'autorité, Gary Gensler, avait indiqué que ses services allaient examiner les documents déjà transmis par des sociétés cotées à Wall Street et possédant des "activités significatives en Chine". Il avait aussi demandé à ses équipes de vérifier que toutes les sociétés chinoises cotées sur la place new-yorkaise fournissaient bien aux investisseurs une série d'informations. Etats-Unis: un nouveau règlement menace de sortir de Wall Street les sociétés chinoises cotées (lefigaro.fr)

Concrètement, une fois qu'une société étrangère sera classée par la SEC comme "émetteur identifié par la commission", elle devra notamment soumettre des documents prouvant qu'elle n'est pas détenue ou contrôlée par un gouvernement. Les entreprises devront également préciser dans leurs rapports annuels des informations supplémentaires sur la société d'exploitation et toute société écran utilisée pour faire du commerce. Elles devront aussi préciser si:

  • Une ou des entité(s) gouvernementales détiennent une participation financière de contrôle
  • Le nom de chaque membre du parti communiste chinois siégeant au conseil d'administration.

Le problème des "ADR" et des "VIEs"

Pour être cotée aux Etats-Unis, une société étrangère passe par le système des American Depository receipts (ADR) qui sont des certificats permettant aux investisseurs américains de détenir des actions de sociétés étrangères, mais libellées en dollars. Les ADR permettent aussi, à n’importe quel investisseur étranger, particulier ou institutionnel, d’acheter des actions chinoises plus facilement à Wall Street que sur une bourse chinoise. Ces titres sont régis par le droit américain.

Par exemple, des sociétés européennes comme Sanofi ou Royal Dutch Shell, ou chinoises, comme Alibaba ou Baidu sont cotées à Wall Street via ces ADR.

Mais pour les sociétés chinoises, le système est plus complexe. Quand elles s'introduisent sur un marché boursier américain, les entreprises chinoises n'y vendent pas des actions, car les investissements directs de capitaux étrangers au capital de ces groupes sont interdits par le gouvernement chinois. Pour contourner cette interdiction, elles recourent au statut de SPEs (pour "Special Purpose Entities") plus souvent dénommé "VIEs" (pour "Variable Interest Entities), un système qui a toujours déplu à Pekin soit dit en passant…

Le système consiste à créer une structure généralement basée dans un paradis fiscal (comme les îles Caïmans par exemple pour Alibaba, Baidu ou JD.Com), et celle-ci est ensuite introduite en bourse via des ADR. Elle ne détient pas directement les opérations chinoises mais en assume, via une série de contrats, les pertes et les profits.

Importance des sociétés chinoises cotées à Wall Street

Graphique : chinese companies are aiming for wall street

Comme le montre clairement le tableau ci-contre, les introductions en bourse de sociétés chinoises se sont multipliées ces dernières années aux Etats-Unis.

De 2017 à 2020, 103 sociétés chinoises ont été cotées aux USA et ont levé pas moins de 27,5 milliards de nouveaux capitaux. Et durant le premier trimestre 2021, 24 nouvelles introductions ont été réalisées donnant lieu à des augmentations de capital pour 5.8 milliards USD.

Mais le vent a tourné. L’exemple le plus emblématique est celui de Didi Chuxing, le "Uber chinois" dont l’aventure américaine n’aura duré que 5 mois. Didi vient d’annoncer qu’elle se retirait du Nasdaq américain.

Le gouvernement chinois n’avait pas supporté que cette société qu’il avait dans le collimateur le défie en préférant en juin 2021 New York à Hongkong pour financer sa croissance. La sanction n’avait pas tardé. Les téléchargements de l’application sur les téléphones avaient été bloqués. Accusée de collecter des données sensibles et de mal payer des chauffeurs parfois illégaux, la firme revient se faire coter en Chine, la tête basse…

Les sociétés chinoises sont donc de plus en plus contraintes d’accepter un contrôle accru du pouvoir à Pékin. Par ailleurs, soumises à une surveillance et des restrictions plus strictes aux Etats-Unis, nombre d'entreprises chinoises optent ces derniers mois pour une seconde cotation en Bourse à domicile, à l'image du moteur de recherche Baidu ou d’Alibaba. Présentes aux Etats-Unis, elles sont aussi désormais cotées à Hong Kong, devenue une place attrayante pour les entreprises technologiques chinoises. Le réseau social Weibo, coté depuis 2014 au Nasdaq, a ainsi annoncé lundi passé qu'il effectuerait prochainement une seconde cotation à Hong Kong. VTC: sous pression de Pékin, le chinois Didi se retire de Wall Street (tv5monde.com)

Quel pourrait être l’impact sur les sociétés chinoises cotées aux Etats-Unis?

Selon les dernières informations disponibles, il y a actuellement environ 250 sociétés chinoises cotées à Wall Street. La liste complète peut être trouvée à l’adresse suivante: List of Chinese Companies on U.S. Exchanges (stockmarketmba.com). J’ai repris ci-dessous les 20 plus importantes d’entre elles (selon la capitalisation boursière):

Tableau : list of chinese companies that trade on U.S. stock exchanges

Alibaba est de loin la plus importante, son poids boursier étant d’environ 332 milliards USD. Suivent JD.Com, Netease, Pinduoduo, Nio, Baidu, etc.

Que se passerait-il si toutes ces sociétés cotées aux USA se voyaient refoulées du marché américain ("worst case scénario")?

  • Les marchés boursiers américains se verraient amputé d’une valeur totale d’environ 1.220 milliards USD soit l’addition de toutes leurs capitalisations boursières et perdraient ainsi une part de leur attrait ;
  • Ces société chinoises perdraient un accès important de financement pour leur croissance, le marché américain étant le plus important et le plus dynamique au monde…
  • … D’autant qu’une seule cotation chinoise, avec des conditions d’accès plus stricts, empêcheraient nombre de particuliers d’y effectuer des transactions mais rendraient aussi les choses plus compliquées pour des investisseurs institutionnels.
  • D’ailleurs certains investisseurs se sont déjà défaits de leurs titres chinois cotés à Wall Street craignant de se retrouver avec des actions moins accessibles et moins liquides. Ce qui explique le point suivant…

Evolution de l’indice NASDAQ Golden Dragon China

Cet indice est actuellement composé de 95 sociétés dont les actions sont cotées aux États-Unis et dont la majorité des activités sont menées en République populaire de Chine (La composition exacte de cet indice peut être trouvée à l’adresse internet suivante: Weighting for HXC (nasdaqomx.com).  Les actions les plus connues de l’indice sont notamment Alibaba, Baidu, Bilibili, JD.Com, Netease, Nio, Pinduoduo, Tal Education ou encore Weibo.

L’évolution de cet indice (en blanc) montre de manière flagrante le décrochage des actions chinoises cotées aux USA par rapport aux grands indices internationaux que sont l’indice S&P 500 (en orange) et le Stoxx 600 Europe (en jaune). Comme nous le signalions ci-dessus, certains investisseurs ont déjà commencé à alléger voire liquider leurs positions dans les titres chinois cotés à Wall Street. Et par ailleurs le renforcement de la régulation en Chine à l’égard de leurs sociétés nationales n’a pas arrangé la situation, bien au contraire!

Alors que l’année avait commencé sur les chapeaux de roues pour l’indice Nasdaq Golden Dragon China, à partir de février il a commencé à lourdement chuter et à entamer une descente aux enfers qui lui fait perdre actuellement près de 38% en 2021 alors que les USA et l’Europe enregistrent dans le même temps des gains compris entre 19 et 32%...

Ce vendredi Didi Global s’est encore effondrée de 22% entraînant dans sa chute Alibaba, Nio, JD.Com, Baidu, etc…

Graphique

Nouvelles économiques et financières - plutôt des bonnes statistiques ce vendredi

En zone euro, les ventes au détail ont augmenté en ligne avec les prévisions en octobre, soit +0.2% par rapport à septembre et +1.4% sur un an. Toujours en zone euro, l’indice PMI composite (secteurs manufacturier et services) des directeurs d’achats a atteint 55.4 points en novembre (contre 54.2 points en octobre). Par contre pour l’année à venir, l’indice est tombé à 66.7 points (contre 69 points en octobre), au plus bas depuis février, ce qui traduit moins d’optimisme pour 2022…

Aux USA, il y a eu moins d’emplois que prévu créés en novembre (soit 210.000 contre 550.000 prévus par les économistes) et le taux de chômage a baissé de 0.4% à 4.2% (contre une estimation de 4.5%). Toujours aux Etats-Unis, l’activité ISM mesurant l’activité des entreprises a augmenté à 69.1 points contre 66.7 en octobre, en hausse pour le 18 mois de suite. C’est d’autant mieux que les économistes s’attendaient à un ralentissement et attendaient un chiffre de 65 points. 

Évolution des marchés boursiers - Une fin de semaine en mode baissier

Tableau des principaux indices boursiers au 06/12/2021

En Europe, les marchés boursiers avaient bien commencé la dernière séance de la semaine, mais finalement ils ont clôturé en baisse, l’indice Stoxx 600 Europe s’affichant en retrait de 0.57%. Le variant omicron se répand et inquiète un peu plus les investisseurs craignant de nouveaux tours de vis sanitaires qui pourraient impacter la reprise économique. Par ailleurs les chiffres de l’emploi publiés vendredi après-midi aux USA ont déçu, ce qui n’écarte pas pour autant une accélération du "tapering" aux Etats-Unis. Sur la semaine, l’indice Stoxx 600 aura joué au yo-yo pour finalement perdre 0.28% sur ces 5 jours.

D’un point de vue sectoriel, on n’a noté des hausses ce vendredi que pour l’énergie (+0.67%, les actions pétrolières bénéficiant de la remontée des cours du pétrole), les services aux collectivités (+0.35%) et la consommation de base (+0.29%). Tous les autres secteurs ont corrigé entre 0.41% (immobilier) et 1% (technologie).

Individuellement, la principale chute du jour aura été celle de la société pharmaceutique suédoise Orphan Biovitrum (-24.3%), les fonds Advent et Aurora ayant retiré leur offre d’achat parce qu’ils n’ont pas reçu un niveau d’acceptation suffisant de la part des actionnaires.

On aura aussi remarqué les reculs marqués de 2 actions belges, Bone Therapeutics (-16.7%) et Xior (-4.7%) faisant suite à des augmentations de capital via des placements privés avec décote, ce qui a poussé ces actions à s’aligner à la baisse.

Les sociétés de livraison à domicile ont chuté, comme Deliveroo (-8%) et Delivery Hero (-4.6%). La Commission européenne s'apprête à pousser les pays à reclassifier comme employés jusqu'à 4,1 millions de travailleurs de la "gig economy", y compris les coursiers alimentaires et les chauffeurs de voitures de tourisme, indépendamment de ce que stipule leur contrat. Ce sont les plateformes, et non les travailleurs, qui auraient la charge de prouver qu'ils ne sont pas des employés. La "gig economy" est un marché du travail caractérisé par la prédominance des contrats à court terme ou du travail en free-lance par opposition aux emplois permanents.

Du côté des hausses, c’est la société française Dassault Aviation (construction aéronautique) qui a enlevé la palme de la meilleure performance du jour (+6.5%) parmi les grandes valeurs. L’action a bénéficié de l'annonce de la vente de 80 avions de combat Rafale aux Emirats arabes unis, un contrat qualifié d'"historique" par la ministre française des Armées Florence Parly, le plus important jamais conclu avec un pays étranger.

Mais la hausse la plus spectaculaire du jour aura été celle de la biotech belge Celyad Oncology (+42.3%) après que la société ait conclu un pacte avec un affilié de Fortress Investment Group pour le placement privé de 6,5 millions d'actions ordinaires à 5 dollars chacune. Fortress, soutenue par le conglomérat japonais de technologie et d'investissement SoftBank Group, détiendra une participation de 29% dans Celyad à l'issue de la transaction.

Aux Etats-Unis, même topo, les marchés boursiers ont terminé la semaine en baisse, l’indice S&P 500 abandonnant 0.84% (et 1.22% sur la semaine) et l’indice Nasdaq lâchant 1.92% (et 2.62% sur la semaine).

3 secteurs ont néanmoins terminé en hausse, la consommation de base (+1.40%), les services aux collectivités (+1.01%) et les soins de santé (+0.25%). Tous les autres ont donc abandonné des plumes, les pertes allant de 0.04% (industrielles) à 1.84% (consommation cyclique ou discrétionnaire).

Les actions chinoises cotées à Wall Street ont bu la tasse vendredi, suite au retrait de la cote de Didi Global (-22.2%). Selon les explications que nous avons données ci-dessus (dans notre thématique du jour), d’autres actions chinoises ont suivi le mouvement comme Nio (-11.3%), Alibaba (-8.3%), JD.Com (-7.7%) ou Baidu (également -7.7%).

Adobe (-8.2) a terminé en tête des autres principales baisses du jour entraînant dans sa suite des actions technologiques comme Etsy (-7.3%), Nvidia (-4.5%) ou AMD (-4.4%). Quelques résultats trimestriels décevants (comme ceux de Docusign par exemple s’effondrant de 42%) et une crainte renforcée de hausse des taux inquiète les porteurs d’actions technologiques, sensibles aux taux d’intérêt pour une question de valorisation de leurs résultats futurs.

Les observateurs auront aussi remarqué la rechute de l’action Tesla (-6.4%). Son patron, Elon Musk, a de nouveau vendu une partie de ses actions du constructeur de voitures électriques. Au total, le multimillionnaire a vendu 934 091 autres actions pour un montant final de 1,01 milliard de dollars. Il y a exactement un mois il avait organisé sur Twitter un "sondage" pour savoir s’il devait vendre 10% de ses actions Tesla (pour payer ses impôts sur l’exercice de 2.1 millions d’options sur actions). Actuellement, il a vendu un total de 10.1 millions d’actions Tesla et pour atteindre le seuil de 10% mentionné dans son tweet, il doit encore en vendre millions…

Du côté de la minorité d’actions en hausse ce vendredi, Walgreen Boots s’est distinguée en progressant de 4.3% après que Sky News ait rapporté que le groupe pharmaceutique envisageait de vendre sa chaîne Boots au Royaume-Uni. Au cours des derniers mois, Walgreens Boots s'est orienté vers d'autres activités de soins de santé, les pharmacies étant confrontées à une pression concurrentielle accrue de la part d'Amazon et d'autres détaillants en ligne.

Les tendances boursières du jour - Asie mitigée mais futures en hausse

Ce matin (7h15), les marchés asiatiques sont partagés, Tokyo abandonnant 0.3%, Hong Kong chutant de 1.2% mais Shanghai-Shenzhen gardant la tête hors de l’eau (+0.5%).

Les futures sur les marchés occidentaux sont eux par contre actuellement clairement à la hausse augurant d’une ouverture positive des marchés boursiers tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui, au niveau économique, on sera surtout attentif aux commandes à l’industrie en Allemagne pour le mois d’octobre, les prix à l’importation dans l’industrie en zone euro en octobre et l’indice Sentix de la confiance des investisseurs européens en décembre.

Au niveau des résultats de sociétés, rien de bien spécifique ce jour. Par contre AB Inbev organisera sa journée pour les investisseurs.

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Cette publication a été rédigée par Michel Ernst, Stratégiste Actions de CBC Banque. Toutes les considérations reprises dans cette publication reflètent l'analyse personnelle de l’auteur à la date mentionnée. Cette analyse est basée sur des sources accessibles au public et prend en compte des éléments relevant des contextes économique, politique et financier du moment. Elle est donc susceptible d’être modifiée à tout moment, sans notification préalable. 

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