Les clés de la réussite de L’OREAL, géant mondial de la beauté

Période de Toussaint oblige, je serai en congé quelques jours et cette chronique sera mise entre parenthèses durant cette période. J’en reprendrai l’écriture jeudi prochain.

À RETENIR:

  • Le fait du jour - Les clés de la réussite de L’OREAL, géant mondial de la beauté. La société a publié, il y a quelques jours, des résultats trimestriels au-delà des attentes des analystes. Les 4 divisions de L’Oréal et les 5 régions géographiques ont participé à cette performance, même s’il y a des nuances. L’entreprise reste le leader incontesté d’un secteur qui représente entre 400 et 500 milliards USD et dont le taux de croissance estimé (CAGR) varie de 5 à 7%. Mais quels sont les facteurs expliquant la réussite de L’Oréal? Comment s’est comporté son cours de bourse et qu’en pensent actuellement les analystes? Détails et réponses ci-dessous.
  • Nouvelles économiques et financières - En Europe, la croissance des crédits bancaires aux entreprises de la zone euro a encore légèrement augmenté en septembre (+2.1%) selon la BCE après des hausses de 1.5% en août et de 1.7% en juillet. Les crédits accordés par les banques aux ménages continuent à être importants, en hausse de 4.1% septembre, et surtout dans le domaine hypothécaire. Comme prévu, les commandes de biens durables aux USA ont reculé en septembre (-0.4% par rapport au mois d’août) à 261.3 milliards USD. Ce sont surtout les secteurs automobile et aéronautique qui sont responsables de ce recul. Par ailleurs selon l’Agence américaine d’information sur l’Energie (AIE), les stocks de pétrole américains ont grimpé de 4,3 millions de barils durant la semaine achevée le 22 octobre, deux fois plus que ce que les analystes attendaient, et se sont établis à 430,8 millions de barils.
  • À propos des marchés boursiers- Tant l’Europe que les USA ont été en mode "légères prises de bénéfices" hier. Le secteur de l’énergie a été particulièrement impacté des deux cotés de l’Atlantique après des statistiques américaines indiquant une forte remontée des stocks de brut. En conséquence les prix du pétrole ont lourdement chuté repassant sous la barre des 83 USD pour le baril de Brent. Parmi les nombreux résultats du 3e trimestre, ceux meilleurs qu’attendus des géants technologiques Alphabet (Google) et Microsoft ont particulièrement impressionné.
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui- Ce matin (7h30), les bourses asiatiques sont dans le rouge, dans la foulée des prises de bénéfices constatées hier sur les bourses occidentales. Tokyo baisse de 0.8%, Hong Kong de 0.01% et Shanghai-Shenzhen de 0.4%. Les futures sur les marchés occidentaux indiquent par contre que ceux-ci pourraient se redresser légèrement à l’ouverture.
  • Aujourd’hui, au niveau économique - l’Allemagne publiera son chiffre d’inflation pour le mois d’octobre. À noter aussi la réunion du conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, qui donnera notamment sa position sur les taux. Aux Etats-Unis, on disposera de l’estimation du PIB pour le 3e trimestre ainsi que des inscriptions au chômage pour la semaine terminée le 23 octobre. Au niveau des résultats de sociétés, de très nombreux chiffres seront publiés aujourd’hui. En Europe, on aura notamment ceux de Beiersdorf, Volkswagen, AB Inbev, Solvay, Kinepolis, Telenet, Befimmo, Exmar, Nokia, Airbus, Sanofi, TotalEnergies, Stellantis, Capgemini, STMicroelectronics, Dassault Systèmes, Saint Gobain, TF1, Wendel, Valéo, Korian, Ubisoft, WPP ou Shell. Aux USA, on prendra notamment connaissance des résultats d’Apple, Amazon, Caterpillar, Merck, Comcast ou Mastercard. A noter aussi ceux de Sony au Japon.

Le fait du jour - Les clés de la réussite de L’OREAL, géant mondial de la beauté

Il y a quelques jours, la société française L’Oréal (secteur de la "consommation de base ou non cyclique"), leader mondial des cosmétiques et de la beauté a publié, pour le 3e trimestre 2021, un chiffre d’affaires de 7,996.6 milliards d’euros, en hausse de 13,1% sur 1 an et de 18% sur les 9 premiers mois de l’année avec un chiffre d’affaires cumulé de 23,193 milliards d’euros. C’est mieux que ce que les analystes attendaient. Selon le consensus établi par FactSet, les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 7,66 milliards d'euros au troisième trimestre alors que ceux sondés par Bloomberg attendaient 7.63 milliards d’euros et une croissance des ventes de seulement 8.12% pour ce 3e trimestre.

Comme on le voit sur le tableau ci-dessous (extrait du communiqué de presse), L'Oréal a donc bénéficié de l’apport de ses 4 divisions, la principale d’entre elles, L’Oréal Luxe (39% du chiffre d’affaires total) ayant progressé de 20.7% par rapport à septembre 2020. L’Oréal Luxe est constitué d’un portefeuille de 26 marques dont 17 internationales (Lancôme, Yves Saint Laurent, Giorgio Armani, Ralph Lauren, Diesel, Prada,…).

La division Produits Grand Public (37% du chiffre d’affaires) a progressé par contre seulement de 3.2%. Cette division comprend les marques L’Oréal Paris (1ère marque de beauté mondiale), Maybelline New York (1ère marque de maquillage), Garnier (pionnier de la "green beauty") ou encore NYX Professional Makeup pour les professionnels du maquillage.

En fait, comme le soulignait Les Echos il y a un peu plus de 10 jours, les ventes du secteur du maquillage en France par exemple ont chuté de 40% en 2 ans à cause du masque et du télétravail… Le recul structurel du maquillage - commencé avant la pandémie -, se confirme. Si les rouges à lèvres en font les frais (-30%), en revanche, le maquillage des yeux enregistre une croissance à deux chiffres, à l'instar des produits anticernes. De son côté, la catégorie soins, crèmes et autres sérums résiste (+2%).Les ventes de maquillage victimes de la nouvelle "routine beauté" | Les Echos

Tableau : chiffre d'affaires par division et zone géographique

Les 2 plus petites divisions, Produits Professionnels (11.8% du chiffre d’affaires) et Cosmétique Active (11.9% du chiffre d’affaires) ont progressé de respectivement 10.3% et 28.4% au 3e trimestre. Les Produits Professionnels (6 marques mondiales et 3 locales ; L’Oréal Professionnel, Kérastase, Redken,…) s’adressent aux salons de coiffure et visent à développer l’industrie capillaire. C’est cette division qui est à l’origine de la création de L’Oréal en 1909. La division Cosmétique Active est leader mondial de la dermocosmétique et comprend un portefeuille de 6 marques internationales (Vichy, La Roche Posay, Decléor,…) recommandées par les professionnels de la santé et distribuées dans les circuits de santé du monde entier: pharmacies, drugstores, médispas et sites e-commerce.

D’un point de vue géographique, l’Europe représente près d’1/3 des ventes, mais perd progressivement du terrain par rapport aux autres régions même si d’après L’Oréal "le groupe gagne des parts de marché dans la plupart des pays". Les USA comptent pour 27.6% du chiffre d’affaires (+22.9% de hausse à un an d’intervalle) et la société souligne que les ventes par internet (e-commerce) ont plus que doublé par rapport à 2019. L’Asie du Nord (Chine continentale, Hong Kong, Taïwan, Japon et Corée du Sud) représente 27% du chiffre d’affaires. Le directeur général de L’Oréal a souligné la poursuite d'un "très fort rythme de croissance sur deux ans en Chine continentale en dépit de quelques turbulences au cours de l'été".

SAPMENA -SSA (Asie du Sud, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Subsaharienne) et Amérique latine ensemble comptent pour environ 13% du chiffre d’affaires.

Finalement à l’analyse, ces résultats du 3e trimestre étaient de la même veine que ceux du 2e trimestre (illustrés par le slide ci-dessous) où L’Oréal gagnaient avec toutes ses divisions et dans toutes les régions…

visuel d'illustration

Comment se situe L’Oréal dans le secteur mondial de la beauté et des cosmétiques?

L’Oréal a publié une étude intitulée "Le monde de la beauté en 2020" (Marché cosmétique - Rapport Annuel 2020- L'Oréal Finance (loreal-finance.com)). Selon ce classement, les 6 principales sociétés au monde dans le secteur de la beauté et des cosmétiques sont les suivantes:

tableau: Le monde de la beauté en 2020 » (Marché cosmétique - Rapport Annuel 2020- L'Oréal Finance (loreal-finance.com)

D’autres études ou articles indépendants comme Cosmetics Technology (Top ten cosmetics companies in the world (cosmetics-technology.com)  ou Beauty Packaging Magazine (Top 20 Companies - Beauty Packaging) confirment ce classement et ajoutent, derrière ces 6 premiers, d’autres noms de sociétés qui ont au moins une division "beauté". Parmi ces autres sociétés on peut citer l’entreprise allemande Beiersdorf (Nivéa,…), la française LVMH (dont nous avons parlé dans une autre chronique (Bons résultats de LVMH, star du luxe et plus importante société cotée en Europe - Private Banking CBC), la japonaise Kao, la brésilienne Natura Cosmeticos ou encore les américaines Johnson & Johnson, Colgate, L Brands ou Revlon.

Selon les sources et les hypothèses de départ (la définition de "soins de beauté" et "cosmétiques" peut être variable), le marché de la beauté et des cosmétiques vaut entre 400 et 500 milliards USD. Et toutes les prévisions tiennent compte d’un taux de croissance annuel composé (CAGR) vigoureux compris entre 5 et 7%. Ce marché pourrait donc représenter, dans une hypothèse basse 463.5 milliards USD en 2027 (Global Cosmetics Industry Forecasted To Reach $463.5 Billion By 2027 - Beauty Packaging) voire, hypothèses plus agressives, entre 716 milliards USD en 2025 (Beauty Industry: Cosmetics Market Share, Trends, and Statistics (terakeet.com) et 800 milliards USD en 2025 (6 Trends Shaping The Future Of The $532B Beauty Business (forbes.com)).

 

Quels sont les facteurs expliquant la réussite et le leadership incontesté de L’Oréal?

  • Parmi les clés du succès on peut citer l’INNOVATION avec un budget annuel de Recherche & Développement important. Ainsi le budget R&D annuel de L’Oréal représente environ 3.5% de son chiffre d’affaires soit le double de ce que pratiquent habituellement ses concurrents! (R et D, comment fonctionne le modèle L'Oréal? - Benoît Jullien (la-revue-des-marques.fr). Mais ce n’est pas tout car concrètement:
    • Il y a un DIALOGUE important entre la RECHERCHE et le MARKETING. Et pour ce dialogue, une direction de l'innovation a été créée au sein de la direction de la recherche pour "faire la passerelle". 3.300 personnes travaillent à la R&D de L'Oréal, pour moitié en Europe, l'autre moitié se répartissant entre les Etats-Unis, le Brésil et l'Asie (Chine et Japon).
    • L'Oréal dispose actuellement de près de 25.000 brevets actifs et en dépose plus de 600 par an, sans compter les extensions géographiques.
  • Un livre publié en 2015 ("L’Oréal, la beauté de la Stratégie", voir ci-dessous) livre aussi d’autres secrets expliquant la réussite de L’Oréal:
Visuel d'illustration
  • La STABILITE DE LA GOUVERNANCE: "Peu d’entreprises ont connu, comme L’Oréal, une telle stabilité de leurs équipes de direction et de management. En plus d’un siècle, seulement 5 dirigeants se sont succédé à la tête du groupe et cette continuité se retrouve au niveau de l’actionnariat (voir ci-dessous): les héritiers du fondateur ont su conserver au fil des ans le pouvoir de décision au sein du conseil d’administration. Cette stabilité de la gouvernance est certainement une des clefs de la réussite de l’entreprise", observe Béatrice Collin, co-auteur de l’ouvrage. (Trois piliers du succès de L’Oréal | Les Echos)
  • Une SOCIETE FAMILIALE SOLIDE. Au 31 décembre 2020, Françoise Bettencourt Meyers et sa famille détenaient 33.17% du capital de L’Oréal.
    Ce qui exclut toute OPA hostile et garantit la pérennité de l’entreprise sans soubresauts spéculatifs tout en permettant d’établir une vision stratégique à long terme.
    Nestlé est le 2e plus important actionnaire (23.2% des actions)
    et même si le pacte d’actionnaires liant ces 2 groupes a pris fin en 2018 (après 44 ans d’existence), Nestlé a refusé jusqu’à présent ce céder sa participation ; même sous la pression d’activistes pour générer plus de valeur pour les actionnaires de Nestlé.
  • Une STRATEGIE DE CHALLENGER dans le management et dans le processus de transformation. Depuis des dizaines d’années, L’Oréal est le leader mondial de son industrie. Néanmoins, mis à part le marché français, L’Oréal est le plus souvent en position de challenger. Partout dans le monde, le groupe français est face à des leaders très puissants: Estée Lauder aux États-Unis, Natura au Brésil, Beiersdorf en Allemagne, Unilever au niveau européen... C’est face à ces géants que L’Oréal se positionne partout dans le monde, pour aller chercher des parts de marché, relever des défis, se battre...
    Selon Béatrice Collin, auteure de l’ouvrage ci-dessus, "Cet esprit de challenger infuse dans le management, dans la façon de faire au quotidien, c’est une notion fondamentale dans l’histoire du groupe. Et cela se ressent également dans la stratégie de transformation. C’est le leitmotiv de L’Oréal: conquérir de nouveaux marchés, identifier de nouveaux canaux de distribution, relever de nouveaux défis, dit-elle. Aujourd’hui, dans ce nouveau siècle, nous faisons l’hypothèse que le capital historique de L’Oréal, sa passion et son dynamisme lui permettront d’inventer son futur et de continuer l’aventure".

Ces 10 dernières années, le succès de la société L’Oréal s’est reflété dans son cours de bourse (en blanc) qui a largement surperformé par rapport à l’indice national CAC40 (en jaune) et par rapport à l’indice Stoxx 600 Europe (en orange):

Graphique : l’indice national CAC40 (en jaune) et par rapport à l’indice Stoxx 600 Europe (en orange)

Mais actuellement, selon les analystes qui suivent l’action, l’objectif de cours moyen a été atteint, il est vrai après une hausse en 2021 de près de 26% de l’action L’Oréal. 5 analystes recommandent la vente, 11 conseillent de garder et 15 continuent à recommander l’action à l’achat (soit ceux qui ont un objectif de cours supérieur à la moyenne).

Nouvelles économiques et financières - Forte hausse des stocks de pétrole aux États-Unis

En Europe, la croissance des crédits bancaires aux entreprises de la zone euro a encore légèrement augmenté en septembre (+2.1%) selon la BCE après des hausses de 1.5% en août et de 1.7% en juillet. Les crédits accordés par les banques aux ménages continuent à être importants, en hausse de 4.1% septembre, et surtout dans le domaine hypothécaire.

Comme prévu, les commandes de biens durables aux USA ont reculé en septembre (-0.4% par rapport au mois d’août) à 261.3 milliards USD. Ce sont surtout les secteurs automobile et aéronautique qui sont responsables de ce recul. Par ailleurs selon l’Agence américaine d’information sur l’Energie (AIE), les stocks de pétrole américains ont grimpé de 4,3 millions de barils durant la semaine achevée le 22 octobre, deux fois plus que ce que les analystes attendaient, et se sont établis à 430,8 millions de barils. 

Evolution des marchés boursiers - Petites prises de bénéfices en Europe et aux USA

Tableau des principaux indices boursiers au 28/10/2021

Hier les investisseurs ont été baissiers, les craintes inflationnistes refaisant surface la veille de la réunion des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne. Par ailleurs, certains résultats trimestriels ont déçu. Enfin de nouvelles tensions entre Etats-Unis et Chine ont ravivé les inquiétudes. Bref, l’indice Stoxx 600 Europe a clôturé en baisse (-0.36%).

3 secteurs ont néanmoins engrangé des gains: les services aux collectivités (+1.10%), l’immobilier (+0.94%) et les sociétés technologiques (+0.12%). Parmi les technologiques le segment des semiconducteurs était particulièrement en forme, comme par exemple BE Semiconductor (+7.5%) ou ASM International (+6.2%).

Mention très bien aussi pour Temenos (+8.3%), la société allemande de logiciels pour le secteur financier après qu’une rumeur signale un possible intérêt de la société de capital-investissement EQT. Par contre, toujours dans le secteur technologique, on a noté la lourde chute de Worldline (-15.9%). Le spécialiste français des paiements électroniques a légèrement déçu les analystes quant à la croissance de son chiffre d’affaires au 3e trimestre, mais la sanction a été sévère…

8 secteurs ont fini la séance dans le rouge, l’énergie en tête (-0.84%) alors que les industrielles corrigeaient le moins (-0.13%). Le secteur de l’énergie a acté le fait que les prix pétroliers ont lourdement chuté, les prix du Brent passant sous la barre des 83 USD le baril, après les statistiques américaines montrant une forte remontée des stocks d’or noir.

A noter, dans le secteur financier, la correction de près de 7% de l’action Deutsche Bank où le département des opérations sur titres à revenus fixes a vu ses chiffres baisser de 12%, or c’est cette activité qui avait permis, jusqu’à présent, de redresser les résultats de la banque.

Du côté des meilleures performances du jour, 2 actions françaises se sont distinguées. D’une part SEB (+12.4%), le fabricant de petit électroménager, a relevé sa prévision de croissance de ses ventes pour l'année en cours, après avoir réalisé des performances records à fin septembre. D’autre part, le réassureur Scor a bondi de 12.2%, dopé par des résultats trimestriels meilleurs que prévu et l’annonce d’un plan de rachat d’actions de 200 millions d’euros. La société a accusé une perte nette sur la période juin-septembre en raison des inondations en Europe et de l’ouragan Ida aux Etats-Unis, mais celle-ci est moins importante que prévu.

A Wall Street, comme en Europe, la tendance hier était aux prises de bénéfices, sauf pour l’indice Nasdaq qui a terminé inchangé par rapport à mercredi. Par contre l’indice S&P 500 a baissé de 0.51%, le secteur de l’énergie (-2.86%) perdant le plus suite à la chute des cours du pétrole.

2 secteurs ont néanmoins terminé en hausse, les services de communication (+0.96%) et la consommation cyclique ou discrétionnaire (+0.24%). Dans ce dernier secteur, Tesla a encore bondi de près de 2% pour inscrire un nouveau plus haut historique. La société bénéficie toujours de la méga-commande de Hertz (100.000 véhicules pour 4.2 milliards USD) annoncée il y a quelques jours.

Le secteur de services de communication a enregistré une des pertes individuelles les plus importantes du jour, Twitter (-10.8%). Cette société a d’une part publié des résultats peu encourageants et a aussi accusé le coup d’une lourde indemnisation d’actionnaires qui accusaient les dirigeants d’avoir trompé les investisseurs en 2015… Mais le secteur a néanmoins pu terminer en hausse grâce inversement au gain d’Alphabet/Google (+5%) qui a annoncé des résultats bien au-delà des attentes des analystes. Et le poids d’Alphabet en bourse est beaucoup plus lourd que celui de Twitter ce qui explique la clôture positive du secteur… les dirigeants d'avoir trompé les investisseurs en 2015. 

Parmi la majorité de secteurs baissiers hier, outre l’énergie, les financières ont été les plus touchées (-1.69%) devant les matériaux (-1.43%) et les industrielles (-1.21%). Les autres secteurs ont limité leurs pertes entre 0.81% (soins de santé) et 0.19% (technologiques). Dans ce dernier secteur, on aura toutefois remarqué le bond spectaculaire de Enphase Energy (+24.7%), une société de technologie énergétique alternative, après avoir publié des résultats trimestriels largement au-dessus des attentes. Cette action a d’ailleurs été la plus forte hausse du S&P 500 hier…

Individuellement, notons la chute de la société de systèmes de navigation Garmin (-8.8%) qui a annoncé certes de bons résultats trimestriels mais a par contre revu à la baisse sa marge bénéficiaire.

Du coté des hausses les plus impressionnantes du jour, 2 sociétés technologiques faisant partie du segment des équipements de communication, Juniper Networks (+8.5%) et F5 Networks (+5.9%) ont charmé les analystes par des résultats trimestriels dépassant les prévisions. Constat identique pour la société de semiconducteurs Teradyne (+6.9%) après la publication de chiffres meilleurs qu’attendus.

Mais finalement les investisseurs auront eu surtout leurs yeux braqués sur la performance de l’action de Microsoft (+4.2%), dont les résultats ont aussi été clairement au-delà des attentes. Jusqu’à présent Microsoft est la 2e plus importante société cotée au monde, mais la hausse de son action hier a eu comme résultat qu’elle menace dorénavant l’hégémonie d’Apple. La capitalisation boursière de celle-ci atteint 2.461 milliards USD alors que celle de Microsoft s’en rapproche fortement (2.426 milliards USD)!

Les tendances boursières du jour - l’Asie en rouge, les futures en vert

Ce matin (7h30), les bourses asiatiques sont dans le rouge, dans la foulée des prises de bénéfices constatées hier sur les bourses occidentales. Tokyo baisse de 0.8%, Hong Kong de 0.01% et Shanghai-Shenzhen de 0.4%.

Les futures sur les marchés occidentaux indiquent par contre que ceux-ci pourraient se redresser légèrement à l’ouverture.

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui, au niveau économique, l’Allemagne publiera son chiffre d’inflation pour le mois d’octobre. A noter aussi la réunion du conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, qui donnera notamment sa position sur les taux. Aux Etats-Unis, on disposera de l’estimation du PIB pour le 3e trimestre ainsi que des inscriptions au chômage pour la semaine terminée le 23 octobre.

Au niveau des résultats de sociétés, de très nombreux chiffres seront publiés aujourd’hui. En Europe, on aura notamment ceux de Beiersdorf, Volkswagen, AB Inbev, Solvay, Kinepolis, Telenet, Befimmo, Exmar, Nokia, Airbus, Sanofi, TotalEnergies, Stellantis, Capgemini, STMicroelectronics, Dassault Systèmes, Saint Gobain, TF1, Wendel, Valéo, Korian, Ubisoft, WPP ou Shell. Aux USA, on prendra notamment connaissance des résultats d’Apple, Amazon, Caterpillar, Merck, Comcast ou Mastercard.

A noter aussi ceux de Sony au Japon.

Prendre rendez-vous

Notre approche Private Banking​

Le Stratégiste Actions de CBC Private Banking

Le Chief Economist de CBC

Avertissement

Cette publication a été rédigée par Michel Ernst, Stratégiste Actions de CBC Banque. Toutes les considérations reprises dans cette publication reflètent l'analyse personnelle de l’auteur à la date mentionnée. Cette analyse est basée sur des sources accessibles au public et prend en compte des éléments relevant des contextes économique, politique et financier du moment. Elle est donc susceptible d’être modifiée à tout moment, sans notification préalable. 

Les données de cette publication sont générales et purement informatives. Ces informations ne peuvent pas être considérées comme une offre d'achat ou de vente d'instruments financiers. Elles ne peuvent pas non plus être assimilées à des conseils ou recommandations d'investissement ou à des recherches en investissements au sens de la législation et de la réglementation sur les marchés d'instruments financiers.

Bien que les informations fournies se fondent sur des sources pouvant être considérées comme fiables, et bien que toutes les précautions raisonnables aient été prises pour préparer ce document, CBC Banque ne garantit ni son exactitude ni son exhaustivité. 

Ni CBC Banque ni aucune entité du Groupe KBC ne pourra être tenue pour responsable des conséquences pouvant résulter de l’utilisation des informations, opinions ou estimations contenues dans le présent document.

L’auteur de ce document confirme ne pas détenir, pour compte propre, à la date de la publication, d’instruments financiers émis par les sociétés qui pourraient y être mentionnées.

Toute transmission, vente, diffusion ou reproduction des informations, publications et données est interdite sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, sauf autorisation expresse, écrite et préalable de CBC Banque, CBC Banque SA, Avenue Albert Ier 60, 5000 Namur, Belgique. TVA BE 0403.211.380, RPM Liège division Namur, FSMA 017588 A.

Nous utilisons des cookies et technologies similaires pour garantir le bon fonctionnement de notre site internet et rendre votre navigation plus agréable. Ils nous permettent aussi d’adapter notre site à vos besoins et préférences. En continuant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de ces cookies. Vous souhaitez en savoir plus? Ou vous n’êtes pas d’accord? Cliquez ici.