Des centrales nucléaires américaines au secours des mineurs de cryptomonnaies

À RETENIR:

  • Le fait du jour – Des centrales nucléaires américaines au secours des mineurs de cryptomonnaies. Alors que la flambée des prix de l’énergie inquiète de plus en plus, tant les ménages que les entreprises, les fermes de minage de cryptomonnaies, extrêmement énergivores en électricité, essaient de trouver une solution à l’exil forcé des principales d’entre elles, situées en Chine. Il semble qu’elles aient trouvé des alliés de taille aux USA, des centrales nucléaires. Quelles sont les raisons expliquant ce "mariage" étonnant, réponses ci-dessous…
  • Nouvelles économiques et financières: En France l’activité manufacturière a ralenti en septembre selon IHS Markit dont l’indice a atteint 55 points contre 57.5 en août. Dans une même logique, la pénurie de composants électroniques se faisant toujours sentir, les immatriculations de voitures neuves en France ont reculé pour le 4e mois consécutif. De manière consolidée, en zone euro, et à l’instar de la France, l’activité manufacturière a évidemment aussi ralenti en septembre. Quant à l’inflation en zone euro en septembre, à 3.4% sur un an (contre 3% en août), elle est à son plus haut niveau depuis 2008. Aux Etats-Unis, bonne nouvelle, la confiance des consommateurs américains s’est améliorée plus que prévu en septembre. Bonne surprise également du côté de la consommation des ménages, supérieure aux attentes en août. Par contre, et comme en zone euro, l’inflation US a encore augmenté en août, atteignant 4.3%.
  • A propos des marchés boursiers: l’Europe a terminé légèrement en retrait vendredi, les craintes inflationnistes prévalant toujours chez les investisseurs. Les actions technologiques européennes ont le plus souffert alors qu’inversement les actions du tourisme redressaient la tête, les pays du G7 ayant promis de travailler à l'élaboration de normes communes pour accélérer la reprise des voyages internationaux. Wall Street a terminé clairement en hausse, rassurée par l’accord au Congrès sur le financement de l’Etat Fédéral. Par ailleurs la séance américaine a été marquée par les variations en sens divers dans le domaine pharmaceutique: Merck a annoncé la mise au point d’une pilule contre le Covid-19 ce qui a entrainé la chute de la plupart des actions vendant les vaccins.
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui: Ce matin (7h30), les marchés asiatiques sont toujours marqués par la fermeture des bourses chinoises (long congé de fête nationale), à l’exception de Hong-Kong. Celle-ci a repris les cotations en corrigeant nettement ce matin (-2%). De son côté Tokyo perd 1%. Les contrats à termes (futures) sur les marchés boursiers occidentaux sont actuellement partagés: si l’Europe pourrait ouvrir en hausse lors des premiers échanges, ce sera l’inverse aux USA.
  • Aujourd’hui, au niveau économique, très peu de données seront publiées, comme souvent en début de semaine. Néanmoins 2 réunions importantes sont au programme de la journée, celle des ministres des Finances de la zone euro et celle des ministre de l’OPEP+. Aux USA, on disposera des commandes à l’industrie pour le mois d’août. Au niveau des résultats de sociétés, rien d’important à souligner ce jour.

Le fait du jour – Des centrales nucléaires américaines au secours des mineurs de cryptomonnaies.

Depuis plusieurs mois, la flambée des prix de l’énergie (pétrole, gaz, électricité) inquiète de plus en plus, tant dans le chef des ménages que de celui de pans entiers de l’économie très énergivores (à ce sujet voir notre chronique de vendredi (Pourquoi cette flambée des prix de l’énergie et quels sont les secteurs les plus impactés? - Private Banking CBC).

Visuel d'illustration

Dans ce contexte tendu une nouvelle, à priori étonnante, a été publiée par le célèbre journal financier américain le 26 septembre dernier: Certains mineurs de cryptomonnaies concluent des accords avec des exploitants de centrales nucléaires américaines en difficulté, qui ne produisent pas de carbone et disposent d'une capacité énergétique excédentaire.

Pourquoi des centrales nucléaires et pourquoi cet important besoin d’électricité de la part des "mineurs" de cryptomonnaies?

Rappelons que pour recevoir (et créer) des bitcoins (la plus répandue des cryptomonnaies), les mineurs ou plutôt les "fermes de minage" doivent résoudre un problème mathématique complexe et ont besoin pour cela d’ordinateurs surpuissants – parfois des milliers dans une véritable usine – qui nécessitent d’énormes quantité d’électricité. Pour faire tourner toutes ces machines, 24 h sur 24, mais aussi faire fonctionner le système d’air conditionné nécessaire dans ce genre d’environnement.

Graphique: consommation d'électricité pour produire des bitcoins

Sur le graphe ci-contre on voit ainsi, sur les 5 dernières années, la consommation d’électricité nécessaire (en TWh ou TéraWatt-heures) pour produire des bitcoins. Et celle-ci est croissante ces dernières années…

Le problème, comme on le voit sur le graphe de gauche ci-dessous, c’est que la quantité d’électricité nécessaire est tellement énorme qu’elle dépasse maintenant celle qui est nécessaire au fonctionnement de plusieurs pays!

Ainsi en mai de cette année, il fallait environ 143 TWh pour produire des bitcoins ce qui est davantage que des pays comme la Norvège (124 TWh) ou la Suisse (56 TWh) par exemple! Autre exemple, sur le graphe ci-dessous à droite, l’Université de Cambridge a comparé l’utilisation d’électricité récente pour produire des bitcoins (99.17 TWh, l’activité de minage a diminué par rapport à mai, nous verrons pourquoi) à des consommations américaines domestiques comme l’air conditionné (AC), l’éclairage aux USA (lighting in US) ou la consommation de tous les réfrigérateurs américains (frigdes in US). Mais la comparaison est aussi faite par rapport à des industries comme la chimie, les cimenteries, les centres de données, l’exploitation du cuivre, etc. Et toutes ces donnés montrent que produire du bitcoin coûte effectivement un montant effarant d’électricité!

Graphique: consommation annuelle d'électricité

Et les dernières années les principales firmes de minage de cryptomonnaies étaient situées en Chine, car l’électricité était globalement meilleur marché qu’ailleurs et parce que les autorités étaient très tolérantes vis-à-vis des mineurs. Mais comme je le soulignais dans la chronique du 22 juin (Rebond boursier mais pas du bitcoin qui rechute, la Chine augmentant la pression - Private Banking CBC), les autorités chinoises ont complètement changé leur fusil d’épaule ces derniers mois. D’une part parce que dans certaines régions, il y avait eu des problèmes sur le réseau électrique dus à la surconsommation des fermes de minage, d’autre part parce que les autorités de Pékin veulent réduire leurs émissions de gaz à effets de serre dans le cadre du plan climat. Or en Chine, beaucoup de centrales électriques fonctionnent encore à base de charbon très polluant… Et donc logiquement, comme on le voit ci-dessous, la part de la Chine (en jaune) diminue inexorablement dans la production de bitcoins, en faveur d’autres pays, et notamment les Etats-Unis (en bleu). La décision chinoise a donc, entre le printemps et maintenant, fait diminuer la consommation d’électricité pour produire des bitcoins.

Graphique: part des pays dans la production des bitcoins

Les USA, seraient donc un "plan B" intéressant pour les firmes de minage devenues "persona non grata" en Chine. Même s’il y a à priori 2 problèmes pour les Etats-Unis: un, l’administration Biden - très impliquée dans les considérations écologiques - ne devrait pas être très ouverte quant aux cryptomonnaies et à leur surutilisation énergétique; deux, l’électricité aux USA coute, selon les sources, entre 3 et 6 fois plus chère qu’en Chine (or le coût énergétique est un facteur clé dans la production des bitcoins)…

Et c’est donc dans ce cadre qu’a été publié l’article du Wall Street Journal évoqué ci-dessus (Bitcoin Miners Eye Nuclear Power as Environmental Criticism Mounts - WSJ). Selon le WSJ, certains mineurs de crypto-monnaies concluent donc des accords avec des exploitants de centrales nucléaires en difficulté, qui ne produisent pas de carbone et disposent d'une capacité énergétique excédentaire.

En effet, les centrales nucléaires constituent une source constante d'énergie sans émissions, mais comme les centrales au charbon (ces dernières étant par ailleurs très polluantes) beaucoup de ces centrales nucléaires sont confrontées à un défi de taille: vendre leur production sur les marchés américains de gros de l'électricité, face à la concurrence acharnée de l'énergie éolienne et solaire et, surtout, de la production de gaz naturel, qui est devenue moins chère aux USA après le boom de la fracturation qui a conduit à d'énormes découvertes de ce combustible (le fameux gaz de schiste).

Concrètement par exemple, Talen Energy a créé une coentreprise avec la société d'extraction de bitcoins TeraWulf qui a commencé à aménager un terrain pour une installation minière de la taille de 4 terrains de football (!) à côté de sa centrale nucléaire de Pennsylvanie. Ou encore une autre centrale nucléaire fournira de l'énergie à un centre minier de Standard Power en Ohio à partir de décembre.

De nouveaux projets nucléaires intéressent également les mineurs de cryptomonnaies: la start-up Oklo, qui prévoit de construire une petite centrale à fission pouvant fonctionner avec du combustible nucléaire usagé, a signé un contrat d'approvisionnement de 20 ans avec la société de matériel et d'hébergement Compass Mining.

Tout cela s’apparente donc à un « win-win deal »: les mineurs de bitcoins, gourmands en électricité, veulent une énergie stable et sans carbone, se refaisant donc au passage une "virginité écologique"; d’un autre côté les centrales nucléaires, concurrencées par des sources d'énergie moins chères comme le gaz de schiste, ont besoin de nouveaux clients et trouvent donc des débouchés importants avec des besoins des mineurs qui pourraient par ailleurs augmenter au gré de la sophistication croissante des machines de minage…

Nouvelles économiques et financières: l’inflation reste élevée tant en Europe qu’aux Etats-Unis

En France l’activité manufacturière a ralenti en septembre selon IHS Markit dont l’indice a atteint 55 points contre 57.5 en août, les problèmes d’approvisionnement bien connus pesant sur le secteur. Dans une même logique, la pénurie de composants électroniques se faisant toujours sentir, les immatriculations de voitures neuves en France ont reculé pour le 4e mois consécutif. Soit 133.835 immatriculations en septembre, ce qui est 20.5% plus bas qu’il y a un an. Et les perspectives ne sont pas bonnes pour la fin d’année…

De manière consolidée, en zone euro, et à l’instar de la France, l’activité manufacturière a évidemment aussi ralenti en septembre, à 58.6 points contre 61.4 points en août, la chaîne d’approvisionnement posant problème. Quant à l’inflation en zone euro en septembre, à 3.4% sur un an (contre 3% en août), elle est à son plus haut niveau depuis 2008. Les économistes tablaient par ailleurs sur un chiffre un plus modéré (3.3%).

Aux Etats-Unis, bonne nouvelle, la confiance des consommateurs américains s’est améliorée plus que prévu en septembre, l’indice de confiance de l’Université du Michigan s’inscrivant à 72.8 points (contre 70.3 points en août) et alors que les économistes interrogés par Reuters comptaient sur un chiffre de 71 points. Bonne surprise également du côté de la consommation des ménages, supérieure aux attentes en août, en hausse de 0.8%, même si le chiffre doit être relativisé, le chiffre de juillet étant révisé à la baisse.

Par contre, et comme en zone euro, l’inflation US a encore augmenté en août, atteignant 4.3% mais cela reste néanmoins stable à un an d’intervalle.

Evolution des marchés boursiers: l’Europe morose, les USA voient la vie en rose…

Tableau des principaux indices boursiers au 04/10/2021

Le spectre d’une inflation plus persistante que prévu continue à miner le moral des investisseurs d’autant que les chiffres annoncés aujourd’hui en Europe indiquent que la hausse des prix est la plus élevée observée depuis 13 ans. Et si aux USA, cette hausse des prix s’est stabilisée elle reste aussi à un niveau très élevé historiquement.

Bref, l’indice européen Stoxx 600 s’est de nouveau inscrit en recul pour terminer la semaine (-0.42%)… et commencer le mois!

Dans ce contexte maussade, seuls 3 secteurs ont terminé dans le vert: l’immobilier (+1.37%), les services aux collectivités (+1.01%) et la consommation cyclique (+0.49%). Dans ce dernier secteur, le groupe anglais d’e-commerce THG a pourtant enregistré la plus lourde perte de l’indice Stoxx 600 Europe soit -10.2%. La société qui avait été introduite il y a un an a bien performé jusque janvier 2021 avant de commencer à décevoir ses investisseurs et de repasser même maintenant sous son cours d’introduction…

Du côté des secteurs en perte, les actions technologiques ont été les plus touchées (-1.16%), devant les matériaux et les soins de santé, tous deux perdant 1.04%. Dans ce dernier secteur, l’équipementier médical allemand Sartorius a chuté de 6.1% après que Soc Gen ait dégradé l’action, citant des dépenses plus élevées (en marketing, personnel et acquisitions) pour soutenir la croissance de la société. Il faut néanmoins souligner que l’action, tenant compte du fort recul de vendredi, gagne encore plus de 50% depuis le début de l’année et plus de 170% depuis décembre 2019…

Individuellement on a noté la belle performance d’EDF (+5.9%) et d’Engie (+2.5%), les 2 sociétés étant soulagées par le fait que les mesures annoncées par le Premier ministre français Jean Castex pour contenir la flambée des prix de l'énergie ne risquent pas d'affecter négativement les producteurs (comme ça a été le cas en Espagne notamment).

Enfin les sociétés liées au tourisme, comme TUI (+5.5%), IAG (+5.3%), Ryanair (+5%) ou Deutsche Lufthansa (+4.9%), se redressées après que les pays du G7 ont promis de travailler à l'élaboration de normes communes pour accélérer la reprise des voyages internationaux.

A contrario de l’Europe, Wall Street a clairement clôturé positivement vendredi soir, l’indice S&P 500 gagnant 1.15% et l’indice Nasdaq 0.82%, les investisseurs étant rassurés par le vote de justesse du Congrès pour éviter la paralysée de l’Etat fédéral. Seuls les services aux collectivités ont fini (très) légèrement dans le rouge (-0.04%).

Le secteur de l’énergie a par contre gagné 3.3%, dans la foulée de prix du pétrole à la hausse, le Brent cotant à nouveau environ 79 USD le baril. A noter que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP+) se réunissent virtuellement aujourd’hui pour entériner une nouvelle hausse de la production d’or noir, décidée en septembre. Cela se traduira par la mise sur le marché de 400.000 barils supplémentaires tous les mois et ce, jusqu'en septembre 2022. 

Derrière, les meilleures performances du jour étaient celles des services de communication (+1.78%), des matériaux (+1.60%), de la finance (+1.59%), des technologies (+1.44%) et de l’industrie (+1.41%). Les autres enregistraient des progrès nettement moins marqués.

Individuellement, la bourse aura été animée, à la hausse et à la baisse, par les actions pharmaceutiques. Du côté positif, Merck a bondi de 8.4% après que la société ait déclaré que sa pilule expérimentale Molnupiravir réduit de moitié le risque d'hospitalisation et de décès dû au Covid-19. Cela pourrait être un tournant dans la lutte mondiale contre le coronavirus. Mais cette bonne nouvelle pour Merck a eu l’effet inverse pour ceux qui ont profité, jusqu’à présent des vaccins lancés sur le marché comme Moderna (-11.4%), BioNTech (-6.7%) ou Regeneron (-5.7%) et donc le cours avait fortement monté.

Notons toutefois que la principale hausse du jour a été le fait du producteur d’engrais CF Industries (+9.5%) après que JP Morgan ait relevé son objectif de cours sur la société (de 60 à 68 USD), constatant des conditions positives sur le marché des engrais azotés.

Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui: Asie peu en forme, futures partagés

Ce matin (7h30), les marchés asiatiques sont toujours marqués par la fermeture des bourses chinoises (long congé de fête nationale), à l’exception de Hong-Kong. Celle-ci a repris les cotations en corrigeant nettement ce matin (-2%). De son côté Tokyo perd 1%. Les gains initiaux sur les bourses asiatiques ont disparu après la suspension de la cotation des actions de China Evergrande Group à Hong Kong, ainsi que de celles de son unité de gestion immobilière.

Les contrats à termes (futures) sur les marchés boursiers occidentaux sont actuellement partagés: si l’Europe pourrait ouvrir en hausse lors des premiers échanges, ce sera l’inverse aux USA. En sens inverse en fait de la séance de vendredi…

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui, au niveau économique, très peu de données seront publiées, comme souvent en début de semaine. Néanmoins 2 réunions importantes sont au programme de la journée, celle des ministres des Finances de la zone euro et celle des ministres de l’OPEP+. Aux USA, on disposera des commandes à l’industrie pour le mois d’août.

Au niveau des résultats de sociétés, rien d’important à souligner ce jour.

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