Pourquoi cette flambée des prix de l’énergie et quels sont les secteurs les plus impactés?

À RETENIR:

  • Le fait du jour – Pourquoi cette flambée des prix de l’énergie et quels sont les secteurs les plus impactés? Depuis quelques temps, LE sujet d’actualité est la flambée des prix de l’énergie. Après le pétrole, c’est le gaz et l’électricité qui connaissent de fortes poussées de fièvre. Si la reprise économique est une raison importante, la corrélation entre les différentes énergies en est une autre, sans compter la problématique des quotas de CO2 et d’autres éléments… Et in fine, quels secteurs vont particulièrement… payer la facture? Analyse ci-dessous.
  • Nouvelles économiques et financières: Au Royaume-Uni, le PIB a progressé plus que prévu au 2e trimestre, soit de 5.5% par rapport au 1er trimestre contre une estimation initiale de 4.8% seulement. En Allemagne, l’inflation sur un an a atteint 4.1% en septembre, en hausse de 0.3% par rapport à août. Toujours en Allemagne, le taux de chômage s’est par contre stabilisé à 5.4% en septembre, après 4 mois de baisse, représentant 2.465.000 chômeurs. En zone euro par contre, le taux de chômage a continué de diminuer en août, soit 7.5% de la population active contre 7.6% en juillet et 7.8% en juin. Aux Etats-Unis, la croissance économique a finalement 6.7% au 2e trimestre, un niveau qu’on n’avait plus connu depuis 1983… Par contre, toujours aux USA, les inscriptions au chômage pour la semaine se terminant le 25/9, ont augmenté de manière inattendue à 362.000 personnes.
  • A propos des marchés boursiers: le mois de septembre ne s’est pas terminé sur une note positive. Si l’Europe a limité les dégâts en terminant en très léger recul, Wall Street a perdu davantage et a même enregistré son pire mois boursier depuis mars 2020. Aux Etats-Unis, ce sont essentiellement les secteurs à connotation cyclique qui ont le plus souffert hier, la consommation discrétionnaire plaçant même 4 actions parmi les pires performances du jour. En Europe, on aura noté que ce sont 2 actions belges qui ont fait l’actualité: Ageas a affiché la meilleure performance européenne, tous secteurs confondus, après que la société chinoise Fosun a augmenté sa participation dans l’assureur. Colruyt a par contre chuté le plus en Europe, à nouveau tous secteurs confondus, après que son CEO a prédit une année difficile pour la société…
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui: Ce matin (7h30), les marchés asiatiques sont marqués par la fermeture des bourses chinoises, jusqu’au mercredi 6 octobre prochain inclus, en raison de la Fête Nationale. La bourse de Tokyo par contre chute fortement (-2.3%). Les contrats à termes (futures) sur les marchés boursiers occidentaux indiquent actuellement que l’Europe et les Etats-Unis vont ouvrir clairement en baisse lors des premiers échanges…
  • Aujourd’hui, au niveau économique, de nombreux indicateurs seront publiés. En Allemagne, on aura les ventes aux détail pour le mois d’août. En Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni,… mais aussi zone euro), on disposera des indices PMI Markit manufacturiers définitifs pour le mois de septembre. L’indice d’inflation IPCH flash de septembre pour la zone euro fera aussi l’objet de beaucoup d’attention. Aux USA, on aura les chiffres des dépenses et revenus des ménages, ainsi que l’indice des prix PCE pour le mois d’août. Mais aussi l’indice ISM manufacturier pour septembre ainsi que l’indice de confiance définitif du Michigan pour septembre. Au niveau des résultats de sociétés, par contre, pas de résultats vraiment marquants à suivre ce jour.

Le fait du jour – Pourquoi cette flambée des prix de l’énergie et quels sont les secteurs les plus impactés?

A partir de mars 2020 on a vu une forte remontée des prix pétroliers, ceux-ci ayant depuis lors une importance prépondérante dans la reprise de l’inflation. Mais depuis quelques mois on constate aussi une flambée d’autres sources d’énergie comme le gaz ou l’électricité. C’est d’autant plus problématique, comme nous allons le voir, que l’évolution du prix de ces différentes énergies est corrélée et entraîne l’ensemble dans une spirale infernale. Et celle-ci a, aura, des impacts non seulement sur la facture des consommateurs mais aussi sur de nombreuses industries (très) énergivores…

Les prix du pétrole sont passés de 19.33 USD pour le baril de Brent – un plus bas en près de 20 ans – à près de 80 USD actuellement. La forte reprise économique, combinée à une offre restreinte (l’OPEP avait réduit sa production en 2020 et ne l’augmente maintenant que très progressivement), explique cette tendance haussière. Mais depuis quelques temps, les prix pétroliers sont aussi tirés vers le haut à cause des tensions sur le marché du gaz. En effet, vu l’explosion du prix de celui-ci, les industriels se tournent davantage vers le pétrole pour produire de l’électricité

Il faut en effet rappeler que l’électricité est produite à partir d’autres sources d’énergie, mais le mix de celles-ci a fortement évolué depuis 50 ans.

Graphique: part du pétrole dans la production d’électricité

Comme on le voit ci-contre, la part du pétrole dans la production d’électricité a chuté de près de 20% en 1971 à moins de 3% en 2019. Le nucléaire, le "plan B" suite aux chocs pétroliers des années ’70 a ensuite vu sa part progressivement diminuer, cette énergie étant remise en question. Le charbon conserve une part prépondérante devant les énergies renouvelables mais celles-ci sont soumises notamment aux aléas du soleil et du vent, ainsi qu’à un développement moins rapide qu’espéré.

Par contre le gaz, qui représentait une petite partie dans la génération d’électricité il y a 50 ans compte maintenant pour près d’1/4 dans la production d’électricité… Si le gaz était une excellente solution il y a quelques années, ses prix étant bas, la forte poussée de fièvre des derniers mois a complètement rebattu les cartes. Ainsi sur le graphe suivant, on voit le décollage récent du prix du gaz sur la principale référence européenne:

Graphique: prix du gaz sur la principale référence européenne entre 2011 et 2021

Mais pourquoi les prix du gaz ont-ils explosé aussi fort? La fameuse loi de l’offre et de la demande joue à plein. Comme l’écrivait récemment Libération (Gaz, électricité: jusqu’où les prix de l’énergie peuvent-ils grimper? – Libération (liberation.fr), avec la reprise économique, "les industries énergivores retournent à plein régime et tout le monde veut du gaz, car les centrales à cycle combiné utilisées pour produire de l’électricité émettent 3 fois moins de CO2 que les centrales à charbon". Ah oui, on avait oublié cette donnée du CO2 – liée à la problématique "climat" - qui vient encore compliquer les choses… Et le prix de la tonne de CO2 a dépassé mardi en journée, pour la 1ère fois, les 65 euros sur le marché des quotas de carbone, ce qui concourt encore plus à la ruée sur le gaz!

Graphique: évolution du prix de la tonne de CO2 en 2021

Et le problème est aggravé en Europe… Si les USA sont quasi autonomes avec leurs gaz de schiste, la plupart des pays européens sont ultra-dépendants au gaz venu de Russie, d’Algérie ou de Norvège, et transportés par gazoduc ou par des méthaniers! Pour ne rien arranger, les stocks européens sont bas… Et si ça ne suffisait pas encore, l’économie chinoise est très gourmande en Gaz Naturel Liquéfié (GNL) - d’autant plus que ce pays a actuellement de graves problèmes d’approvisionnement en électricité – et donc la Chine achète du gaz au prix fort, tendant davantage les prix…

Et en Europe c’est le gaz qui sert d’étalon pour fixer les prix de l’électricité. Peu importe d’ailleurs comment est produite individuellement, dans chaque pays, l’électricité. Ainsi des pays disposant d’un important parc nucléaire pour produire l’électricité se sentent défavorisés par le système européen… La France dispose ainsi du plus grand parc nucléaire en Europe (le 2e au monde aussi derrière les USA) lui servant à produire environ 70% de son électricité; pour la Belgique, également fortement nucléarisée, le ratio est de 47.6%. En Espagne le ratio est de 21.4% et aux Pays-Bas de seulement 3%... (Énergie nucléaire en Europe: répartition des réacteurs dans l'UE (connaissancedesenergies.org).

Et rien ne dit par ailleurs, au contraire, que les prix du gaz vont diminuer à court/moyen terme: la saison hivernale, très demandeuse d’énergie, arrive et tant les Norvégiens que les Russes semblent incapables d’augmenter leurs livraisons… D’ailleurs en France, la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) estime que "Les prix de gros du gaz pour les produits futurs indiquent actuellement un maintien des niveaux de prix très élevés pendant l'automne 2021 et l'hiver 2021-2022, puis une baisse à partir du printemps et de l'été 2022, avant un retour à la normale pour l'année 2023". Energie: 5 questions sur la flambée des prix dans le monde | Les Echos.

A plus long terme, en Europe, la Russie a promis d'augmenter ses livraisons de gaz naturel et de signer de nouveaux contrats de livraison avec des volumes accrus. Cette donnée est cruciale: comme nous le signalions ci-dessus, l’Europe est extrêmement dépendante de la Russie en matière de gaz. Ainsi en 2020, la Russie représentait 33% de l’approvisionnement européen en gaz devant la Norvège (20%) (Source: BP Statistical Review of World Energy 2021).

Or en mer du Nord, la production a été ralentie par des arrêts techniques d'infrastructures, retardés en 2020 à cause de la pandémie. C'est donc sur la Russie que repose actuellement l’essentiel de l'approvisionnement de l'Europe en gaz. Et plus particulièrement sur Gazprom, le géant russe du secteur, qui détient le monopole des exportations vers l'Europe par gazoduc. En temps normal, Gazprom aurait augmenté ses exportations pour répondre à la demande. Mais cette année, le géant du gaz était en pleine construction du gazoduc Nord Stream 2 maintenant achevé (schéma ci-dessous).

Visuel d'illustration

Or ce chantier avait longuement été retardé par les sanctions américaines contre Moscou…

Quel rapport avec la flambée des prix?

Le groupe proche du Kremlin, et de Vladimir Poutine en particulier, est soupçonné d'avoir réduit ses approvisionnements de gaz passant par l'Ukraine pour pousser l'Allemagne à approuver plus rapidement l'entrée en service de ce gazoduc à travers la mer Baltique - ce que Gazprom dément…

En conséquence de la flambée des prix du gaz, certains pays envisagent de rallumer leurs centrales au fioul, un dérivé du pétrole. Et dans ce cas, les capacités de production des centrales au fioul pourraient augmenter de 29 gigawatts cet hiver, d'abord en Asie où elles sont encore nombreuses, mais aussi en Europe. Oui mais… en Europe, le recours au pétrole est freiné par l'obligation pour les producteurs d'acheter des crédits CO2, les centrales à gaz et… même au charbon émettant moins de gaz à effet de serre que les centrales au fioul. Et le 14 juillet dernier, la Commission Européenne a annoncé qu’elle voulait accélérer le rythme de réduction du plafond des émissions de CO2 d’ici 2030 et donc polluer deviendra de plus en plus cher… Bref, rien n’est décidément simple dans l’équation énergétique! D’autant que logiquement si on recourt davantage au fioul, donc au pétrole, on risque encore d’accentuer la tendance haussière des prix du pétrole…

Si évidemment les ménages sont touchés de plein fouet par la flambée des prix de l’énergie, les entreprises sont aussi touchées au cœur, et en particulier ce que certains appellent les "électro-intensifs" et les "gazo-intensifs" (Les entreprises face au piège de la flambée des prix de l'énergie | Les Echos).

Et en première ligne, au niveau mondial, on trouve ainsi les entreprises sidérurgiques, la chimie, les cimentiers, les producteurs d’aluminium, mais aussi ceux qui produisent du papier ou du carton, les producteurs de verre, l’agroalimentaire,…

Si on considère plutôt l’Europe, en France, une étude intéressante de l’INSEE (Consommation d’énergie par type et activité | Insee) a montré que la consommation d’énergie par type d’activité en 2019 était la plus importante en gaz, pétrole et électricité pour les secteurs suivants:

Tableau: consommation d’énergie par type d’activité en 2019

Dans les pays comme en France ou en Belgique où la filière nucléaire est importante, les secteurs plus exposés sont en partie protégés par une électricité plus compétitive et moins sensible aux variations des prix du marché. Mais une partie de la facture reste néanmoins sensible à l’évolution des prix de gros internationaux.

Et dans ce cadre, les industriels particulièrement énergivores n’ont pas 36 solutions:

  • soit ils essaient de répercuter (au moins en partie) la hausse des coûts de l’énergie (exemple de l’automobile) sur leurs clients;
  • soit ils sont obligés d’amputer une partie leurs marges;
  • soit d’arrêter les machines et chaînes de production les plus consommatrices aux heures de pointe (exemple de certains sidérurgistes)…

Dans les prochains mois, à côté d’une forte reprise remplissant les carnets de commande, les entreprises de nombreux secteurs devront aussi non seulement composer avec des chaînes d’approvisionnement tendues, des pénuries de matières premières ou de composants, mais aussi avec des prix de l’énergie impactant leur business…

Nouvelles économiques et financières: Des statistiques dans tous les sens

Au Royaume-Uni, le PIB a progressé plus que prévu au 2e trimestre, soit de 5.5% par rapport au 1er trimestre contre une estimation initiale de 4.8% seulement. En Allemagne, l’inflation sur un an a atteint 4.1% en septembre, en hausse de 0.3% par rapport à août. Ces chiffres sont supérieurs aux estimations des économistes qui prévoyaient une inflation de 4% en rythme annuel. Toujours en Allemagne, le taux de chômage s’est par contre stabilisé à 5.4% en septembre, après 4 mois de baisse, représentant 2.465.000 chômeurs. Toutefois en données corrigées des variations saisonnières, le nombre de chômeurs a diminué de 30.000 personnes.

En zone euro par contre, le taux de chômage a continué de diminuer en août, soit 7.5% de la population active contre 7.6% en juillet et 7.8% en juin. Si on considère l’ensemble de l’Union Européenne, le chômage a aussi reculé, soit 6.8%.

Aux Etats-Unis, la croissance économique a finalement atteint 6.7% au 2e trimestre, un niveau qu’on n’avait plus connu depuis 1983… Parmi les principales raisons expliquant cette vigueur de l’économie, les dépenses de consommation ont bondi de 12% alors que les exportations s’inscrivaient par ailleurs en forte hausse (+7.6%). Par contre, toujours aux USA, les inscriptions au chômage pour la semaine se terminant le 25/9, ont augmenté de manière inattendue à 362.000 personnes (les économistes prévoyaient 335.000) contre 351.000 la semaine précédente.

Evolution des marchés boursiers: L’Europe gère, mais Wall Street rechute

Tableau des principaux indices boursiers au 01/10/2021

Après la baisse de mercredi, les bourses européennes ont pris le chemin inverse hier en baissant, mais très légèrement, l’indice Stoxx 600 Europe reculant de seulement 0.05%. Le sursaut d’avant-hier n’a pas tenu face aux nouvelles craintes inflationnistes après qu’on eut pris connaissance des chiffres de la hausse des prix en Allemagne ou en France. A noter que les mouvements de ce jeudi ont aussi pu être influencés par le fait que c’était le dernier du mois mais aussi du 3e  trimestre, date à laquelle certains fonds procèdent à des arbitrages.

4 secteurs ont terminé dans le vert, l’énergie (+1.02%), les soins de santé (+0.48%), les matériaux (+0.31%) et, de justesse, les financières (+0.05%).

Dans ce dernier secteur, une action belge a tenu la vedette en Europe, l’assureur Ageas (+5.8%), principale hausse tous marchés confondus. Le groupe Fosun, le plus grand conglomérat de Chine (actif dans la santé, la finance et le divertissement) a annoncé une augmentation de sa participation à 10,01%. Plus précisément Fosun International et Fidelidade Companhia de Seguros, contrôlée par Fosun, détiennent 7,07% des droits de vote d'Ageas par le biais d'actions et les 2,84% restants par le biais de swaps. Fosun précède ainsi Blackrock et l’assureur chinois Ping An qui contrôlent chacun environ 5.2% d’Ageas.

Les secteurs en baisse hier étaient emmenés par les services aux collectivités (-1.56%) devant la consommation cyclique (-0.96%), l’immobilier (-0.90%), l’industrie (-0.67%), la consommation de base (-0.65%), la technologie (-0.41%) et les services de communication (-0.29%).

Dans le secteur de la consommation de base, l’action du distributeur belge Colruyt s’est effondrée de 9% s’affichant ainsi comme la lanterne rouge en Europe, quelques soient les secteurs… A l’issue de son Assemblée Générale de mercredi soir, le CEO Jef Colruyt a dit s’attendre à ce que le bénéfice de l’exercice en cours soit "considérablement inférieur" à celui de l’exercice précédent. Le patron du groupe a ajouté "A la fin de l’exercice 2019-2020 et tout au long de l’exercice 2020-2021, la pandémie mondiale a eu un impact sans précédent sur notre groupe, qui a pu être ressentie dans la vente, la production, la logistique et l’administration".

Aux USA, la journée boursière a été nettement plus vendeuse qu’en Europe. Si l’indice Nasdaq a limité sa perte à 0.44%, le S&P 500 a chuté de 1.19%. Et le mois de septembre aura été le plus mauvais, pour les 2 indices, depuis la chute de mars 2020: l’indice S&P 500 a perdu 4.8% et le Nasdaq 5.6% sur ce seul 9e mois de l’année. Et pourtant, à côté des craintes actuelles (inflation, ralentissement chinois, variant delta,…), une bonne nouvelle a rassuré hier soir les américains: le Congrès a finalement approuvé une loi de finances pour éviter le "shutdown" aux USA.

Mais finalement aucun secteur boursier n’est parvenu à garder la tête au-dessus de l’eau. Les secteurs à connotation cyclique ont globalement été les plus touchés. Les actions industrielles ont d’ailleurs baissé le plus soit de 2.11%, devant les financières (-1.62%), les matériaux (-1.59%) et l’énergie (-1.44%).

Par contre les secteurs liés à la nouvelle économie ont enregistré des reculs plus limités. Les actions technologiques ont ainsi reculé de 0.68% et celles des services de communication de 0.42%.

Du côté des actions individuelles, c’est le secteur de la consommation cyclique qui a enregistré les pires performances du jour. Et en premier lieu l’action de la société de véhicules d’occasion Carmax s’est effondré de près de 13% après avoir annoncé des résultats en deçà des attentes. Dans ce même secteur de la consommation discrétionnaire on notait les reculs marqués de Gap (-8%), Newell Brands (-7.4%) et Hanesbrands (-7.3%).

Au rayon des actions ayant néanmoins terminé dans le vert, la société technologique Paychex a affiché la meilleure performance du jour (+4.3%) après avoir publié des résultats meilleurs qu’espérés et revu ses prévisions à la hausse. Paychex fournit des solutions intégrées d'externalisation de service de la paie, de ressources humaines et d'avantages sociaux à des PME aux USA. Ses services vont du calcul des salaires aux remboursements d'impôts en passant par l'administration des plans de retraite et des indemnisations de travailleurs.

Les tendances boursières du jour: Chine fermée, Tokyo et futures en baisse

Ce matin (7h30), les marchés asiatiques sont marqués par la fermeture des bourses chinoises, jusqu’au mercredi 6 octobre prochain inclus, en raison de la Fête Nationale. La bourse de Tokyo par contre chute fortement (-2.3%).

Les contrats à termes (futures) sur les marchés boursiers occidentaux indiquent actuellement que l’Europe et les Etats-Unis vont ouvrir clairement en baisse lors des premiers échanges…

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui, au niveau économique, de nombreux indicateurs seront publiés aujourd’hui. En Allemagne, on aura les ventes aux détail pour le mois d’août. En Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni,… mais aussi zone euro), on disposera des indices PMI Markit manufacturiers définitifs pour le mois de septembre. L’indice d’inflation IPCH flash de septembre pour la zone euro fera aussi l’objet de beaucoup d’attention. Aux USA, on aura les chiffres des dépenses et revenus des ménages, ainsi que l’indice des prix PCE pour le mois d’août. Mais aussi l’indice ISM manufacturier pour septembre ainsi que l’indice de confiance définitif du Michigan pour septembre.

Au niveau des résultats de sociétés, par contre, pas de résultats vraiment marquants à suivre ce jour.

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