Les sociétés familiales surperforment toujours, même pendant la pandémie!

A RETENIR:

  • Le fait du jour: Les sociétés familiales surperforment toujours, même pendant la pandémie! Nous avons actualisé et développé un sujet que nous avons déjà traité ces dernières années et en tenant compte des premières conclusions post pandémie. L’évidence est toujours présente: les sociétés familiales ont un meilleur comportement boursier que les non familiales et pour plusieurs raisons que nous expliquons et étayons ci-dessous.
  • Nouvelles économiques et financières: Aux Etats-Unis la confiance des consommateurs en août a chuté en août à son plus bas niveau depuis près de 10 ans. D’un autre côté, la hausse des prix à la consommation outre-Atlantique a poursuivi sa tendance haussière en juillet. Toutefois le rythme inflatoire aurait tendance à baisser ce qui va dans le sens des économistes pour lesquels la surchauffe n’est que temporaire. Concernant le très attendu discours de Jerome Powell, le patron de la Réserve Fédérale américaine (FED), celui-ci a été court mais sans surprise, les rachats d’actifs pourraient être réduits en fin d’année. Par contre, nouvelle rassurante pour les marchés, la première hausse des taux n’est pas pour tout de suite.
  • A propos des marchés boursiers: Suite aux propos rassurants de J. Powell, les marchés européens ont clôturé la semaine positivement, les pétrolières bénéficiant notamment toujours de la hausse des prix pétroliers. Si Just Eat Takeaway a baissé le plus en Europe, suite à une mesure régulatoire de New York, l’action ASML a par contre battu un nouveau record. Elle gagne ainsi près de 77% en 2021 et 641% sur les 5 dernières années… A Wall Street les pétrolières ont aussi fait le show, 3 des leurs affichant les plus fortes hausses de l’indice S&P 500 qui a battu un nouveau record historique, tout comme le Nasdaq. Moderna a par contre chuté suite aux décès de 2 personnes au Japon, peut-être dus à un lot de vaccins contaminés par une substance étrangère.
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui: Ce matin (7h30), les marchés boursiers asiatiques sont partagés. En Chine, l'accent reste mis sur les mesures réglementaires prises par Pékin. Les dernières mesures comprennent une campagne visant à sévir contre les plateformes commerciales et les comptes de médias sociaux qui publient des informations liées à la finance jugées économiquement préjudiciables. Une autre mesure est une proposition de système de notation de crédit pour réglementer les entreprises de streaming en direct. A noter que la bourse de Londres est fermée ce lundi en raison du Summer Bank Holiday. Les contrats à termes (futures) sur les bourses occidentales indiquent actuellement une hausse des indices boursiers à l’ouverture, tant en Europe qu’aux USA.
  • Aujourd’hui, sur le plan économique nous aurons notamment les chiffres d’inflation allemand et belge pour le mois d’août. En Belgique on disposera de la 2e estimation du PIB pour le 2e trimestre. En zone euro on prendra connaissance de l’indice de confiance des consommateurs et des entrepreneurs pour le mois d’août. Enfin aux USA, on recevra les chiffres des promesses de ventes de logements en juillet et ceux de l’enquête manufacturière de la FED de Dallas. Au niveau des résultats de sociétés, quelques chiffres à mentionner comme ceux de Greenyard ou de Gazprom en Europe. Aux Etats-Unis on sera attentif à ceux de Zoom Video.

Le fait du jour: Les sociétés familiales surperforment toujours, même pendant la pandémie!

Avant le début de la pandémie, j’ai donné plusieurs conférences sur la thématique des entreprises familiales, avec un constat: sur longue période elles performent mieux en bourse que les autres, non familiales.

Dans la chronique qui suit, j’ai souhaité actualiser le thème, sur base d’articles et études plus récents. J’ai aussi voulu voir si, dans la période économique compliquée qu’ont subi les sociétés du fait des conséquences de la pandémie, ces  sociétés familiales se comportaient toujours aussi bien sur les marchés boursiers.

Mais d’abord un rappel. Qu’entend-on par "société familiale"? Rien qu’en Europe, il existe près de 100 définitions différentes! Mais selon un rapport de 2009 de la Commission Européenne une entreprise est dite "familiale" si:

  • La majorité des droits de vote est détenue par la ou les personnes physiques qui ont créé l’entreprise, ou par la ou les personnes physiques qui ont acquis le capital de l’entreprise, ou bien par leurs conjoints, parents ou enfants ou par les héritiers directs de leurs enfants. 
  • Au moins un représentant de la famille ou de la parentèle participe formellement à la gouvernance de l’entreprise
  • Les sociétés cotées en bourse entrent dans la définition de l’entreprise familiale si les personnes qui ont créé ou acquis l’entreprise (capital) ou bien leur famille ou leurs descendants détiennent 25% des droits de vote issus de leur capital (Remarque: dans la pratique ce seuil est souvent abaissé à 20%). 

Le site "Family Capital" répertorie ainsi les 750 plus grandes sociétés familiales au monde, cotées ou non en bourse (The World’s Top 750 Family Businesses Ranking | Family Capital). Evidemment, comme le souligne les auteurs de cette étude, le classement n’a pas (encore) mesuré les effets de la pandémie sur leurs résultats. Néanmoins, ils constatent que les sociétés familiales ont affronté les difficultés 2020-2021 avec des bilans solides, suggérant qu’elles ont plus aisément affronté les vents contraires que les sociétés non-familiales.

Notons que pour être reprises dans ce classement des 750, les sociétés familiales ont dû publier, en 2019, des revenus annuels de minimum 2.6 milliards USD contre seulement 2.2 milliards USD pour l’édition précédente. Par ailleurs, les auteurs de l’étude n’ont repris, pour les sociétés privées (non cotées), seulement celles dans lesquelles les actionnaires familiaux détenaient au moins 50% des droits de vote. Pour les sociétés publiques (cotées en bourse), le seuil minimal de sélection est de 30%. Les critères sont donc plus stricts que ceux que nous avons repris officiellement ci-dessus.

Si dans ce classement, la région Asie-Pacifique devient de plus en plus importante, l’Europe représente toujours la part la plus importante des grandes sociétés familiales avec 298 représentants (40%) sur les 750 de la liste. L’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique ont chacun 188 représentants (soit 25% chacun). Le reste du monde (Amérique du Sud, Afrique,…) compte pour 10%. Si on considère plutôt les pays, les USA sont loin devant les autres avec 166 sociétés familiales contre 96 pour l’Allemagne. Mais pour cette dernière ce sont 12 sociétés en moins que lors du classement précédent, indiquant le recul progressif de l’Europe au détriment de l’Asie.

Sur base de ce classement, nous avons sélectionné ci-dessous les 50 premières sociétés, classées selon leurs revenus 2019. Le podium est constitué de Walmart (grands magasins), Volkswagen (automobiles) et Berkshire Hathaway dont nous avons longuement parlé dans notre chronique de vendredi (Warren BUFFET et BERKSHIRE HATHAWAY, secrets et réussite d’une gestion "simple" - Private Banking CBC). Notons que la 1ère société belge AB Inbev figure à la 32e place du classement mondial des sociétés familiales. Beaucoup plus bas dans le classement, concernant les sociétés belges, on trouve aussi Solvay (169e), Colruyt (207e), GBL (350e), UCB (414e), Bekaert (467e), Ackermans & Van Haaren (472e), Viohalco (en fait une société grecque, mais basée à Bruxelles, 479e), Greenyard (504e), D’Ieteren (515e), ETEX (637e) et Econocom (640e).

50 premières sociétés familiales au monde

Quelles sont les caractéristiques des sociétés familiales?

1.     Les fondateurs d’entreprises familiales sont des BATISSEURS comme l’a rappelé fort opportunément Carmignac en février 2021 dans un article consacré aux sociétés familiales, "Les émissions de télévision basées sur des conflits au sein des entreprises familiales sont populaires depuis des années. Pourtant, dans les faits, ils n’ont souvent que peu de fondement: en réalité, des dizaines de milliers d'entreprises détenues principalement par des familles ou par leur fondateur continuent de générer de la performance et ainsi de créer de la valeur chaque année, et ce depuis des décennies. Aujourd'hui, les entreprises familiales représentent 70% du PIB mondial et contribuent à hauteur de 50 à 80% des emplois dans de nombreux pays, notamment en raison du fait que les fondateurs d'entreprises familiales ne sont pas des parieurs, mais des bâtisseurs" (L’entreprise familiale: un modèle durable loin des caricatures (carmignac.be));

2.     Elles ont une vision davantage orientée vers le LONG TERME, au-delà de la pression des investisseurs classiques qui exigent une amélioration trimestrielle des résultats, combinée avec une GESTION PRUDENTE;

3.     Elles sont généralement MOINS ENDETTEES que les entreprises non familiales. La base de données "Family 500" de Carmignac, qui suit les entreprises mondiales contrôlées à 10% minimum par des familles, fondateurs, fondations ou des trusts, montre qu'en moyenne, leur niveau d'endettement relatif est environ trois fois inférieur à celui des entreprises non familiales. Ce moindre endettement est corroboré par l’étude annuelle du Crédit Suisse sur un échantillon de 1.000 sociétés familiales (cs-family-1000-post-the-pandemic.pdf) mais aussi par une autre étude d’UBS (voir tableau ci-dessous via le ratio "gearing" ou ratio d’endettement);

4.     Les RATIOS FINANCIERS sont la plupart du temps MEILLEURS dans le chef des sociétés familiales. Ainsi des analystes de la banque suisse UBS, ont notamment clairement prouvé dans une étude publiée en 2015 (ubs-why-do-family-controlled-public-companies-outperform.pdf) que, comparativement aux sociétés classiques, la rentabilité des sociétés familiales (calculée via l’EBIT ou bénéfice avant intérêts et impôts) est meilleure que la moyenne. Dans cette même étude, on voit par ailleurs que le rendement sur capital investi (calculé via le ratio ROE ou Return On Equity), c’est-à-dire l’utilisation des capitaux de la société, est aussi supérieur à la moyenne.

Ratios financiers

Même conclusion, selon l’étude 2020 de Crédit Suisse: depuis 2006, la croissance des revenus des entreprises familiales suivies a été de 11.3% en moyenne contre seulement 6.8% pour les sociétés non familiales. Constat identique pour les marges de rentabilité (EBITDA) clairement supérieures à celles des sociétés non familiales.

5.   A noter que la pratique a démontré que  les entreprises familiales dirigées par les 1ères et 2emes générations ont tendance à bien se porter. A partir de la 5e génération, les performances sont plus variables, l'état d'esprit initial de l'entreprise familiale, créée par le fondateur, tendant à s’être trop dilué.

 

Comment les actions des sociétés familiales performent-elles en bourse par rapport aux non familiales ?

Rapport "Credit Suisse Family 1000: Post the Pandemic" 2020

Le rapport "Credit Suisse Family 1000: Post the Pandemic" de septembre 2020 montre que les entreprises familiales continuent, comme par le passé, de surpasser leurs homologues non familiales dans toutes les régions et tous les secteurs et qu'elles font preuve d'une plus grande résilience face à la pandémie de COVID-19.

En utilisant sa base de données "Family 1000", qui regroupe donc plus de 1000 entreprises familiales en bourse, le Crédit Suisse a constaté que depuis 2006, son univers global a surperformé les entreprises non familiales de 370 points de base en moyenne annuelle. Cette surperformance a été la plus forte en Europe et en Asie, avec respectivement 470 points de base et plus de 500 points de base par an.

Les entreprises familiales ont tendance à avoir des caractéristiques défensives supérieures à la moyenne, ce qui leur permet d'obtenir de bons résultats, en particulier pendant les périodes de stress du marché. Les données de rendement pour les six premiers mois de 2020 confirment ce point de vue, avec une surperformance globale depuis le début de l'année d'environ 300 points de base par rapport aux entreprises non familiales.

Notons que dans le cas du Crédit Suisse, le critère de contrôle familial est de 20% et que in fine la base compte réellement 1.061 sociétés familiales, une majorité d’entre elles étant localisées en Asie, contre 24% en Europe et 14% aux USA. L’échantillon du Crédit Suisse a aussi une forte connotation "petites sociétés" vu que 49% ont une capitalisation boursière de moins de 3 milliards USD alors que 30% ont une taille supérieur à 7 milliards USD.

Différence de rendement des sociétés familiales et non familiales

Nous terminerons cette thématique sur les entreprises familiales cotées en bourse par l’évolution de 2 indices. D’une part l’indice Solactive Global Family Owned Companies qui est international et, d’autre part, l’indice Euronext Family Business qui est européen. Dans les deux cas on constate que les entreprises familiales ont très bien "digéré" le passage à vide des marchés de mars 2020.

L’indice Solactive Global Family Owned Companies comprend 50 actions mondiales dont les noms peuvent être trouvés à l’adresse suivante: Open End PERLES (CH0301552912) on Solactive Global Family Owned Companies Total Return Index (EUR) - UBS-KeyInvest. L’indice Euronext Family Business comprend lui 90 actions familiales européennes et leurs noms peuvent être trouvés à l’adresse suivante: Euronext Family Business 1,430.82.

SOLFAME & ENFAM Index

Nouvelles économiques et financières: discours sans surprise mais rassurant de J. Powell

Aux Etats-Unis, selon l’enquête de l’Université du Michigan, la confiance des consommateurs en août a chuté en août à son plus bas niveau depuis près de 10 ans. Le niveau est aussi inférieur aux prévisions soit 70.3 points contre 70.7 attendus par les économistes. La résurgence de l’épidémie due au variant delta et les craintes quant à l’inflation expliquent essentiellement cette morosité.

D’un autre côté, la hausse des prix à la consommation outre-Atlantique a poursuivi sa tendance haussière en juillet. L’indice des prix "core PCE", la mesure de l’inflation privilégiée par la FED, a augmenté de 3.6% en juillet en rythme annuel. C’est en ligne avec les prévisions mais néanmoins au plus haut depuis près de 30 ans. Toutefois le rythme inflatoire aurait tendance à baisser ce qui va dans le sens des économistes pour lesquels la surchauffe n’est que temporaire. A noter que les revenus des ménages ont largement dépassé les prévisions (+1.1% sur un mois contre +0.2% attendu) alors que les dépenses de consommation progressaient de 0.3% en ligne avec les attentes.

Concernant le très attendu discours de Jerome Powell, le patron de la Réserve Fédérale américaine  (FED), celui-ci a été court mais sans surprise. Il semble bien dans les intentions de la FED de commencer la réduction des achat d’actifs de la banque centrale ou "tapering" (soit actuellement 120 milliards USD par mois) dès la fin de cette année.

Par contre, nouvelle rassurante pour les marchés, la première hausse des taux n’est pas pour tout de suite. Selon J. Powell, "Nous avons dit que nous continuerions de maintenir la fourchette cible du taux des fonds fédéraux à son niveau actuel jusqu'à ce que l'économie atteigne des conditions compatibles avec un emploi maximal et que l'inflation ait atteint2% et soit en passe de dépasser modérément 2% pendant un certain temps. Nous avons beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre le maximum d'emplois, et le temps nous dira si nous avons atteint 2% d'inflation sur une base durable."

Evolution des marchés boursiers: nouveaux records aux USA, l’énergie en forme

Principaux indices boursiers au 30/08/2021

Suite au ton accommodant de J. Powell (mais était-ce vraiment une surprise?...) au symposium de Jackson Hole, quant à la politique de la FED, et notamment une possible/probable réduction des achats d’actifs vers la fin de l’année, les marchés européens ont repris vigueur vendredi. L’indice Stoxx 600 Europe a ainsi terminé en hausse de 0.43%, décollant vers 16 h quand le patron de la FED a commencé à s’exprimer.

Seuls les services aux collectivités (-0.34%) et les soins de santé (-0.07%) ont clôturé la semaine en territoire négatif. Parmi les hausses du jour, 3 secteurs ont dépassé 1% de hausse: l’immobilier (+1.53%), l’énergie (+1.40%) et les technologies (+1.20%).

Les actions pétrolières, emmenées par BP et Repsol, ont profité de la nouvelle hausse des prix pétroliers, le prix du baril de Brent avoisinant 72.6 USD en fin de journée vendredi, plusieurs sociétés pétrolières ayant réduit préventivement leur production suite aux possibles conséquences d’un ouragan dans le golfe du Mexique.

L’action Just Eat Takeaway cotée à Amsterdam a encaissé la plus forte baisse de l’indice Stoxx 600 (-7.5%) après que la ville de New York a voté pour plafonner les taux de commission que les services de livraison de nourriture peuvent facturer. Par ailleurs les services de livraison de nourriture par des tiers obtiendraient une licence du département de la protection des consommateurs et des travailleurs tous les 2 ans, afin de pouvoir faire des affaires dans la ville.

Du côté des hausses, nous avons remarqué le gain de 4% d’ASML et le nouveau record boursier à 703.5 euros. L’action hollandaise du secteur des semiconducteurs est très recherchée par les investisseurs depuis plusieurs mois; en 2021 elle a déjà gagné 77% cette année et 641% en 5 ans… Dans une étude, JP Morgan a dit être "bullish" sur le secteur et en particulier sur ASML justement que la banque surpondère. Néanmoins, en considérant le consensus des analystes, si 29 analystes sur 41 sont encore positifs, le cours objectif moyen a été dépassé laissant entendre que le cours d’ASML serait surévalué de près de 6%.

A Wall Street, vendredi a clôturé sur de nouveaux records historiques tant pour le S&P 500 à 4.509,37 points (+0.88%) que pour le Nasdaq  à 15.129 points (+1.23%). Le discours rassurant du patron de la FED J. Powell à Jackson Hole ayant donc déclaré que la Fed pourrait commencer à réduire ses achats d'obligations cette année, mais qu'elle n'est pas pressée de relever les taux d'intérêt et qu'elle se laissera guider par les données sur les risques liés au Covid-19.

L’énergie (+2.62%) continue à bien performer soutenue par les pétrolières, elles-mêmes dans le sillage des prix du pétrole toujours vigoureux, le Brent approchant les 73 USD le baril ce matin. Le podium des plus fortes hausses de l’indice S&P 500 vendredi a d’ailleurs fait l’objet d’un beau tir groupé de 3 sociétés pétrolières: Occidental Petroleum (+6.9%), Cabot Oil (+6.3%) et APA Corporation (+5.9%).

Derrière 3 secteurs ont gagné plus d’un pourcent en fin de semaine passée: les services de communication (+1.60%), les matériaux (+1.33%) et les financières (+1.31%). Par contre seuls 2 secteurs ont terminé très légèrement dans le rouge, les soins de santé (-0.16%) et les services aux collectivités (-0.03%).

La plus forte baisse de l’indice S&P 500 a été l’action de la société pharmaceutique Moderna (-4.5%). Le Japon enquête sur le décès de deux hommes d’une trentaine d’années qui avaient reçu des injections de Covid-19 du vaccin de Moderna provenant de lots de vaccins qui ont depuis été suspendus. Les doses de trois lots de vaccin Moderna ont été interrompues à la suite d'informations selon lesquelles des particules étrangères ont été trouvées dans l'un des lots.

A noter aussi, sur le Nasdaq, la chute de 8.9% de Peloton Interactive, spécialisée dans les équipements d’exercice (vélos d’appartement, tapis de course,…), après avoir annoncé que ses résultats seraient impactés par la baisse de ses tarifs alors que par contre ses coûts allaient augmenter.

Les tendances boursières du jour: bourses asiatiques partagées, futures en hausse

Ce matin (7h30), les marchés boursiers asiatiques sont partagés. Tokyo progresse de 0.5%, Hong Kong gagne 0.4% et Shanghai-Shenzhen perdent 0.3%. En Chine, l'accent reste mis sur les mesures réglementaires prises par Pékin. Les dernières mesures comprennent une campagne visant à sévir contre les plateformes commerciales et les comptes de médias sociaux qui publient des informations liées à la finance jugées économiquement préjudiciables. Une autre mesure est une proposition de système de notation de crédit pour réglementer les entreprises de streaming en direct.

A noter que la bourse de Londres est fermée ce lundi en raison du Summer Bank Holiday.

Les contrats à termes (futures) sur les bourses occidentales indiquent actuellement une hausse des indices boursiers à l’ouverture, tant en Europe qu’aux USA.

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui, sur le plan économique nous aurons notamment les chiffres d’inflation allemand et belge pour le mois d’août. En Belgique on disposera de la 2e estimation du PIB pour le 2e trimestre. En zone euro on prendra connaissance de l’indice de confiance des consommateurs et des entrepreneurs pour le mois d’août. Enfin aux USA, on recevra les chiffres des promesses de ventes de logements en juillet et ceux de l’enquête manufacturière de la FED de Dallas.

Au niveau des résultats de sociétés, quelques chiffres à mentionner comme ceux de Greenyard ou de Gazprom en Europe. Aux Etats-Unis on sera attentif à ceux de Zoom Video.

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Cette publication a été rédigée par Michel Ernst, Stratégiste Actions de CBC Banque. Toutes les considérations reprises dans cette publication reflètent l'analyse personnelle de l’auteur à la date mentionnée. Cette analyse est basée sur des sources accessibles au public et prend en compte des éléments relevant des contextes économique, politique et financier du moment. Elle est donc susceptible d’être modifiée à tout moment, sans notification préalable. 

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