Warren BUFFET et BERKSHIRE HATHAWAY, secrets et réussite d’une gestion "simple"

A RETENIR:

  • Le fait du jour: Warren BUFFET et BERKSHIRE HATHAWAY, secrets et réussite d’une gestion "simple". Nous avons examiné en détail le portefeuille, coté et non coté, de ce holding qui enregistre une performance double de l’indice S&P 500 sur la période 1965-2020. Et nous en avons retiré des conclusions quant à la manière dont est géré ce holding gigantesque et ce qui explique sa très large majorité de succès avec des échecs limités.
  • Nouvelles économiques et financières: En France, selon l’enquête de l’INSEE, pour le 2e mois d’affilée , le moral des chefs d'entreprise a baissé en août, perdant 3 points. L'indice demeure toutefois à un niveau très élevé. En Allemagne, le moral des consommateurs souffre de la pandémie et de l’inflation. Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté un peu plus que prévu la semaine passée à cause probablement de la résurgence de l’épidémie, ralentissant l’activité économique. Par contre, la 2e estimation du PIB américain du 2e trimestre a été un peu révisée à la hausse à 6.6% en rythme annuel, Enfin l’indice des prix "core PCE" (prix de base) s’est vu confirmé à +6.1% en rythme annuel au 2e trimestre.
  • A propos des marchés boursiers: Séance de léger recul hier en Europe, dans l’attente des conclusions du symposium de Jackson Hole. Mais 2 actions se sont particulièrement distinguées. D’une part, en forte hausse, la société biotech suédoise Swedish Orphan faisant l’objet d’une rumeur d’achat par Advent. D’autre part, en chute, DWS filiale de Deutsche Bank qui aurait embelli les critères durables dans sa gestion d’actifs. Aux USA, recul quasi généralisé aussi, en particulier pour les pétrolières, mais marqué également par les chutes de plus de 10% de Dollar Tree et Abercrombrie & Fitch. Une éclaircie dans la grisaille, le bond de 15% de la société du luxe Coty.
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui: Ce matin (7h30), la bourse de Tokyo est en baisse mais les actions chinoises se redressent. Les valeurs technologiques chinoises notamment se redressent quelque peu en raison de paris selon lesquels la phase la plus intense de la répression réglementaire de Pékin est passée. La banque centrale chinoise a par ailleurs soutenu le sentiment positif après avoir signalé des mesures ciblées pour soutenir l'économie. Les contrats à termes (futures) sur les bourses occidentales sont divisés: selon ces indicateurs les marchés boursiers européens pourraient ouvrir en légère baisse alors que Wall Street commencerait la séance dans le vert.
  • Aujourd’hui, sur le plan économique aux USA, on prendra connaissance, de la balance commerciale pour les biens en juillet, des stocks des grossistes en juillet, des revenus et dépenses des ménages pour le mois de juillet ainsi que de l’indice définitif de confiance de l’Université du Michigan pour le mois d’août. Evidemment il y aura aussi le discours très attendu du patron de la FED, J. Powell au symposium annuel de Jackson Hole. Au niveau des résultats de sociétés, quelques chiffres à mentionner comme ceux de Recticel, KBC Ancora, Alfen ou Lukoil.

Le fait du jour: Warren BUFFET et BERKSHIRE HATHAWAY, secrets et réussite d’une gestion "simple"

Récemment Warren Buffet, 90 ans, surnommé l’ "Oracle d’Omaha" (ville où il réside aux USA) ou "le Sage" a déclaré dans un communiqué qu'il avait fait don de 4,1 milliards USD de ses actions Berkshire Hathaway de classe "A" à cinq fondations. Il a maintenant donné un total de 41 milliards USD à ces 5 groupes. Désormais il possède encore 238.624 actions de classe A.

Celles-ci valant près de 430.000 USD pièce en bourse (!), sa fortune vaut donc encore près de 103 milliards USD… A ce titre, tout en n’ayant conservé qu’une partie de ses actions, il fait partie des personnes les plus riches au monde, au 7e rang, derrière Jeff Bezos (Amazon), Bernard Arnault (LVMH), Elon Musk (Tesla), Bill Gates (Microsoft), Mark Zuckerberg (Facebook) et Larry Page (Google). (Classement Forbes 2021 des Milliardaires: l'incroyable année de tous les records pour Jeff Bezos, Elon Musk, Bernard Arnault). Pourtant l’homme est connu pour son style de vie d'une grande simplicité. Warrent Buffett vit ainsi toujours dans une maison achetée en 1958 pour... un peu plus de 30.000 USD, bien avant qu'il fasse fortune. Et il irait manger des nuggets de poulet de McDonald’s au moins 3 fois par semaine…

Il faut signaler qu’il existe 2 types d’actions Berkshire Hathaway, le holding de W. Buffet, les "A" et les "B". Les "B" ont moins de droits de vote que les "A", mais surtout, pour la plupart des investisseurs peu soucieux de voter aux assemblées générales, l’avantage est le prix: la "B" ne vaut que 287 USD environ ce qui facilite évidemment un achat en bourse. Acheter une seule action "A" immobilisant directement plus de 400.000 USD, ce n’est pas réservé à la plupart des investisseurs même fortunés…

Dans le passé pourtant seule l’action "A" existait et la "B" n’a été émise qu’à partir de 1996. Berkshire Hathaway tire ses origines d’une société de fabrication de textiles, fondée en 1839 et fusionnée en 1929 avec la "Berkshire Cotton Manufacturing Company". Celle-ci a alors fusionné elle-même, en 1955, avec la société Berkshire Fine Spinning Associates. Et c’est en 1962 que W. Buffet a acheté ses premières actions Berkshire Hathaway. Mais c’est en 1964 qu’il est devenu propriétaire de la société textile, en rachetant les parts de l’actionnaire majoritaire,… qui était en fait en faillite. W. Buffet a néanmoins maintenu, dans un premier temps, l’activité originelle avant de commencer une énorme diversification, en 1967, vers les assurances et d’autres types d’investissements pour en faire une vraie société holding.

Comme on le voit sur le graphe ci-dessous, l’action"A" a progressivement décollé. Elle ne se traitait encore qu’à 275 USD en 1980 avant d’atteindre 32.500 USD en 1995 et donc dépasser les 430.000 USD actuellementLa "B" a évidemment suivi la même tendance.

Graphe Berkshire Hathaway

Outre le succès de la plupart des investissements dont nous parlerons ci-dessous, il faut souligner un élément qui n’est pas toujours connu: Berkshire Hathaway ne paie jamais de dividende, c’est une pure action de capitalisation (et c’est plutôt rare dans le monde boursier, à l’exception évidemment des start-up et autres sociétés nouvellement créées). La société préfére réinvestir ses profits en acquisitions et développer son business. La seule fois où Berkshire Hathaway a versé un dividende, c'était en 1967 - quand Buffet était aux commandes depuis peu - à hauteur de 10 cents par action. Aujourd'hui encore, le célèbre milliardaire affirme, avec son franc-parler habituel qu'"il devait être aux toilettes lorsque le dividende a été autorisé"…

Mais avant de décrire le portefeuille de Berkshire Hathaway et de parler des succès de son patron, il faut noter que malgré sa vista hors du commun, W. Buffet a enregistré quelques échecs dont certains retentissants, certaines participations ayant été payées trop cher au moment de leur acquisition: Kraft Heinz, Tesco, Dexter Shoe, ConocoPhilips ou encore IBM par exemple. Plus récemment, W. Buffet a admis avoir payé trop cher les actions Précision Castparts, un fabricant d’équipements pour les industries aérospatiales et énergétiques. En 2020, il a dû déprécier de 9.8 milliards USD cet investissement dans son portefeuille… (L'erreur à 10 milliards de dollars de Warren Buffett | L'Echo).

Comment et de quoi se compose le portefeuille de Berkshire Hathaway et combien vaut-il?

En bourse, la valeur de la société est d’environ 646 milliards USD et la valeur de ses actifs (immobilisés et courants) a atteint 912.5 milliards USD au 30 juin dernier, comme montré sur le tableau suivant. Signalons par ailleurs qu’à cette date, la trésorerie (le cash) de Berkshire s'élevait à 144,1 milliards USD, soit un niveau stable par rapport à celui du trimestre précédent et proche du record malgré le programme de rachat massif d’actions de la société (soit environ 2% des titres rien qu’au 1er semestre 2021).

Evolution actifs Berkshire Hathaway sur 6 ans

Le portefeuille de Berkshire Hathaway se décompose en 2 grandes parties: les sociétés cotées – la partie la plus connue, certains pensant d’ailleurs que le holding se réduit à cela – et les non cotées, privées où généralement Berkshire Hathaway détient la majorité si pas la totalité des parts.

Parmi les sociétés non cotées, Berkshire Hathaway possède certaines des entreprises les plus célèbres des USA . Il possède des entreprises comme Geico (assurances automobiles), Duracell (les célèbres piles électriques), Dairy Queen (chaîne de restauration rapide américaine spécialisée dans les glaces italiennes), Fruit of the Loom (textile) et BNSF.

BNSF est la plus grande société de chemin de fer de marchandises d'Amérique du Nord déplaçant 70.000 wagons - appartenant à la société ou loués par elle - utilisant 8.000 locomotives sur 32.500 miles de voies dans 28 états et trois provinces canadiennes. BNSF est un contributeur important à la valeur globale de Berkshire. Au cours des dernières années, les activités ferroviaires ont représenté 25% des bénéfices avant impôts de Berkshire et, en moyenne, 16% des flux de trésorerie disponibles.

Sur le tableau suivant vous trouverez la liste détaillée de ces sociétés non cotées suivant le rapport annuel 2020 que nous avons pu consulter:

Berkshire Hathaway liste sociétés non cotées

Les sociétés cotées sont reprises dans le tableau qui suit. Plusieurs constats peuvent être fait:

  • Apple représentait, au 30 juin 2021, un investissement de 121.5 milliards USD soit 41.5% de la valeur des sociétés cotées détenues par Berkshire Hathaway; à noter que vu que le cours d’Apple a encore monté depuis lors, la participation du holding vaut maintenant un peu plus de 130 milliards USD…;
  • Coca-Cola, 4e plus importante participation cotée, est une des plus anciennes sociétés détenues par Berkshire Hathaway. La plupart des actions Coca-Cola ont été achetées en 1988, juste après le Krach de 1987. A l’époque, le cours était inférieur à 3 USD, il en vaut près de 56 USD actuellement…;
  • Les banques et sociétés financières représentent environ 30% du portefeuille coté de Berkshire Hathaway;
  • Comme le soulignait le journal Les Echos mercredi, Warren Buffet n'est par contre décidément pas convaincu par le secteur de la pharmacie. Au 2e trimestre 2021, il a vendu pour 1,2 milliard USD d'actions de groupes pharmaceutiques. Comme au trimestre précédent, Berkshire Hathaway a ainsi réduit ses investissements dans Merck, Bristol Myers Squibb et Abbvie. Les achats de ces sociétés n’avaient pourtant été réalisés qu’au 3e trimestre de 2020 et seulement pour 5 milliards USD. Depuis longtemps Warren Buffett s'interroge sur les mérites de ce secteur qu'il a du mal à appréhender. Il n'y avait pas investi notamment du fait des cours qu’il jugeait trop élevés des géants du secteur. La pandémie mondiale l'aura fait changer d'opinion, mais il a déjà vendu la moitié de sa participation dans ce domaine au premier semestre. Il a par ailleurs cédé la totalité de sa participation dans la biotech Biogen en profitant du bond de 25% de son cours au 2e trimestre.
  • A l’exception notoire d’Apple, W. Buffet reste toujours aussi peu sensible aux actions technologiques, pourtant de loin le secteur le plus important à Wall Street. Il a toujours estimé qu’il avait peu d’expertise dans ce domaine, complexe et à l’évolution parfois très (trop) rapide ou les vainqueurs d’aujourd’hui peuvent être les perdants de demain et inversement.
Berkshire Hathaway liste sociétés cotées

Mais finalement, quelles sont les raisons des succès, très majoritaires, de Warren Buffet? On peut en identifier plusieurs:

  • Il se concentre sur la VALEUR INTRINSEQUE des sociétés en épluchant (il travaille 16 h/jour en moyenne…), avec son équipe rapprochée de conseillers "pointus", d’énormes quantités de rapports annuels et études…
  • … et ensuite il n’achète une société que quand elle est "EN VENTE" c’est-à-dire bon marché à ses yeux;
  • Il favorise la SIMPLICITE: il investit dans des sociétés qu’il comprend, où la demande des consommateurs et la qualité des produits sont présents….
  • …et dans cette logique, sa période de détention préférée est "POUR TOUJOURS", il vise une certaine pérennité (sa période d’investissement moyenne est de 12 ans, beaucoup plus que la moyenne des investisseurs classiques);
  • Si l’investissement s’avère être une mauvaise idée, IL SAIT PRENDRE SA PERTE!
  • Il DELEGUE le plus possible tout en contrôlant les capitaux. W. Buffet pense d’ailleurs que la décentralisation est une des clés principales de son succès. Le siège social de Berkshire Hathaway ne compte ainsi que 26 employés pour gérer l’ensemble des sociétés et participations du holding…
  • Il achète des PARTICIPATIONS IMPORTANTES des sociétés qu’il aime
  • …DIVERSIFIER OUI, se DISPERSER NON!
  • Il est TRES CLASSIQUE dans ses instruments de gestion, n’utilisant que très peu de produits exotiques et n’empruntant pas souvent;
  • Selon W. Buffet, il n’y a pas de PIRE INVESTISSEMENT que LE CASH! Les liquidités ne rapportent rien (surtout depuis que les taux sont historiquement bas) et il ne les considèrent pas finalement comme des investissements…

Pour terminer, quelle est la performance relative de l’action Berkshire Hathaway par rapport au marché?

  • Depuis 2019, l’action Berkshire Hathaway a sous-performé par rapport à l’indice S&P 500 mais c’est essentiellement à cause de 2019 – 2020:
    • 2019: +11% contre 31.5% pour le S&P 500
    • 2020: +2.4% contre 18.4% pour le S&P 500
    • 2021: +23.4% contre 20.3% pour le S&P 500
  • Mais sur la période 1965-2020, Berkshire Hathaway a réalisé un gain annuel composé de 20% contre 10.2% pour l’indice S&P 500 (dividendes inclus). Tout est dit…

Nouvelles économiques et financières: des statistiques en sens divers

En France, selon l’enquête de l’INSEE, pour le 2e mois d’affilée , le moral des chefs d'entreprise a baissé en août, perdant 3 points. L'indice demeure toutefois à un niveau très élevé. Il s'établit à 110 points, bien au-dessus de son niveau d'avant le début de la crise sanitaire (autour de 106) et de sa moyenne de long terme (100).

En Allemagne, selon le baromètre prospectif GfK, le moral des consommateurs souffre de la pandémie et de l’inflation. Après avoir stagné les 2 derniers mois, il devrait reculer en septembre.

Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté un peu plus que prévu la semaine passée (353.000 contre 350.000 attendu), à cause probablement de la résurgence de l’épidémie ralentissant l’activité économique. Par contre, la 2e estimation du PIB américain du 2e trimestre a été un peu révisée à la hausse à 6.6% en rythme annuel, contre 6.5% selon la 1ère estimation, mais tout en étant plus bas que la prévision des économistes (+6.7%). Enfin l’indice des prix "core PCE" (prix de base) s’est vu confirmé à +6.1% en rythme annuel au 2e trimestre contre une hausse de 2.5% au premier trimestre, ce qui est le plus haut niveau enregistré depuis 1983.

Evolution des marchés boursiers: Reculs généralisés dans l’attente de Jackson Hole

Principaux indices boursiers au 27/08/2021

Hier, dans l’attente des discours du symposium de Jackson Hole, et alors que la situation en Afghanistan est plus chaotique faisant craindre une plus grande instabilité dans la région, les marchés européens ont légèrement reculé.

Il est vrai aussi que l’on avait connaissance du dernier rapport de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui a montré une divergence de vues et de la nervosité entre certains membres de l’institution. Finalement, à part l’objection des gouverneurs belge et allemand, le message est que les taux ne seront pas relevés tant que la BCE ne verra pas  l’inflation atteindre 2% "bien avant la fin de son horizon de projection et durablement sur le reste de son horizon de projection". Tous les mots étaient donc pesés…

L’indice Stoxx 600 Europe a ainsi terminé en baisse de 0.32%. 3 rares secteurs ont fini la séance dans le vert, mais de manière très modérée: soins de santé (+0.24%), consommation de base (+0.07%) et industrielles (+0.06%). Dans le secteur des soins de santé, l’action de la suédoise Swedish Orphan a grimpé de 8.8% (contre un bond de 22% au plus fort de la séance) selon une rumeur que la société de capital-investissement Advent International envisagerait un achat potentiel de la société biotech. Celle-ci a déjà fait dans le passé l’objet de projets d’OPA, notamment de Pfizer et Biogen. In fine, un acquéreur potentiel devra obtenir le soutien d'Investor AB, le véhicule d'investissement de la famille Wallenberg, qui contrôle environ 35% de la société.

Parmi la majorité de secteurs en déclin, les services aux collectivités ont été les plus touchés (-0.87%), devant les financières (-0.64%) et la consommation discrétionnaire (-0.48%).

A noter la chute marquée de DWS (-13.7% dans un volume 15 fois supérieur à la moyenne journalière!), la filiale à 79.5% de gestion d’actifs de Deutsche Bank. La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine aurait lancé une enquête sur DWS. Celle-ci résulterait de la publication le 1er août, par le Wall Street Journal, de propos de Desiree Fixler, l’ancienne directrice des investissements durables de DWS, selon laquelle DWS aurait eu du mal à définir et à mettre en œuvre une stratégie ESG, brossant parfois un tableau plus rose que la réalité aux investisseurs.

A Wall Street, la séance boursière s’est aussi clairement terminée dans le rouge, pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus en Europe. De plus, en soirée, le double attentat suicide à Kaboul, revendiqué par Daech et ayant notamment entraîné la mort de nombreux soldats américains n’a fait que crisper encore davantage l’atmosphère. Le président américain est d’ailleurs intervenu spécialement à la télévision pour commenter l’événement.

Les indices S&P 500 et Nasdaq ont reculé de respectivement 0.58 et 0.64%. Seul le secteur de l’immobilier a clôturé la séance très légèrement dans le vert (+0.10%). Le secteur de l’énergie, plutôt en forme ces derniers jours, a par contre été le plus impacté par les vendeurs (-1.51%) devant la consommation cyclique et les services de communication, perdant tous les deux 0.73%.

Dans le secteur de la consommation cyclique, l’action Dollar Tree s’est effondrée de 12.1% après que la chaine de magasins au rabais a annoncé des résultats largement inférieurs aux prévisions. Toujours dans la consommation cyclique, Abercrombie & Fitch (chaine de magasins de vêtements) a également chuté (-10.4%) pour la même raison. Sanction aussi pour la société technologique Autodesk (-9.4%) dont les prévisions ont déçu. Prises de bénéfices enfin pour Western Digital (-4.5%) qui avait fort monté la veille sur base de rumeurs de fusion avec Kioxia, une société japonaise de semiconducteurs.

Terminons sur quelques points positifs et notamment le gain de 5.1% d’Etsy (secteur de l’e-commerce) après l’annonce de trimestriels au-delà des attentes. 2 sociétés technologiques se sont aussi distinguées dans cette journée morose, portées par de bons résultats trimestriels, Netapp (+4.5%) et Salesforce (+2.7%).

Mais c’est surtout la société Coty, société du secteur du luxe spécialisée dans les produits de beauté et de soin, qui a charmé hier les investisseurs en bondissant de près de 15%. Les résultats publiés par la société indiquent qu’elle pourrait retrouver la croissance pour la 1ère fois depuis 3 ans.

Les tendances boursières du jour: Tokyo en baisse mais les actions chinoises au rebond

Ce matin (7h30), si la bourse de Tokyo est en baisse (-0.5%), les actions chinoises se redressent, +0.5% à Hong-Kong et +0.8% à Shanghai-Shenzhen. Les valeurs technologiques chinoises notamment se redressent quelque peu en raison de paris selon lesquels la phase la plus intense de la répression réglementaire de Pékin est passée. La banque centrale chinoise a par ailleurs soutenu le sentiment positif après avoir signalé des mesures ciblées pour soutenir l'économie.

Les contrats à termes (futures) sur les bourses occidentales sont divisés: selon ces indicateurs les marchés boursiers européens pourraient ouvrir en légère baisse alors que Wall Street commencerait la séance dans le vert.

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui, sur le plan économique aux USA, on prendra connaissance de la balance commerciale pour les biens en juillet, des stocks des grossistes en juillet, des revenus et dépenses des ménages pour le mois de juillet ainsi que de l’indice définitif de confiance de l’Université du Michigan pour le mois d’août. Evidemment il y aura aussi à partir de 16 h le discours très attendu du patron de la FED, J. Powell au symposium annuel de Jackson Hole.

Au niveau des résultats de sociétés, quelques chiffres à mentionner comme ceux de Recticel, KBC Ancora, Alfen ou Lukoil.

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