Pourquoi les dragons chinois ne crachent-ils plus le feu?

A RETENIR:

  • Le fait du jour: Pourquoi les dragons chinois ne crachent-ils plus le feu? Déjà attaquées les derniers mois, les actions chinoises, particulièrement celles cotées à New York, font l’objet d’une nouvelle offensive régulatoire des autorités de Pékin.
  • Nouvelles économiques et financières: L’inflation a baissé en juillet au Royaume-Uni alors qu’elle a légèrement accéléré en zone euro. Aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements neufs ont déçu, les prix de plus en plus élevés de l’immobilier décourageant les acheteurs potentiels.
  • A propos des marchés boursiers: Comme mardi l’Europe a fini en légère hausse mais on a néanmoins noté la chute des actions du luxe suite à l’annonce des autorités chinoises sur la "prospérité commune" et les "revenus excessifs". Certains ont interprété cela comme un frein potentiel aux achats futurs de biens de luxe. A Wall Street, la bourse a chuté après le compte-rendu de la FED laissant entrevoir le "tapering" (ralentissement du rythme des achats mensuels d’actifs) dès la fin d’année. Le secteur pétrolier a été le plus à la peine dans la foulée de la chute des prix pétroliers.
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui: Ce matin (7h30) en Asie, les actions locales rechutent après les conclusions du compte-rendu de la dernière réunion de la FED. Sur les marchés boursiers occidentaux, les contrats à terme laissent actuellement entrevoir une journée morose ( surtout en Europe qui avait légèrement terminé dans le vert hier) marquée par des prises de bénéfices dans les premiers échanges.
  • A suivre aujourd’hui sur le plan économique, les inscriptions au chômage aux USA pour la semaine se terminant le 14 août. On disposera aussi de l’indice manufacturier de la FED de Philadelphie appelé aussi "Philly FED". Au niveau des résultats de sociétés, on prendra connaissance en Europe, des résultats trimestriels de Montea, Leasinvest, Kinepolis, Shurgard, BAM, Adyen, Antofogasta et Geberit. Aux Etats-Unis, quelques chiffres aussi dont ceux de Macy’s, Applied Materials ou Estée Lauder.

Le fait du jour: Pourquoi les dragons chinois ne crachent-ils plus le feu?

Fin juillet, nous posions la question "Que se passe-t-il sur les marchés chinois" alors que les actions de l’Empire du Milieu s’effondraient de plus en plus (Quand les actions chinoises s’enrhument, les actions occidentales toussent…), en particulier les actions de la nouvelle économie. Les choses ne se sont pas améliorées depuis la fin du mois passé, au contraire.

Sur le graphe suivant, on voit ainsi la forte chute de quelques actions chinoises emblématiques cotées à New York: Tencent (en blanc), Alibaba (orange), Pinduoduo (jaune), Baidu (rouge), Tal Education (vert) et Nio (bleu). La déroute en 2021 va de -19% pour Tencent à -93% pour Tal Education…

Nous rappelions il y 3 semaines que, fin 2020 et début 2021, la plupart des sites et journaux spécialisés plébiscitaient les marchés émergents et chinois en particulier. Une enquête de Bank of America, datée de novembre 2020, notait d’ailleurs que les gestionnaires de fonds internationaux sondés plaçaient les marchés émergents – et la Chine en particulier - en première place de leurs investissements en 2021

Mais on avait oublié que la Chine, tout en ayant développé les dernières années une économie de type (ultra)libérale, est dirigée par un pouvoir centralisateur très fort, de type communiste.

A partir de fin 2020, Alibaba et d’autres sociétés chinoises connues ont ainsi tour à tour été condamnées par les autorités chinoises, entre autres pour "abus de position dominante"; parmi celles-ci on retrouvait Tencent, Baidu ou ByteDance (propriétaire du célèbre réseau TikTok cher aux adolescents). Ant Group (filiale d’Alibaba) ou ByteDance ont par ailleurs dû renoncer à une cotation boursière à New York.

Didi Global, le "Uber chinois", a peine introduit sur la bourse de New York fin juin a aussi fait l’objet d’une enquête des autorités chinoises et s’est vu suspendre son application en Chine. Son tort? La Chine s’attendait à ce que la société repousse, comme d’autres, son IPO américaine après lui avoir signalé le caractère sensible des données collectées auprès de ses clients. Didi est passée outre cette mise en garde, d’où la réaction vive de la Chine et la dégringolade en bourse. Depuis l’action Didi introduite à 14 USD aux USA a perdu près de 40% de sa valeur…

La Chine a multiplié par la suite encore les offensives régulatoires, comme celles visant le très lucratif business de l’éducation privée et des sociétés comme Tal Education (cours de soutien scolaire et préparation d’examens), ou Tencent Music qui aurait, selon une décision du régulateur chinois, enfreint les lois antitrust du pays et devra donc renoncer à ses droits musicaux exclusifs. Enfin selon le Wall Street Journal, Meituan, le géant de la livraison à domicile via des sites internet, pourrait prochainement se voir infliger 1 milliard USD d'amende, pour avoir obligé ses fournisseurs à n'utiliser que sa plateforme.

Et le secteur chinois des grandes plateformes technologiques vient de subir un nouveau coup dur. Alors que depuis des mois, les autorités de Pékin ont déjà durci le ton vis-à-vis des champions du numérique, l'administration d'Etat pour la régulation des marchés - l'antitrust chinois - a publié il y a quelques jours un nouveau projet de réglementation visant ce secteur technologique. L'objectif affiché est d'"empêcher les pratiques anticoncurrentielles, déloyales sur internet" et d'"encadrer l'utilisation de données par les groupes technologiques".

Et à propos des données justement, selon l’agence d’état Xinhua, le projet de loi "Personal Information Protection Law" (PIPL) devrait être voté par le Comité permanent de l'Assemblée nationale populaire ce vendredi. Ce texte se rapproche par son ampleur du "Règlement général sur la protection des données" (RGPD) bien connu chez nous, mais vu le contexte politique le PIPL chinois a une autre portée que le RGPD européen…

Si, comme on l’a vu ci-dessus, les dégâts sont importants pour quelques actions emblématiques, la plupart des journaux spécialisés évoquent maintenant le fait que le retournement est spectaculaire, de manière plus générale, comme le montre l’indice NASDAQ Golden Dragon China. Cet indice est composé de 98 sociétés dont les actions ordinaires sont cotées aux États-Unis et dont la majorité des activités sont menées en République populaire de Chine (La composition exacte de cet indice peut être trouvée à l’adresse internet suivante: Weighting for HXC (nasdaqomx.com)). Les actions les plus connues de l’indice sont notamment Alibaba, Baidu, Bilibili, Netease, Nio, Pinduoduo, Tal Education ou encore Weibo.

Comme on le voit sur le graphe ci-dessous, l’indice Nasdaq Golden Dragon China (en blanc) qui gagnait en début d’année environ 33%, en perd maintenant quasiment autant… Dans le même temps, les indices S&P 500 (en orange) et Stoxx 600 Europe (en jaune) ont continué eux à progresser.

L’important tour de vis régulatoire du gouvernement chinois ces derniers mois résulte en fait de plusieurs craintes :

  • Voir la stabilité financière du pays menacée et incontrôlable si des géants comme Alibaba ou Tencent, qui connaissent un succès grandissant avec leurs applications financières mobiles peu régulées jusqu’il y a peu, connaissaient un jour un problème grave.
  • La gestion et le contrôle des données par les géants d’internet, tous secteurs confondus, gêne le pouvoir dirigiste chinois, d’autant si, comme c’est le cas pour plusieurs sociétés, des actionnaires étrangers sont au capital.
  • Il y a aussi, de manière plus générale, l’objectif majeur des autorités politiques, à savoir la "prospérité commune" (celle de la classe moyenne), qui les incite à attaquer les pratiques anticoncurrentielles ou déloyales qui pourraient défavoriser les masses. Quitte à négliger les intérêts des actionnaires sur le court terme, et en particulier, les étrangers, qui sont surtout investis dans les actions chinoises cotées sur la bourse de New York…

Et très concrètement, les autorités chinoises ont lancé une offensive contre le statut de SPEs (pour "Special Purpose Entities") plus souvent dénommé "VIEs" (pour "Variable Interest Entities"), qui a  permis aux groupes chinois de pouvoir se faire facilement coter à New York. Le système consiste à créer une structure généralement basée dans un paradis fiscal (comme les îles Caïmans par exemple pour Alibaba), et celle-ci est ensuite introduite en bourse. Elle ne détient pas directement les opérations chinoises mais en assume, via une série de contrats, les pertes et les profits. Mais ces "VIEs" n’ont jamais été vraiment acceptées par les autorités chinoises, car incontrôlables par elles…

Pour ce type d’actions chinoises, le constat est donc clair: comme l’a résumé de manière très abrupte Xiadong Bao, gérant actions émergentes chez Edmond de Rothschild AM, dans une interview aux Echos fin juillet, "C'est une piqûre de rappel pour les investisseurs étrangers. Le cadre réglementaire [de la Chine] peut changer d'un jour à l'autre: c'est l'économie de marché avec des caractéristiques chinoises. Ce n'est pas pour rien que les sociétés chinoises s'échangent historiquement avec une décote par rapport aux autres marchés."

Néanmoins une question fondamentale est posée: les autorités chinoises iront elles jusqu’à brider complètement leurs champions technologiques? Car l’économie numérique contribue aux 2/3 de la croissance chinoise… Et si les Chinois affaiblissent trop et trop longtemps leurs champions, ce serait tout profit pour leurs grands concurrents étrangers, particulièrement américains ce qui n’est pas non plus à priori le but recherché par le gouvernement de l’Empire du Milieu… Mais en analyse financière, le facteur politique est difficilement voire impossible à modéliser, il est donc compliqué pour l’instant de prévoir l’impact final, modéré ou plus important, qu’auront les décisions régulatoires des autorités chinoises.

Nouvelles économiques et financières: confirmation en zone euro, déception aux USA

Au Royaume-Uni, l’inflation a baissé en juillet à 2% alors qu’elle était encore de 2.5% en juin. Le ralentissement provient essentiellement de prix plus modérés dans les secteurs de l’habillement et des biens de loisirs.

Par contre dans la zone euro, il s’est confirmé que l’inflation a accéléré en juillet pour atteindre 2.2% sur un an, et donc plus haut que l’objectif de 2% fixé par la Banque Centrale Européenne (BCE). C’est évidemment l’évolution des prix de l’énergie qui explique cela. Ainsi l’inflation dite de base (hors énergie et produits alimentaires non transformés) n’est que de 0.9% sur 1 an.

Aux Etats-Unis, selon les chiffres du département du commerce, les mises en chantier de logements neufs ont fortement baissé en juillet, soit "seulement" 1,534 million de logements contre 1,610 million attendu. La hausse importante de l’immobilier décourage un nombre croissant d’acheteurs potentiels.

Evolution des marchés boursiers: Léger boni en Europe, chute à Wall Street

Ce mercredi, tout comme hier, l’indice Stoxx 600 Europe a très légèrement progressé (+0.14%) les statistiques du jour ayant peu ému les investisseurs. En fait l’indice européen a bien reflété une certaine indécision actuelle entre bonnes nouvelles (économies vigoureuses, inflation élevée mais sous contrôle et résultats de sociétés meilleurs qu’attendus) et moins bonnes (résurgence de la pandémie, statistiques chinoises décevantes, chaos Afghan).

Parmi les secteurs du jour en repli, la consommation cyclique a été la plus affectée (-1.04%) essentiellement à cause du recul très marqué des actions du secteur du luxe. On a ainsi noté la chute de LVMH (-5.2%) la principale d’entre elles, mais aussi Burberry (-4.9%), Christian Dior (-4.7%), Hermès (-3.8%), Kering (-3.6%) ou encore Swatch (-3.5%). Si la croissance plus poussive de l’économie chinoise est en partie responsable, vu la part grandissante des revenus des sociétés du luxe en Chine, une autre raison explique cette forte baisse.

Le président chinois Xi Jinping a souligné mardi lors d’une réunion financière et économique la nécessité de soutenir une richesse modérée pour tous – ou l’idée de "prospérité commune", qui, selon les analystes, est aussi à l’origine de la dernière répression réglementaire contre les entreprises technologiques (voir notre "fait du jour" ci-dessus). Le président chinois a appelé à "un ajustement raisonnable des revenus excessifs et à encourager les groupes et les entreprises à revenus élevés à revenir davantage dans la société", ont déclaré les médias d’État en chinois (Le président chinois Xi met l’accent sur la "prospérité commune" lors d’une réunion sur l’économie financière | FR24 News France). Cette nouvelle a donc été vue comme potentiellement négative pour les ventes de biens de luxe en Chine.

3 secteurs ont également terminé dans le rouge, les matériaux (-0.56%), la consommation de base (-0.42%) et l’énergie (-0.17%).

Par contre les services aux collectivités ont été les principaux gagnants du jour (+1.33%), devant les soins de santé (+0.98%) – confirmant leur bonne tenue de mardi – et les services de communication.

Côté actions individuelles, la médaille d’or du jour a été attribuée à l’action suisse Alcon (produits ophtalmologiques) dont le cours a bondi de 13.5% propulsant son cours à un sommet historique. Ses résultats ont été nettement meilleurs qu’attendus incitant d’ailleurs la société à revoir ses prévisions bénéficiaires à la hausse. La société danoise Carlsberg (+2.3%), 3e producteur mondial de bières, a aussi revu à la hausse ses attentes de bénéfices après des résultats au-delà des prévisions.

A Wall Street, les opérateurs étaient attentifs hier soir au compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la FED de fin juillet. Il en ressort que les responsables de la banque centrale américaine ont discuté d’un ralentissement du rythme de leurs achats mensuels d’actifs ou "tapering" (soit 120 milliards USD par mois actuellement), si l’économie évolue comme prévu, probablement avant la fin de cette année, même si certains membres préféreraient attendre 2022. Mais selon certains spécialistes si ce "tapering" pourrait commencer fin 2021, les hausses de taux ne sont par contre pas pour tout de suite.

L’indice S&P 500 qui était quasiment à l’équilibre avant ce compte-rendu de la FED a ensuite chuté pour perdre finalement 1.07% en clôture. L’indice Nasdaq a lui perdu 0.89%.

Le secteur de la consommation cyclique (ou discrétionnaire) est le seul à avoir surnagé (+0.15%), tous les autres secteurs étant dans le rouge.

Celui de l’énergie a le plus reculé (-2.4%) dans la foulée de la poursuite de la baisse des prix pétroliers, le Brent ne cotant plus actuellement qu’environ 67.3 USD le baril. Chevron (-4%) a d’ailleurs été la baisse la plus significative du S&P 500.

Les autres secteurs ont perdu plus d’1%, les débours variant entre 1.08% (immobilier) et 1.46% (soins de santé), seuls les services aux collectivités limitant la casse (-0.47%).

Pour terminer par une note positive, notons le bond de 9.6% de Lowe’s (chaine de bricolage et articles pour la maison) boostée par des chiffres trimestriels bien au-delà des attentes. TJX (+5.6%, 2e plus forte hausse hier aux USA), numéro un US de la distribution de détail à prix réduits, a également profité de résultats dépassant les attentes des analystes. Target et Nvidia ont aussi annoncé des résultats meilleurs qu’attendus mais leurs cours de bourse n’en n’ont pas profité.

A signaler enfin le rebond de Tesla (+3.5%) après 2 jours de chute suite à l’enquête sur son système "Autopilot".

Les tendances boursières du jour: Rechute asiatique, bourses occidentales moroses

Ce matin (7h30) en Asie, les actions locales rechutent après les conclusions du compte-rendu de la dernière réunion de la FED. Tokyo perd 0.7%, Hong Kong chute de 1.4% et Shanghai-Shenzhen corrigent de 0.4%.

Sur les marchés boursiers occidentaux, les contrats à terme laissent actuellement entrevoir une journée morose, surtout en Europe qui avait légèrement terminé dans le vert hier, marquée par des prises de bénéfices dans les premiers échanges.

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui, sur le plan économique, seront connues les inscriptions au chômage aux USA pour la semaine se terminant le 14 août. On disposera aussi de l’indice manufacturier de la FED de Philadelphie appelé aussi "Philly FED".

Au niveau des résultats de sociétés, on prendra connaissance en Europe, des résultats trimestriels de Montea, Leasinvest, Kinepolis, Shurgard, BAM, Adyen, Antofogasta et Geberit. Aux Etats-Unis, quelques chiffres aussi dont ceux de Macy’s, Applied Materials ou Estée Lauder.

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