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Les licornes, ou quand la magie fait rêver les milieux financiers!

Retrouvez chaque matin une chronique sur l'actualité boursière et financière.

A RETENIR:

  • Le fait du jour: On parle de plus en plus, dans les milieux financiers, des licornes, ces start up souvent technologiques qui valent au moins 1 milliard USD. Elles ne sont pas encore cotées mais quand certaines y parviennent, c’est le Graal absolu pour les actionnaires. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde…
  • Nouvelles économiques et financières: D’avril à juin, le PIB britannique a augmenté de 4.8% alors qu’en zone euro, la production industrielle en juin a reculé de 0.3% en glissement annuel à cause surtout de l’Allemagne. Aux Etats-Unis les inscriptions au chômage pour la semaine finissant le 7 août ont diminué à 375.000 contre 387.000 la dernière semaine de juillet. Quant aux prix à la production en juillet, ils ont augmenté de 1% sur un mois, soit 2 fois plus que les attentes. Enfin l’AIE a abaissé ses prévisions pour la demande de pétrole en 2021 mais a noté que la production augmente rapidement. En 2022 le marché pétrolier pourrait donc redevenir excédentaire.
  • A propos des marchés boursiers: 9e record d’affilée pour l’indice Stoxx 600 Europe, la résurgence de l’épidémie dans plusieurs régions du monde n’inquiétant pas (encore) trop. Les investisseurs capitalisent plutôt sur la bonne tenue des économies et des résultats meilleurs qu’attendus. Ainsi hier plusieurs sociétés financières ont surpris positivement et ont vu leur cours bondir ensuite. Aux USA, si l’indice S&P 500 a aussi battu un record, on a par contre noté la déroute des semiconducteurs après une note négative de Morgan Stanley ("Winter is coming") à propos de cette activité (voir ci-dessous).
  • Bourses asiatiques et tendances prévues aujourd’hui: l’Asie est plutôt morose ce matin, la résurgence du virus inquiétant à nouveau et la Chine ayant annoncé un plan quinquennal règlementant davantage l’économie. Les marchés boursiers occidentaux pourraient baisser légèrement à l’ouverture, en mode prises de bénéfices par rapport aux records d’hier.
  • A suivre aujourd’hui: au niveau économique, journée plus calme, on sera surtout attentif à l’indice de l’Université du Michigan sur la confiance des consommateurs américains en août; quelques résultats de sociétés seront aussi publiés comme ForFarmers, Deutsche Wohnen ou Rusal.

Le fait du jour: les licornes, ou quand la magie fait rêver les milieux financiers!

Si certains pensent, à tort, que les marchés financiers ne font pas rêver, des licornes ("unicorns" pour les anglo-saxons), ces animaux légendaires que l’on retrouve souvent dans les récits mythologiques, sont aux portes de la bourse. Et plusieurs des anciennes licornes sont maintenant cotées sur les marchés boursiers et font partie des vedettes de la cote. D’autres licornes ont été rachetées par certains grands groupes déjà cotés en bourse.

Une licorne désigne dans le jargon financier et boursier une jeune société novatrice (une "start up"), généralement dans les nouvelles technologies, qui n’est pas encore cotée (donc une société privée ou "private company" en anglais) et dont la valeur atteint au minimum 1 milliard USD. Mais le bestiaire des licornes s’est étoffé au fur et à mesure des années, et du fort développement de celles-ci, comme on le voit sur le tableau ci-dessous.

C’est Aileen Lee, une spécialiste américaine du capital-risque qui a inventé cette terminologie. En 2013 elle a réalisé une étude (Welcome To The Unicorn Club: Learning From Billion-Dollar Startups) qui démontrait que moins de 0,1% des entreprises dans lesquelles investissaient les fonds de capital-risque atteignaient des valorisations supérieures à 1 milliard USD.

Elle chercha alors un terme "vendeur" pour qualifier ces investissements rares. Elle trouva le mot "licorne" parfait, car il renvoie à quelque chose de rare, relié au rêve et à l'heroic fantasy, une culture compatible avec celle des "geeks", ces passionnés de technologies.

Pour l’anecdote, signalons par ailleurs que certains spécialistes parlent aussi dans certains cas de "licornes mortes" soit des entreprises évaluées un certain moment à 1 milliard USD mais qui ont été dévalorisées par la suite…

Quelle est l’estimation du nombre de licornes dans le monde?

Leur nombre a fortement augmenté. Il y 5 ans à peine par exemple, le magazine Fortune répertoriait près de 190 licornes ou décacornes dont UBER, XIAOMI, AIRBNB, PALANTIR, SNAPCHAT, SQUARE, SHOPIFY ou PINTEREST qui sont maintenant cotées en bourse et qui valent beaucoup plus que leur valorisation d’époque! En effet si plusieurs d’entre-elles, non encore cotées à ce moment, valaient déjà entre 10 et 60 milliards USD, certaines ont maintenant une valeur supérieure à une "super licorne"… Actuellement dans le monde, selon le site CB Insights, il y a 784 licornes, décacornes et hectocornes répertoriées (The Complete List Of Unicorn Companies).

Près des ¾ des licornes mondiales sont à l’heure actuelle situées aux USA et en Chine, dont 50% pour les Etats-Unis (où ce business model trouve son origine, et plus précisément dans la fameuse Silicon Valley).

Loin derrière, on trouve l’Inde et le Royaume Uni avec environ 5% chacun. Les 15% restant se répartissent entre une trentaine d’autres pays (dont la Belgique et sa 1ère licorne wallonne, Odoo dans le secteur IT!).

 Selon le site spécialisé CB Insights, les 10 plus importantes sociétés de ce type sont les suivantes:

Et selon le cabinet d’études CB Insights encore, au 1er semestre 2021,  rien qu’aux Etats-Unis, 148 entreprises ont dépassé le seuil obligé du milliard USD pour être cataloguées de licornes, soit presque autant que 2019 et 2020 combinés.

La société de recherches Pitchbook note que plus de 380 levées de fonds à 100 millions USD ou plus ont eu lieu au 1er semestre de cette année et au total 150 milliards USD ont été injectés dans les start-up américaines, un montant historique. Car pour l’ensemble de 2020 les fonds levés s'élevaient à 164,3 milliards USD…

Plusieurs secteurs sont actuellement privilégiés par les investisseurs, ainsi durant le 1er semestre 2021, aux USA:

  • 50.7 milliards USD ont été injectés dans des sociétés actives dans le "Software as a Service" (Saas) qui est un modèle basé sur le cloud ("nuage"). Ainsi pour accéder au logiciel, il suffit de se rendre sur un site Internet et d'entrer ses identifiants. Plus besoin d'installer le logiciel sur son ordinateur, tout est décentralisé dans le "nuage". D'après la société américaine de conseil Gartner, cette industrie devrait générer 122,6 milliards USD de revenus en 2021 (+19% par rapport à 2020) et 145,4 milliards USD en 2025.
  • 24.2 milliards USD ont été levés pour des start-up de la finance, les fameuses Fintech. Ce secteur touche les domaines du crédit, l’épargne, les services financiers et même les cryptomonnaies.
  • 20.3 milliards USD ont financé des start-up pharmaceutiques ou biotech (celles développant un traitement ou un vaccin anti Covid-19 ont été particulièrement recherchées ces derniers mois…), c’est 70% de plus qu’au 1er semestre 2020.
  • Mais certains secteurs n’appartenant pas au monde technologique peuvent aussi recherchés en espérant devenir une licorne… comme la mode par exemple!

Evidemment pour devenir une licorne il faut d’abord avoir franchi plusieurs étapes de levées de capitaux et avoir convaincu des investisseurs privés et/ou institutionnels que le projet de départ était viable et rentable. Mais comme on le voit sur le tableau ci-dessous, arriver au stade ultime n’est pas une sinécure. Selon une étude de Dealroom (State of European Tech 2020), une startup européenne ayant réalisée une levée de fonds d’amorçage a… 1,22% de chance de devenir une licorne sachant que déjà au 2e tour de financement 49% seulement des start-up ont survécu (soit 518 sociétés sur 1064 financées au départ)!

Au niveau de la typologie des investisseurs, les choses ont beaucoup changé les dernières années. A côté d’investisseurs classiques, sont de plus en plus présents des géants de la gestion (comme Fidelity ou BlackRock par exemple), des hedge funds (Tiger Global y étant notamment très actif) ou des fonds souverains. Mais des sociétés cotées (comme Zoom, Google, Toyota, United Airlines ou Sofina en Belgique,…) financent aussi de plus en plus maintenant elles-mêmes des jeunes pousses.

Evidemment, les capitaux étant fort abondants sur les marchés ces dernières années et vu le nombre grandissant de candidats-investisseurs, certains évoquent parfois une bulle spéculative. Car les valorisations des start-up explosent, même dans les 1ers tours de financement. Il n’est désormais plus rare, que des "tickets" de financement initiaux dépassent en moyenne 20 millions USD.

Et la "ruée vers l’or" espérée débouche parfois, par précipitation quant à l’analyse des dossiers à des déroutes spectaculaires comme on a pu le voir, par exemple, avec le célèbre cas des camions électriques et à hydrogène Nikola. Le fondateur de la société avait menti à ses investisseurs pour les inciter à acheter des actions du groupe. Nikola a ainsi un moment été valorisée des milliards USD pour des camions qui ne roulaient pas…

Mais à côté de type d’exemple malheureux il semble que les start up murissent maintenant davantage avant de se lancer dans le bain boursier. Ainsi selon le journal Les Echos qui citait Keith Wright, rédacteur pour CNBC, la vie moyenne d'une entreprise technologique avant son introduction en Bourse était de 4 ans en 1999; elle est aujourd'hui de 11 ans. Les entreprises gonflent donc davantage leurs capitaux, et ont plus d’expérience, avant d'être cotées en Bourse.

Nouvelles économiques et financières: des statistiques en sens divers

D’avril à juin, le PIB britannique a augmenté de 4.8% ce qui est une performance meilleure qu’aux USA ou pour la zone euro, mais sans avoir néanmoins retrouvé son niveau avant la pandémie.

Dans la zone euro, la production industrielle en juin a reculé de 0.3% en glissement annuel (plus que le 0.2% attendu par les économistes) alors que la baisse était de 1.1% en mai. La "faute" en incombe surtout à l’Allemagne, locomotive de l’Europe, qui souffre toujours de goulets d’étranglement dans sa chaîne d’approvisionnements. Sur un an, la production a augmenté de 9.7% (moins que les 10.7% attendus) ce qui marque néanmoins un clair rebond par rapport à la forte baisse de 2020 due aux conséquences de la pandémie.

Aux Etats-Unis les inscriptions au chômage pour la semaine finissant le 7 août ont diminué à 375.000 (en ligne avec les attentes) contre 387.000 la dernière semaine de juillet. Quant aux prix à la production en juillet aux USA, ils ont augmenté de 1% sur un mois, soit 2 fois plus que les attentes. Par rapport au mois de juillet 2020, la hausse est de 7.8%, un record sur un an depuis novembre 2010.

A noter enfin que l’AIE (l’Agence Internationale pour l’Energie) a abaissé ses prévisions pour la demande de pétrole en 2021 dans le monde. La hausse de la demande serait alors de 5.3 millions de barils par jour (-300.000 barils par jour). La production augmente par contre rapidement comme déjà souligné dans notre chronique récemment. L’AIE anticipe ainsi que 2022 pourrait marquer le retour à un pétrole excédentaire.

Evolution des marchés boursiers hier: des records mais les semiconducteurs US en difficulté

L’indice Stoxx 600 Europe a continué sur sa lancée en enregistrant un 9e record historique de rang, soit 4.453 points (+0.12%) par rapport à mercredi soir. En dépit de signaux alarmants sur la reprise de la pandémie dans différentes régions du monde, les investisseurs privilégient actuellement les bonnes statistiques économiques et les résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

4 secteurs ont fini dans le rouge, les services aux collectivités (-0.39%), les matériaux (-0.67%), les financières (-0.03%) et l’énergie (-0.39%). Les 3 derniers ont donc fait l’objet de prises de bénéfices alors qu’ils étaient les gagnants les 2 jours précédents. Par contre les soins de santé (+0.65%) et les services de communication (+0.67%) ont affiché les meilleures performances sectorielles.

Au niveau individuel, la "chute" de Rio Tinto (-7.6% ou 464 pences) est la résultante essentielle du détachement de 2 dividendes (un classique et un bonus) pour un total d’environ 404 pences. Par contre Delivery Hero a baissé de 7.6% également, mais après avoir réduit sa prévision de marge bénéficiaire, décevant de ce fait les analystes.

Du côté des gagnants du jour, l’action Deliveroo continue à jouer au yo-yo et a bondi hier de 8.9% après avoir perdu quasiment autant avant-hier…

Fort de résultats supérieurs aux prévisions des analystes, l’assureur hollandais Aegon s’est adjugé 7.3%. Toujours dans le même secteur financier, NN Group (+2.7%), Aviva (+3.5%) ou Zurich Assurances (+3.8%) ont également annoncés des chiffres au-delà des prévisions et ont vu leur cours de bourse récompensé. Même scénario pour Deutsche Telekom (+2.8%).

Pour Wall Street, il n’y avait pas de raison que l’Europe boursière affiche seule un beau bulletin et donc l’indice S&P 500 a battu aussi un nouveau record historique. La clôture a ainsi été de 4.460 points soit un gain de 0.30%; l’indice Nasdaq a lui aussi progressé (de 0.35%) mais reste un demi pourcent en deçà de son record d’il y a une semaine.

Comme en Europe également, ce sont les secteurs en forme des derniers jours qui ont été hier à la peine, soit ceux considérés comme plus cycliques (Industrie -0.23%, Energie -0.49% et Matériaux -0.19%). La consommation de base a également légèrement corrigé (-0.08%).

Par contre ce sont surtout les soins de santé (+0.77%) et les technologiques (+0.59%) qui ont permis à l’indice S&P 500 de battre son record. Il est vrai que le poids de ces 2 secteurs est très important aux USA car représentant près de 41% de toutes les actions cotées.

Pourtant dans le secteur technologique, un segment a fortement dénoté: les semiconducteurs. Les principales baisses hier du S&P 500 sont d’ailleurs toutes liées à cette activité: Western Digital (-6.5%), Micron Technology (-6.4%), Applied Materials (-4.2%) ou encore KLA (-4.1%). L’origine de cette déroute généralisée est une étude, publiée hier par Morgan Stanley et intitulé "Winter is coming" ("L’hiver arrive"). Morgan Stanley a écrit que l'industrie des puces électroniques entre dans la dernière partie de son cycle, où l'offre de mémoire dépasse la demande.

Dans la note de recherche, la banque a déclaré que la forte demande qui a contribué à la pénurie mondiale de puces a commencé à diminuer, et que les hausses de prix dont bénéficient les fournisseurs de mémoire commenceront probablement à s'inverser l'année prochaine - en particulier chez les fournisseurs de mémoire vive dynamique, ou DRAM, un type de puce qui contribue à accélérer le traitement informatique. Concrètement Morgan Stanley a par exemple rétrogradé l’action Micron Technology de "surpondérer" à  "garder" et diminué l’objectif de cours de 105 USD à 75 USD

Par contre, au rayon des bonnes surprises du jour, la société pharmaceutique Organon a bondi de 11.9%, la plus forte hausse du S&P 500. Cette société, appartenant précédemment à Merck et spécialisée dans la santé féminine, a annoncé des résultats au-delà des attentes. Elle paiera aussi un dividende supérieur aux sociétés comparables. Cooper (+7.8%), une autre société dans les soins de santé, a fortement monté suite à l’annonce de l’agréation par la Chine de ses lentilles de contact MiSight.

Notons enfin les résultats meilleurs qu’attendus de Walt Disney, AirBnb, Palantir et de la chinoise Baidu (mais cotée à Wall Street).

Les tendances boursières du jour: Asie et bourses occidentales en mode baissier

Ce matin (7h30) en Asie, comme hier matin, l’humeur n’est guère à l’euphorie, la plupart des marchés boursiers étant en baisse même si Tokyo évolue proche de son niveau de la veille. Par contre Hong Kong et Shanghai-Shenzhen baissent toutes deux (respectivement de 0.9 et 0.8%) et les autres bourses locales (Thaïlande ou Corée du Sud par exemple) suivent le mouvement. En Chine, locomotive asiatique, un plan quinquennal a été publié par les autorités et prévoyant une réglementation plus stricte de nombreux secteurs économiques; par ailleurs la résurgence de la pandémie inquiète également dans la région.

Les futures sur les marchés boursiers occidentaux (Europe et USA) indiquent actuellement de légères prises de bénéfices lors des premiers échanges, par rapport aux records d’hier soir.

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Sur le plan économique, nous aurons les chiffres du chômage et de l’inflation en France. Mais on sera surtout attentif à l’indice de l’Université du Michigan aux USA sur la confiance des consommateurs en août.

Au niveau des résultats de sociétés, quelques chiffres à suivre dont ForFarmers, Deutsche Wohnen ou Rusal.

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Cette publication a été rédigée par Michel Ernst, Stratégiste Actions de CBC Banque. Toutes les considérations reprises dans cette publication reflètent l'analyse personnelle de l’auteur à la date mentionnée. Cette analyse est basée sur des sources accessibles au public et prend en compte des éléments relevant des contextes économique, politique et financier du moment. Elle est donc susceptible d’être modifiée à tout moment, sans notification préalable. 

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