Les "mains de diamant" d’Elon Musk d’une part, les bourses au rebond d’autre part - Les jeux vidéo, un marché gigantesque et en croissance

Retrouvez chaque matin une chronique sur l'actualité boursière et financière.

Hier

Nouvelles économiques et financières

Ce jeudi, les statistiques économiques publiées aux USA ont montré du bon et du moins bon. Si les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé un peu plus que prévu (444.000 contre 451.000), ce qui est une bonne nouvelle pour la reprise économique, l’indice manufacturier dans la région de Philadelphie (le "Philly Fed") a par contre déçu en mai en s’inscrivant à 31.2 points contre 50.2 points attendus et 43 points en avril. Les difficultés d’approvisionnement de certains composants sont mises en avant pour expliquer cette forte baisse de l’activité.

Fait(s) du jour

Après la déroute des cryptomonnaies mercredi, on a logiquement assisté hier à un certain rebond de la plupart de celles-ci (le bitcoin cotant ainsi ce matin 40.180 USD), d’autant plus qu’Elon Musk, qui fait littéralement la pluie et le beau temps sur ce type de marché, y a été de 2 nouveaux tweets sibyllins mais perçus comme positifs par les aficionados des cryptos. Mais cela illustre aussi le côté imprévisible et versatile d’un marché où les actifs évoluent au gré des humeurs et déclarations de certains influenceurs, sans qu’il soit aucunement question d’arguments et fondamentaux financiers démontrés de manière irréfutable et objective…

Dans un premier tweet composé de deux mots et de deux emojis, Musk a déclaré "Tesla a des mains de diamant". Parmi les professionnels des marchés financiers, la "main de diamant" (ou "diamond hands" en anglais) est une expression qui désigne quelqu'un qui est prêt à maintenir une position malgré la volatilité à long ou à court terme. En d’autres termes c’est quelqu'un qui, malgré des revers dans le prix d'une action ou d'une cryptomonnaie, prévoit de maintenir sa position jusqu'à ce que son objectif final soit atteint. Il fallait donc traduire ce tweet par « Tesla ne va pas solder sa position en bitcoins » (rappelons que la société en acheté pour 1.5 milliard USD en janvier).

Dans le 2e tweet, encore plus mystérieux, Elon Musk a écrit "Credit to our Master of Coin". Pour rappel, en début d’année, le patron de Tesla a encore voulu davantage se démarquer dans son originalité débridée en nommant (via un document officiel déposé auprès de la SEC!) son directeur financier "Master of Coin" pendant que lui s’arrogeait le titre de "Technoking"… Les partisans du bitcoin ont donc interprété ce 2e message comme un soutien aux cryptomonnaies puisque le directeur financier de Tesla en est officieusement le "maître" confirmé par Musk…

Pourtant hier une mauvaise nouvelle supplémentaire s’est ajoutée aux contraintes récentes frappant les cryptomonnaies: le département du Trésor américain a détaillé les mesures proposées par l'administration pour lever 700 milliards USD de recettes supplémentaires sur une décennie grâce à l'application de la loi par l'Internal Revenue Service (IRS), et notamment l'obligation de déclarer aux autorités fiscales américaines les transferts de cryptomonnaies d'une valeur de 10 000 USD ou plus…

Loin des heurs et malheurs des cryptomonnaies, une des raisons qui expliquent la bonne tenue des marchés boursiers depuis le début de l’année, est la publication d’une large majorité de résultats de sociétés supérieurs aux attentes des analystes.

Ainsi au fil des semaines qui s’égrènent, Refinitiv confirme cette tendance pour la bourse américaine. Selon les dernières données statistiques, au 14 mai, sur les 457 sociétés du S&P 500 qui ont publié leurs bénéfices pour le 1er trimestre 2021, 87.1% de ces sociétés ont annoncé des résultats au-delà des prévisions. Et ce trimestre s'annonce comme le meilleur depuis au moins 10 ans, avec une croissance des bénéfices de plus de 50% en glissement annuel, il est vrai à partir d’une base de comparaison basse en 2020.

Alors qu’en ce qui concerne l’indice Stoxx 600 Europe, on n'en est qu'à mi-chemin des publications, la croissance des bénéfices d'une année sur l'autre indique une augmentation de 92,8%, sur la base d'un mix de résultats déclarés et d'estimations. Le rebond est plus spectaculaire en Europe en raison de l’impact plus fort que la pandémie a porté à l'économie européenne au début de 2020. Des deux côtés de l'Atlantique, les bénéfices sont maintenant supérieurs aux niveaux d'avant la pandémie. Et information intéressante et encourageante pour la suite des événements, le rebond des bénéfices devrait se poursuivre comme le montre le graphe suivant du Financial Times basé sur les données Refinitiv:

Evolution des marchés boursiers

Si les investisseurs européens continuaient durant la journée de s’interroger sur l’évolution de la stratégie de la Réserve Fédérale américaine (FED), ils n’en n’ont pas moins décidé hier de plutôt se porter à l’achat en bourse en profitant des baisses de prix de la veille. L’indice Stoxx 600 Europe a donc rebondi de 1.3%, tous les secteurs terminant dans le vert, mais avec des amplitudes différentes.

Et les technologiques se sont clairement détachées du peloton en progressant de 2.8%, tous les segments (logiciels, semiconducteurs, équipementiers,…) participant à la fête. Derrière on trouvait la consommation cyclique (+1.6%) et le secteur industriel (+1.4%). Par contre le secteur de l’énergie, mis à mal les derniers jours dans la foulée de la baisse marquée des prix du pétrole, n’a regagné hier que 0.3% par rapport à la veille. Les autres secteurs ont gagné de 0.7% à 1.2%.

Aux Etats-Unis, Wall Street a aussi rebondi par rapport à mercredi soir, l’indice S&P 500 grimpant de 1.1% et le Nasdaq de 1.8%. Il semble que les investisseurs américains ont considéré à priori que la FED ne réduira pas ses achats obligataires dans l’immédiat et que les taux ne bougeront pas. L’important secteur technologique (26% de l’indice S&P 500) a ainsi entraîné les autres secteurs dans son sillage en progressant de 1.9%. Une bonne nouvelle a d’ailleurs été annoncée dans la nuit, qui impactera les multinationales, et notamment les géants technologiques comme les GAFAM.

En effet, l’administration Biden a revu ses ambitions à la baisse concernant la taxation minimum de ces multinationales. Dans ses discussions avec l’OCDE, les Américains ont proposé une taxation minimale de 15% soit plus bas que les 21% mis sur la table en avril et soutenus par les Européens. Ceux-ci pourraient néanmoins se consoler en considérant que cela reste plus élevé que 12.5% proposé par les USA jusqu’ici et correspondant aux taux d’imposition irlandais…

Outre les sociétés technologiques, 3 secteurs ont gagné au moins 1 pourcent hier, les services de communication (+1.7%), l’immobilier (+1.3%) et les soins de santé (+1%). L’énergie faisait par contre à nouveau pâle figure, seul secteur en retrait hier (-0.1%), les prix du pétrole continuant à baisser et s’approchant de la barre des 65 USD le baril, soit une baisse de 7% en seulement 3 jours.

A noter que la nouvelle venue sur la bourse américaine, le fabricant suédois de lait d’avoine Oatly, a connu une première belle journée en clôturant en hausse de 19% par rapport à son cours d’introduction de 17 USD. Cela valorise la société à près de 12 milliards USD. Outre des célébrités américaines comme Oprah Winfrey, Jay-Z , Howard Schultz ou Nathalie Portman, l’actionnaire principal d’Oatly est un partenariat entre Verlinvest (société d’investissement contrôlée par les familles de Spoelberch, actionnaires d’AB Inbev notamment) et Blossom Key Holdings contrôlée par China Resources.

Aujourd'hui

Marchés boursiers asiatiques et futures sur les bourses occidentales

Ce matin (7h45) les marchés asiatiques évoluent en ordre dispersé, Tokyo gagnant 0.8% alors que les bourses chinoises sont en baisse, Hong-Kong perdant 0.1% et Shanghai-Shenzhen 0.6%. A noter la baisse du cours du géant Tencent (-3.6% à Hong Kong) qui a annoncé une forte hausse de ses investissements.

Les futures sont par contre bien orientés pour les marchés boursiers occidentaux, selon les indications actuelles l’Europe ouvrirait en hausse de 0.45% et les USA de 0.27%.

Annonce(s) du jour à prendre en compte

Aujourd’hui seront annoncés les très regardés indices PMI de mai pour la zone euro, mais aussi pour le Royaume-Uni et pour les États-Unis. Quatre autres statistiques sont à l’ordre du jour: l’indice de confiance des consommateurs de la zone euro en mai, son homologue GfK et les ventes au détail au Royaume-Uni et les ventes de logements anciens du mois d’avril aux Etats-Unis.

À noter que lundi étant férié (Pentecôte), nous reprendrons la rédaction de cette chronique mardi matin.

Le thème de la semaine: Les jeux vidéo, un marché gigantesque et en croissance

Les dernières semaines nous avons évoqué 2 secteurs de croissance dont l’expansion s’est encore accélérée suite à la pandémie, à savoir l’e-commerce (ou commerce via internet) et la vidéo à la demande (ou streaming). Mais un autre secteur a également profité des confinements pour encore plus se développer, celui ces jeux vidéo et en particulier ceux en ligne!

Comme on le voit sur le tableau ci-contre, en 2020, dans le domaine du divertissement, le jeu vidéo a représenté un chiffre d'affaires mondial de 177.8 milliards USD soit 5.5 fois celui du cinéma et de la musique réunis! Évidemment, en 2020, le cinéma a inversément subi de plein fouet la pandémie, la plupart des salles étant fermées.

Mais même si on prend 2019 comme base plus "normale", le jeu vidéo, avec un chiffre d'affaires de 146 milliards USD cette année là, a représenté 3.5 fois celui du cinéma et plus de 7 fois celui de l'industrie musicale.

Selon le Global Games Market Report (Newzoo - avril 2021), le marché mondial des jeux générera des revenus de 175.8 milliards USD en 2021, soit une très légère baisse par rapport au record de 2020, mais les projections montrent que c'est "pour mieux sauter par la suite"...

Ce secteur est en forte croissance grâce à internet mais aussi parce que les jeux se jouent de plus en plus sur des appareils mobiles (smartphones, tablettes, consoles portables) fort appréciés par les jeunes générations, comme on le voit ci-dessous (en rouge), soit 50% des revenus à l’échelle mondiale (30% pour les consoles fixes et 20% pour les PC). Selon Statista, en 2012 les consoles fixes représentaient encore 45% du marché contre 37% pour les PC et seulement 18% pour les plateformes mobiles. Mais cette industrie a aussi mis l’accent sur la dimension sociale du jeux avec des compétitions en ligne (via l’e-sport notamment ou des jeux de combat international comme Fortnite). Et le phénomène a encore pris de l’ampleur durant la pandémie, des pilotes de course s’affrontant en ligne ou des joueurs d’échec communiquant via la plateforme Discord.

Les confinements dus au Covid-19 ont donc amplifié l’attrait pour les jeux vidéo. Selon les prévisions de Newzoo, avec un taux de croissance annuel composé de 8% attendu ces prochaines années, l’industrie du jeu vidéo devrait dépasser les 200 milliards USD de chiffre d'affaires mondial d’ici 2023. Fin 2021, il y aura environ 2.9 milliards de joueurs dans le monde soit près de 40% de la population totale! Rien qu’au cours des 3 dernières années, le marché des jeux vidéo a grossi de 500 millions d’utilisateurs.

Mais une autre étude très récente, du bureau internationnal de conseil Accenture, a calculé que si on ajoute à ces 200 milliards USD de revenus directs, les revenus indirects (matériel informatique, accessoires de jeux,...), on peut rajouter 100 milliards USD, soit un montant total de 300 milliards USD pour le secteur global du jeux vidéo (voir ci-contre pour les détails)!

Et cassons tout de suite un mythe: la même étude a démontré que non, les jeux vidéo ne sont pas (plus) l'apanage de jeunes garçons boutonneux! Selon les statistiques récentes, parmi les adeptes des jeux vidéo, il y a autant de femmes (ou filles) que d'hommes (ou garçons) alors qu'une autre statistique indique que 70% des nouveaux joueurs ont plus de 25 ans! Et parmi ces nouveaux joueurs, une majorité est féminine (60%).

Il est aussi très intéressant de constater que géographiquement, comme dans beaucoup d’autres secteurs économiques, l’industrie du jeu vidéo se développe très fortement en Chine. La croissance du secteur sera aussi très probablement à l’avenir la plus importante dans ce pays et en Asie en général.

Sur le chiffre d'affaires mondial des jeux vidéo, la Chine représente actuellement 26% du total et compte 929 millions de joueurs (35% du total mondial). Les USA arrivent en 2ème position, devant le Japon et le Royaume-Uni. Et toujours selon Accenture, au moins 14 autres marchés génèrent plus d'1 milliard de revenus. Enfin, la popularité des jeux vidéo gagne du terrain ailleurs, notamment en Amérique latine, au Moyen-Orient et dans de nombreux pays d'Asie du Sud-Est.

2021 devrait être une année de transition, avec, comme on l’a indiqué ci-dessus, un très légère baisse du chiffre d’affaires mondial du secteur. En effet, le COVID-19 n’a pas eu que des effets positifs. Les "lockdowns" en 2020 ont affecté la façon de travailler de presque tout le monde, et les studios de jeux n'ont pas fait exception, le marché des jeux "AAA" (ceux au budget de développement et de promotion les plus élevés) étant particulièrement impactés car ils nécessitent notamment le rassemblement de grandes équipes  de développeurs. Plusieurs sorties de jeux vidéo ont ainsi été retardées. Par ailleurs la pandémie continue de perturber les chaînes d'approvisionnement mondiales et notamment celle des semi-conducteurs, ralentissant la production des consoles comme la nouvelle Playstation 5 de Sony ou la X-Box de Microsoft.

Mais le domaine du jeu vidéo s’adapte et change rapidement comme on le voit par exemple avec le fort développement des casques de réalité virtuelle ("Virtual Reality" ou VR) tels que l’Oculus (Facebook) où 90% des ventes de casques proviennent des jeux VR.

Mais une autre évolution est encore plus spectaculaire. La plupart des jeux vidéo comme le célèbre "Fortnite" sont vendus en ligne ou disponibles en "free-to-play" ("gratuits" mais pour lesquels beaucoup de joueurs achètent des options virtuelles pour progresser). Fortnite compte maintenant plus de 350 millions de joueurs dans le monde et en avril 2020, en plein confinement, il a compté 3.2 milliards d’heures de jeu! Ce business modèle est devenu très rentable, et en très forte croissance, car le montant dépensé par un joueur en options virtuelles dépasse souvent celui qu’il aurait dépensé via un support fixe et unique (CD). A noter que l’Asie recèle à nouveau un énorme potentiel dans le domaine. Ainsi le conglomérat chinois Tencent a dépassé, fin 2020, 100 millions d’utilisateurs actifs pour son jeu mobile "Honor of Kings" lancé en 2015.

En bourse, voir notre tableau ci-dessous, le secteur des jeux vidéo est présent via les éditeurs de jeux (Electronic Arts, Activision Blizzard, Take-Two, Ubisoft, Bandai Namco…), les fabricants de consoles (Microsoft, Nintendo, Sony, Sega Sammy), ceux de composants (Nvidia,…) ou d’accessoires (Logitech, Mad Catz, Guillemot,…) et les plateformes comme Tencent ou Netease. Ces sociétés se retrouvent aussi souvent dans des fonds technologiques ou à connotation digitale, mais aussi dans des trackers (ETF) dédiés spécifiquement à ce secteur.

Via ce tableau, on constate qu’après avoir connu une forte croissance sur 1 an (+ 44.3%) en moyenne, le secteur n’a guère progressé cette année. Néanmoins le rendement annualisé sur 5 ans atteint 31 % et, selon les projections des analystes compilées par Bloomberg, il y a un potentiel actuel moyen de 27 % pour les actions de ce secteur. Autre constat, selon les ratios (rapport cours-bénéfice ou P/E et rapport valeur entreprise-ebitda ou EV/EBITDA), ces actions ne sont pas considérées à priori comme bon marché mais reflètent en fait la forte croissance récurrente des ventes, que ce soit sur 1 an ou sur 5 ans, ainsi qu’une rentabilité confortable (marges EBIDTA moyennes proches de 30%).

Mais les coûts étant de plus en plus importants (le jeu "Destiny" par exemple a ainsi couté 500 millions USD en développement et marketing!), il n’est pas étonnant que ce secteur soit de plus en plus lorgné par des géants disposant de moyens à la hauteur de ce nouvel Eldorado. Amazon a ainsi développé Amazon Game Studios. Ou encore Google Stadia qui est présent dorénavant dans le secteur via le "Cloud Gaming" (peu importe le support, via un serveur distant, une connexion internet et un écran suffisent). En septembre 2020 enfin Microsoft  a acheté ZeniMax Media (éditeur, via Bethesda, de franchises réputées telles que Elder Scrolls et Fallout), pour 7.5 milliards USD et des rumeurs persistantes disent que Microsoft n’a pas fini ses emplettes…

Pour terminer, on remarque sur le graphe ci-dessous que l’indice du secteur, le Solactive Video Games & eSports Index, a clairement surperformé les meilleurs indices boursiers globaux les dernières années, à savoir l’indice S&P 500 et le Nasdaq américain. Si l’indice Solactive a sous-performé en février-mars 2021, l’avance prise depuis le décollage en mars 2020 reste confortable.  Les performances passées ne préjugent évidemment pas des performances futures, mais au regard du potentiel du secteur, cette thématique d’investissement semble encore prometteuse.

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Avertissement

Cette publication a été rédigée par Michel Ernst, Stratégiste Actions de CBC Banque. Toutes les considérations reprises dans cette publication reflètent l'analyse personnelle de l’auteur à la date mentionnée. Cette analyse est basée sur des sources accessibles au public et prend en compte des éléments relevant des contextes économique, politique et financier du moment. Elle est donc susceptible d’être modifiée à tout moment, sans notification préalable. 

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