Un record de plus à Wall Street en attendant les résultats de sociétés

Hier

Après voir avoir battu un record historique hier, les marchés boursiers européens ont semblé vouloir marquer une pause. Il est vrai qu’à peine plus de 3 mois après le début d’année, l’indice Stoxx 600 gagne déjà près de 9% alors que l’indice Euro Stoxx 50, qui reprend les plus grandes sociétés européennes cotées de 11 pays de la zone euro, progresse lui de près de 11.5%. La récente révision haussière des prévisions de croissance du FMI a évidemment conforté l’optimisme des investisseurs. Et ce mercredi une nouvelle statistique est venu corroborer cela: l’indice PMI IHS Markit composite, atteignant un plus haut de 8 mois, a montré un retour à la croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro en mars. C’est d’autant plus encourageant que si le secteur manufacturier a enregistré une expansion record, le secteur des services a beaucoup mieux résisté qu’attendu en dépit des nouvelles contraintes liées à la résurgence de la pandémie.

Dans les prochains jours, la très attendue saison des résultats trimestriels des sociétés cotées va commencer. Et les marchés boursiers s’attendent à ce que la tendance positive des derniers indicateurs économiques soit confirmée par ces résultats. Lundi, dans cette même chronique, nous évoquions les estimations optimistes d’UBS quant à ces chiffres. D’autres sources vont dans le même sens comme Refinitiv pour qui les analystes estiment que les résultats des sociétés américaines de l’indice S&P 500 vont augmenter de 24% au 1er trimestre 2021 alors que ceux des sociétés européennes du Stoxx 600 devraient bondir de plus de 47%.

Par ailleurs aux États-Unis, selon les données de Bloomberg Intelligence, des trois sous-secteurs du secteur technologique du S&P 500 (le plus important de cet indice), les semi-conducteurs devraient afficher la plus forte croissance du bénéfice par action au premier trimestre (41%), devant le matériel et les équipements technologiques (37%) et les logiciels et services (14%). La tendance serait la même au 2ème trimestre bien que moins prononcée.

En attendant, les marchés boursiers européens ont donc clôturé un peu plus bas par rapport à la veille (-0.22% pour l’indice Stoxx 600). Du côté des pertes, on a surtout noté le recul du secteur des soins de santé (-0.7%), les 3 principaux poids lourds du compartiment (Novartis, Roche et AstraZeneca) abandonnant entre 1 et 1.3%. Par contre du côté des gains, c’est l’immobilier, le plus petit secteur de l’indice (2% du poids total), qui a le mieux performé (+1.1%) devant le secteur financier (+0.6), la consommation de base (+0.5) et celui de l’énergie (+0.4%). Dans ce dernier, parmi les grandes sociétés pétrolières, on a remarqué le nouveau gain de BP (+1.9%), toujours galvanisée, par l’annonce d’un très bon début d’année qui devrait lui permettre notamment de reprendre son programme de rachats d’actions. Le secteur des services aux collectivités (+0.3%) s’est lui distingué essentiellement par l’entremise de la société d’électricité EDF (+10.5%): selon des sources syndicales, le gouvernement français, qui veut réorganiser le groupe, évaluerait à 10 milliards euros le rachat des actionnaires minoritaires (fin décembre 2020, l’état contrôlait 83.7% d’EDF, directement et via la banque publique d’investissement Bpifrance).

Aux États-Unis, les opérateurs attendaient hier soir la publication du compte-rendu (les "minutes") de la réunion du mois dernier. Mais contrairement à certaines attentes, il n’a pas eu de surprise: selon le procès-verbal de la réunion, les responsables de la FED étaient unanimes sur la nécessité de voir davantage de progrès dans la reprise avant de réduire leur programme massif d'achat d'obligations. Les responsables politiques ont minimisé les risques d'inflation (il faudra "un certain temps" avant d’atteindre le plein emploi et l’objectif moyen d’inflation de 2%), soutenant que la récente flambée des rendements du Trésor reflète des perspectives de croissance plus fortes. Et donc la FED a confirmé sa patience avant une éventuelle remontée des taux d’intérêt. Le marché n’a guère non plus semblé ému par les détails d’un plan dévoilé par J. Yellen, la secrétaire au Trésor, visant à ramener environ 2000 milliards USD de bénéfices des entreprises dans le filet fiscal américain. Cela aiderait à financer les initiatives de dépenses du gouvernement, réduisant potentiellement la dépendance à l'égard d'emprunts supplémentaires qui pourraient faire augmenter les taux.

En clôture, Wall Street a réussi à battre un nouveau record. L’indice S&P 500 a terminé à 4079.95 points (+0.15%) battant d’un chouia le niveau historique de lundi. Si le secteur des matériaux a lourdement chuté (-1.75%), à cause essentiellement du sous-secteur des produits chimiques, son faible poids dans l’indice (2.6%) n’a eu guère d’incidence sur la tendance générale. Par contre au niveau des progrès, les services de communication (+0.7%) prenaient la 1ère place grâce à la hausse groupée de Facebook (+2.2%), Alphabet (Google, +1.4%) et Twitter (+3%). Suivaient les technologiques (+0.5%, où Apple, principale action américaine, gagnait encore 1.4%), l’énergie (+0.4%) et les financières (+0.4%).

Aujourd'hui

Ce matin (7h40), la bourse de Tokyo dénote quelque peu en perdant 0.2%, les actions japonaises étant légèrement sous pression en raison de nouvelles inquiétudes concernant l’adoption de mesures plus strictes pour freiner l’augmentation des infections dues au Covid. Par contre, les autres grandes places asiatiques sont en hausse: Taiwan et Hong Kong gagnent toutes les deux 0.8%, Séoul et Shanghai-Shenzhen progressant légèrement (+0.20%).

Les futures (contrats à terme) indiquent actuellement que l’ouverture des marchés occidentaux serait également positive. Durant les premiers échanges, l’Europe démarrerait ainsi en hausse de 0.36% alors que dans l’après-midi Wall Street commencerait avec un gain d’environ 0.46%.

Au niveau des statistiques du jour, on suivra l’évolution des prix à la production industrielle dans la zone euro au mois de février. Les investisseurs seront également sensibles, avant l’ouverture de la bourse, aux commandes industrielles allemandes en février et à la balance des paiements de la France pour la même période. Aux États-Unis, il sera question des nouvelles inscriptions au chômage pour la semaine achevée le 3 avril.

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