Les Belges, leur épargne et les investissements durables: l'Observatoire 2019 de CBC

Plus d’1 Belge sur 2 considère que les investissements durables sont un moteur de changement*. Une tendance encore plus forte chez les jeunes (65%).

CBC Banque & Assurance présente les résultats de son Observatoire "Les Belges, leur épargne et les investissements durables".

  • Les Belges sont et restent de grands épargnants, 74% d’entre eux mettant actuellement de l’argent de côté, soit une augmentation de 7% par rapport à 2018, révèle l’Observatoire CBC réalisé en juillet dernier par le bureau d’études IPSOS. Ils mettent également des montants importants de côté, 37% des épargnants plaçant chaque mois plus de 200 euros sur leur compte d’épargne. 
  • Quant à la manière de gérer leur argent, 9 Belges sur 10 continuent de privilégier le compte d’épargne, sans se fixer d’horizon de temps pour la moitié d’entre eux, alors que dans le même temps, les critères auxquels ils accordent de l’importance lorsqu’ils placent leur argent, sont avant tout le rendement (70%), les risques encourus (58%) et les frais de gestion (39%). 
  • L’Observatoire CBC révèle également que les investissements durables ont le vent en poupe auprès des Belges, 48% d’entre eux en connaissant l’existence (contre 44% en 2018), et 55% d’entre eux les associant prioritairement à la sauvegarde de la planète. Plus d’1 Belge sur 2 (57%) estime d’ailleurs qu’investir durablement peut être un moteur de changement tant au niveau sociétal, qu’économique et environnemental. Cette tendance est bien plus forte chez les jeunes (65%) et chez les investisseurs (73%).
  • Et parmi les investisseurs belges, les jeunes de 18 à 34 ans sont plus portés sur la question du durable. Ils sont en effet 63%, contre 54% tous âges confondus, à accorder de l’importance au profil durable des entreprises ou des fonds de placement dans lesquels ils investissent. Quant à savoir si les mobilisations des derniers mois pour un monde plus durable ont eu un impact sur leur comportement d’investisseur, 43% des jeunes répondent par la positive contre 30% en moyenne chez les investisseurs.

Le paradoxe de l’épargne: entre recherche de rendement et absence de projets

Avec plus de 274 milliards placés sur les comptes d’épargne, les Belges confirment année après année leur attachement à l’épargne classique. L’Observatoire CBC réalisé en juillet dernier par le bureau d’études IPSOS révèle d’ailleurs qu’ils sont de plus en plus nombreux à épargner puisque 74% d’entre eux mettent actuellement de l’argent de côté contre 67% en 2018, une tendance encore plus prononcée pour 83% des jeunes de 18 à 34 ans.
Et les Belges épargnent des montants élevés, plus d’un tiers des épargnants (37%) mettant plus de 200 euros de côté par mois.
Lorsqu’ils placent cet argent, le critère important qui arrive en tête est loin devant le rendement (70%), suivi par les risques encourus (58%) et les frais de gestion (39%). Alors que dans les faits on voit que les Belges, en choisissant le compte d’épargne, misent avant tout sur la sécurité. Autre enseignement de l’Observatoire CBC: les Belges épargnent, pour près de la moitié d’entre eux, sans durée précise.

Pour Xavier Falla, Directeur Général du marché des particuliers chez CBC: "Depuis 5 ans, nous observons le comportement des Belges en matière d’épargne. Et force est de constater que malgré le contexte inédit de taux bas, rien ne fait bouger les lignes. Notre Observatoire révèle que près de 9 Belges sur 10 privilégient encore le compte d’épargne quand dans le même temps, ils sont un quart à investir sur les marchés financiers. C’est une évolution sur ces dernières années, mais cela reste très peu lorsqu’on voit que 70% des Belges déclarent rechercher du rendement lorsqu’ils placent leur argent. Cette contradiction se renforce donc alors même qu’une grande partie d’entre nous n’a pas d’horizon de temps défini pour son argent. Les Belges épargnent… sans trop savoir pourquoi. Ce manque de projets les empêche de structurer leur épargne entre projets de court terme qui demandent une disponibilité immédiate de l’épargne et projets de long terme qui, quant à eux, laissent une marge de manœuvre pour voir fructifier un investissement dans le temps.".

Les investissements durables ont le vent en poupe

L’Observatoire CBC révèle également que les investissements durables sont de plus en plus connus des Belges. 48% d’entre eux en connaissent aujourd’hui l’existence contre 44% en 2018. Quant à savoir plus précisément ce qui se trouve derrière ce type d’investissements, les Belges associent prioritairement les investissements durables au respect de la planète pour 55% d’entre eux, une évolution de 9% par rapport à l’an dernier. "C’est un mieux, mais cela reste insuffisant." constate Christel Dumas, Professeur de finance durable à l’Ichec. "Dans le contexte actuel de mobilisation autour de la question climatique, l’Observatoire CBC montre bien que la protection de l’environnement arrive en tête des thèmes prioritaires. Les Belges n’ont cependant pas encore fait le lien entre leur comportement de citoyen au quotidien et leur comportement d’épargnant ou d’investisseur durable. Ils ignorent encore que leur argent peut faire la différence et de manière encore plus prononcée et efficace qu’en éteignant la lumière ou qu’en triant leurs déchets. Investir et soutenir des entreprises qui elles, à une échelle bien plus importante, prennent sérieusement en compte les trois piliers du développement durable dans leurs activités est la meilleure chose à faire en termes d’impact. L'argent et la finance sont à la source des grands défis de société: les Belges peuvent donner un sens à leur argent en tenant compte de cela. En tant qu'individu nous avons 3 axes d'actions, celui du citoyen, du consommateur mais aussi de l'investisseur. Aujourd'hui nous pouvons envisager d'activer ces 3 axes.".

L’Observatoire CBC révèle en effet que 57% des Belges estiment qu’investir durablement peut être un moteur de changement tant au niveau sociétal, qu’économique et environnemental. Cette tendance est bien plus forte chez les jeunes (65%) et chez les investisseurs (73%). Quant à la question du rendement que les Belges attendent de leur argent, près de 4 Belges sur 10 estiment que le rendement des investissements durables est similaire ou supérieur à celui des investissements classiques.

Les jeunes investisseurs sont plus portés sur la question du durable

L’Observatoire CBC révèle encore que de plus en plus de Belges se définissent comme investisseurs. Ils sont 33% aujourd’hui contre 27% en 2018. Et parmi eux, les jeunes (18 à 34 ans) font la différence quant à la question de savoir s’ils accordent de l’importance au profil durable des entreprises ou des fonds de placement dans lesquels ils investissent. Alors que 54% des investisseurs y sont attentifs, ils sont 63% parmi les jeunes. Quant à savoir si les mobilisations des derniers mois pour un monde plus durable ont eu un impact sur leur comportement d’investisseur, 43% des jeunes répondent par la positive contre 30% chez les investisseurs tous âges confondus.

"C’est une tendance très positive que nous observons et nous ne pouvons que nous en réjouir puisque les jeunes, avec les moyens plus limités dont ils disposent aujourd’hui à 20 ou 30 ans, sont les investisseurs de demain. Le durable leur parle plus que jamais et on sent très clairement une prise de conscience au niveau environnemental. Investir durablement n’a jamais été aussi simple et surtout aussi fiable. L’existence depuis le début de cette année d’un label garantissant la durabilité des produits financiers qui se définissent comme durables, doit encourager les Belges à mettre le pied à l’étrier et non seulement à investir mais surtout à le faire durablement. C’est très encourageant et cela montre à quel point il est indispensable de la part du secteur bancaire de se mobiliser aux côtés des citoyens pour un monde plus durable. Les produits d’investissement durable doivent être la première offre des banques." conclut Xavier Falla.

Près de 6 investisseurs sur 10 seraient d’ailleurs prêts à remplacer leurs investissements classiques par des investissements durables rapporte encore l’Observatoire CBC. Quant à la question de savoir à quelles conditions les investisseurs seraient prêts à faire ce pas, c’est avant tout à rendement équivalent (73%), avec des risques encourus équivalents (52%), avec des frais de gestion similaires (41%) et moyennant l’existence d’un label SRI.

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* Observatoire CBC de l'Epargne réalisé par le bureau d’étude Ipsos, en juillet 2019, auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte belge.

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