Commerces locaux, drives,… allons-nous garder nos habitudes de confinement?

Le dictionnaire Larousse qualifie le confinement en ces mots: "action de s’enfermer dans un lieu, de se limiter à une activité unique ou restreinte". Ce terme, peu d’entre nous l’avaient déjà utilisé avant le mois de mars dernier. Mais la crise sanitaire l’a imposé à nous, dans chaque décision, dans chacun de nos actes. Nos habitudes de consommation sont parmi les réflexes qui ont été les plus impactés. Nous avons dû réfléchir, ou pour certains accélérer la réflexion. Accélérer le changement. Prendre de nouvelles habitudes.

Pour Laurence Schreurs, Private Banker chez CBC, il y a une première évidence:

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Cette situation inédite m’a incitée à consacrer plus de temps à cuisiner et à être attentive à l’origine des produits, en privilégiant le circuit court. Je me suis orientée vers un collectif d’entraide local qui joue le rôle d’intermédiaire entre les producteurs de la région et les consommateurs citoyens. Le concept est simple: le particulier passe commande en ligne et l’équipe récolte les différentes marchandises chez les producteurs. Les articles sont frais et respectent une charte de qualité privilégiant le commerce équitable ainsi qu’une consommation responsable.

Bien sûr, tout ne peut pas s’acheter localement. Pour certains produits du quotidien, le recours au supermarché reste indispensable. Alors comme il a fallu un maximum rester chez soi, les drives se sont imposés dans notre quotidien aux côtés des circuits courts.

Pour Laurence, "les recommandations diffusées par les médias nous ont encouragés à rester au maximum à domicile. Ajoutez à cela les longues files d’attente et les étals vides et vous comprendrez pourquoi j’ai opté pour le drive proposé par les grandes surfaces commerciales. Et force est de constater qu’il s’agit d’une nouvelle tendance de fonds, l’utilisation du drive ayant triplé ces dernières semaines comme j’ai pu le lire dans la presse et laissant les hypermarchés encore un peu plus vides de clients."

Juste le temps d’une crise?

Laurence Schreurs

Aujourd’hui, les consommateurs vont-ils conserver ces nouvelles pratiques, ou revenir aux antérieures? Il est fort probable que ceux-ci, ayant goûté à la simplicité du drive, ne fassent pas marche arrière. Selon l’institut de sondage Ipsos, 76% des Français qui utilisent désormais cette option pensent continuer sur leur lancée.

Quelles conséquences alors pour le marché de la grande distribution? "D’abord, la réduction de la surface des hypermarchés, au profit des zones de drive. La modification de nos comportements devrait entrainer des investissements dans des entrepôts intégrant la technologie de préparation de commandes automatisée. De nouvelles formes de collaborations devraient également émerger comme des partenariats entre chaînes de supermarchés et services de livraison à domicile. Relevons à titre d’exemple la coopération inattendue entre Carrefour et UberEats." estime Laurence.

Une autre piste pour le secteur sera le développement du modèle d’e-commerce des grandes surfaces. "Actuellement, celles-ci connaissent une phase de test absolument inédite de leurs services digitaux. Cela leur permet d’en vérifier la fiabilité et d’en optimiser le fonctionnement. Les nouvelles technologies et innovations destinées à faciliter les parcours d’achat (absence de files d’attente, sécurité de paiement,…) accédant dorénavant à une vraie place dans les modes de consommation, le grand défi de demain sera assurément de coupler l’expérience client en magasin et en ligne. La complémentarité des deux canaux devra être la règle pour qu’une enseigne démontre qu’elle est attentive à la satisfaction de ses clients." conclut Laurence.

Private Banking Officer au centre Private Banking de l’Est, Laurence Schreurs est arrivée chez CBC il y a une dizaine d’années en tant que Personal Banker à l’agence d’Aubel. Licenciée en droit, elle a débuté sa carrière chez un notaire de Verviers et se passionne toujours autant pour le droit et l’économie.

N’hésitez pas à lui parler de voyages, elle adore découvrir de nouvelles choses, d’autres coutumes, d’autres paysages.

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