Association médicale: Il n’y a pas d’âge pour s’associer!

C’est une tendance qui s’installe depuis quelques années déjà et ne ralentit pas, les professions libérales aiment s’associer et ce pour de multiples raisons:

  • Disposer d’un environnement de travail plus grand et plus adapté.
  • Offrir un service plus complet sans devoir investir seul dans du matériel.
  • Une patientèle devenue trop importante pour la gérer seul ou l’envie de lever un peu le pied.
  • Permettre à la prochaine génération de reprendre progressivement mon activité. 
  • Ou tout simplement l’envie de partager mon expérience avec d’autres praticiens.

Une chose est sûre, quelle que soit votre expérience et votre profil, il n’y a pas d’âge pour s’associer.

S’associer, c’est un peu comme se marier

Les premières questions sont souvent les mêmes: avec qui s’associer? Dans quel but? Sous quelles conditions, notamment financières?

Etant donné qu’une association implique des engagements financiers, il faut être parfaitement en phase concernant ces questions préalables à tout projet. Certains diraient même qu’une association, c’est comme un contrat de mariage! Quand tout se passe bien, il ne semble pas nécessaire de se protéger. Par contre, quand il y a divergence, on ne peut que regretter de ne pas avoir édicté des règles claires. Donc, pour bien s’associer, il faut au préalable se poser certaines questions qui dérangent comme par exemple "comment se séparer?". Il est donc indispensable de rédiger un contrat d’association ou un règlement d’ordre intérieur. Les choses seront claires et ne nécessiteront donc plus de discussion.

Rester indépendant tout en étant associé

Dans une majorité des situations, l’activité générée par les professions libérales est scindée de l’association. Concrètement, il s’agit de s’associer en créant une structure (société, association, asbl,..) à laquelle il faudra payer un loyer ou un forfait en contrepartie d’un service. Un exemple étant une profession libérale qui percevra l’intégralité de ses prestations mais qui payera un loyer (et ses charges) à la structure créée, puisque cette structure lui met à disposition un cabinet, du matériel, l’intervention d’une secrétaire, etc… Cette forme d’association permet de garder son indépendance financière car chacun des associés n’a pas forcément des revenus équivalents et cela offre une autonomie sur la quantité et le rythme de travail souhaités qui ne regardent que soi-même.

Notons tout de même que dans une minorité de cas, il existe aussi des structures où tout est mis en commun et cela fonctionne parfaitement! C’est mieux quand les personnes associées exercent la même activité. Lorsque c’est le cas, elles décideront de se verser un salaire sur base des règles qu’elles se seront fixées.

La question cruciale du financement

L’aide de votre comptable est indispensable pour démarrer afin de quantifier le projet et poser des chiffres. Combien coûtera l’association que ce soit en termes de bâtiment, matériel, frais de fonctionnement, logistique? Et quels seront les revenus? Le principe revient à injecter ces informations dans un plan financier et de regarder si les revenus générés par l’activité permettent aisément de rembourser les investissements. Et ceci, en toute sécurité, d’autant plus qu’il ne faut jamais voir trop juste. Si un projet immobilier dépasse de 20% son budget initial, est-ce toujours viable? Si sur les 5 cabinets mis à disposition, 2 ne sont pas loués pendant 6 mois, est-ce toujours viable?

Il vous faut être prévoyants, car même si votre projet vous semble être sans failles, il est fréquent d’entendre de mauvaises surprises lors de la présentation d’un dossier. "On connaît bien l’architecte et il m’a promis qu’il respecterait le budget." "Nous sommes 4 dans le projet et nous mettrons 6 cabinets à disposition mais nous avons déjà des pistes pour les 2 cabinets libres". Or, quelques mois plus tard, les témoignages ne manquent pas: "on a dû mettre du triple vitrage côté rue", "le carrelage au lieu du quickstep fait moins de bruit", "l’architecte a fait une erreur sur le poste luminaire". Ce genre de surprises est désagréable tant pour les actionnaires que pour le banquier.

ASBL, société,…?

Dans la réflexion du plan financier, se pose également la question de la manière dont il faut structurer l’association. Faut-il créer une indivision? Vaut-il mieux créer une société ou une ASBL? Faut-il scinder l’immobilier du reste des investissements? Si nous engageons du personnel, où "loger" ce(s) collaborateur(s)?

Ces éléments entrent bien évidemment en ligne de compte car les frais ne sont pas les mêmes, la responsabilité des parties prenantes est différente et la fiscalité peut également avoir un rôle déterminant. Rappelez-vous également qu’il faut aussi penser à la séparation ou à la fin d’une association. Un montage peut-être fiscalement intéressant les premières années mais s’avérer bien moins intéressant lorsqu’on veut liquider ou stopper l’association.

Une approche sur mesure

Répondre à l’ensemble de ces questions, en dehors d’un entretien individuel n’est pas réaliste étant donné que chaque projet est unique de par ses spécificités.

Lorsque le plan financier est prêt, il y a lieu de financer le projet via un organisme tel que la banque. Pour la partie liée à l’intervention des personnes qui prennent part au projet, nous sommes bien conscients que les moyens financiers peuvent être bien différents. D’une part, un jeune qui n’a pas encore pu épargner longtemps et qui souhaite garder de l’épargne pour un futur achat immobilier privé, et de l’autre un confrère qui a pu épargner et qui n’a plus de projets privés importants. Sachez qu’il est possible de trouver des solutions. Il arrive en effet fréquemment que l’ensemble des personnes qui font partie du projet injectent un montant identique, afin notamment que le capital soit parfaitement réparti. Si 4 personnes apportent 20.000 euros en capital, chacune détiendra donc 25% des parts du projet.

Investir dans une association, est-ce un placement?

Il est également possible que l’une d’entre elles apporte un montant plus important. Si cela n’est pas du capital, cela peut s’apparenter à un prêt que la personne fait à la nouvelle entité. Il y a donc lieu de convenir à quel coût et à quel rythme ce prêt sera remboursé.

Votre investissement financier peut être double: j’investis dans un projet et je deviens en contrepartie actionnaire de ce projet et j’investis des fonds supplémentaires pour permettre le bon fonctionnement de l’activité. Je suis donc en droit de récupérer mon prêt selon des modalités convenues avec les autres parties prenantes du projet.

Dans certains cas, certaines parties prenantes du projet choisissent de ne pas vendre une partie de leurs portefeuilles "placement" mais de le "gager". Surtout si les rendements financiers sont plus élevés que les taux d’emprunt… Ce n’est pas toujours possible, c’est à discuter avec votre partenaire financier.

Faites-vous conseiller!

Quant au financement en tant que tel, votre partenaire bancaire vous écoutera avec attention sur le projet, l’objectif, les intervenants et le timing nécessaire à la mise en place de ce projet. Pour avancer, il devra savoir à partir de quand votre projet sera concrétisé et quand vous serez en mesure de rembourser le crédit en fonction de sa durée, des conditions, des emprunteurs, d’une éventuelle construction avec permis de bâtir,…

Bien que le comptable joue un rôle essentiel dans ce projet, la banque pourra également vous conseiller et proposer certaines pistes quant à la meilleure manière de financer votre projet.
Il veillera à attirer votre attention afin que ce projet "excitant" et à la fois stressant puisse se construire de la manière la plus sereine possible.

En conclusion, il est indispensable de vous poser les bonnes questions pour mener à bien un projet formidable, en équipe et dont les succès seront nombreux! Faites-vous conseiller auprès d’un comptable, d’un bon banquier, de témoignages de confrères, etc… Et ensuite, c’est vous qui prendrez la décision en toute connaissance de cause.

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Cet article d’actualité ne doit pas être considéré comme une recommandation ou un conseil en investissement.

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