Le monde en images: Les banques centrales à la manœuvre.

analist Aandelen&Opties KBC Private Banking&Wealth

Tant la Réserve fédérale (Fed) que la Banque centrale européenne (BCE) semblent s'être concentrées sur la lutte contre l'inflation. La Fed a relevé son taux directeur de 75 points de base pour la deuxième fois consécutive. De manière assez inattendue, la BCE a augmenté son taux de base de 50 points de base, de sorte que le taux d'intérêt central est redevenu positif pour la première fois en 8 ans.

Lors de la conférence de presse qui a suivi, il est apparu clairement que la politique serait encore resserrée à l'avenir, même si la question de savoir si les hausses seraient aussi fortes a été laissée en suspens. Les niveaux astronomiques de l'inflation, qui augmentent encore chaque mois, obligent à au moins tempérer davantage les prévisions d'inflation.

Pendant ce temps, la croissance économique semble s'essouffler de jour en jour. La perte de confiance des consommateurs et des producteurs signifie que les investissements et les achats (durables) importants seront reportés. Ainsi que cela est apparu en début de semaine, les États-Unis sont techniquement déjà en récession. Pour l'instant, la zone euro reste en croissance économique, mais le refroidissement est évident. Le FMI a également brossé un tableau particulièrement sombre de la croissance mondiale pour cette année et l'an prochain. En Europe, la croissance est également sous pression, ainsi que le montre un nouveau recul de la confiance des consommateurs européens en juillet, celle-ci ayant atteint un niveau plancher de -27. Les consommateurs reportent manifestement les achats importants en raison de la détérioration des prévisions économiques.

Ces deux tendances contradictoires (inflation élevée, croissance atone) ne facilitent pas la tâche des banques centrales. 

Entre-temps, nous sommes en pleine saison des résultats. Les marchés d'actions semblent pour l’instant avoir atteint leur plancher. Les investisseurs sont soulagés par la publication des résultats du deuxième trimestre, qui sont en moyenne supérieurs au consensus du marché. 

Le mois de juillet a donc été favorable aux marchés d'actions, mais les pertes enregistrées depuis le début de l'année sont encore loin d'être effacées. Les résultats trimestriels de certains grands noms ont dissipé les craintes d'une nouvelle contraction du chiffre d’affaires et des bénéfices grâce à de solides perspectives. Le discours du président de la Fed, Jerome Powell, a été bien accueilli. Celui-ci a indiqué qu’à un moment donné, il serait approprié de ralentir. Étape par étape, il conviendra d’évaluer les actions monétaires nécessaires. 

Tableau

L'indice S&P 500 a gagné 8,5% le mois dernier et le Nasdaq, la Bourse technologique, a même progressé de 10%. L'Europe affiche des gains plus modestes, mais l'indice Eurostoxx 50 s’est lui aussi adjugé 6,5%.

Il n'est pas certain que ce rebond favorable puisse se répéter le mois prochain. Les tensions géopolitiques en Europe n'ont pas disparu. Les prix du gaz continuent de battre des records et, à l'approche de l'hiver, l'Europe et, par extension, le monde entier se préparent à un climat économique difficile.

Techniquement, les États-Unis sont même entrés en récession: l'économie américaine a reculé de 0,9% au deuxième trimestre, après une baisse de 1,6% sur les trois premiers mois de l’année.

Malgré les fortes hausses de taux d'intérêt, les marchés obligataires ont surperformé le mois dernier.

Tant les obligations d'État sûres que les obligations d'entreprises ont été en grande forme. Les taux d'intérêt ont fortement baissé, les credit spreads se sont resserrés. Ainsi, le taux américain à 10 ans est déjà inférieur de 75 points de base au pic du mois dernier et le taux allemand de près d'un point de pourcentage. Mais les obligations d'entreprises, plus risquées, ont également été prisées. Ainsi, les credit spreads sur les obligations d'entreprises européennes à haut rendement ont baissé de 60 points de base le mois dernier et les spreads américains de 90 points de base. Très étrange dans un climat économique difficile.

Sur le plan des devises, le dollar est resté roi ce mois-ci encore. Dans le sillage du dollar américain, le Kiwi, l'Aussie et le dollar canadien se sont également appréciés.

Par rapport à l'euro, le dollar a brièvement atteint la parité. La plupart des devises des marchés émergents se sont affaiblies tant par rapport à l'euro que face au dollar.

Stratégie d'investissement de KBC AM

Économie - L’inflation élevée rabote le pouvoir d'achat des ménages et les actions des banquiers centraux entraînent un durcissement marqué des conditions financières.  La croissance économique ralentit et le plongeon de nombreux indicateurs de confiance suggère une intensification du risque d'un atterrissage brutal.

Pétrole et inflation - La hausse des prix de l'énergie et des matières premières et les distorsions de la chaîne d'approvisionnement consécutives à la Covid provoquent une flambée de l’inflation à l’échelle mondiale. Nous pensons que cette situation va se calmer et que l'inflation va décélérer.  Mais le conflit russo-ukrainien accroît l'incertitude quant au moment et au rythme de ce ralentissement. Les récents chiffres de l'inflation continuent de surprendre à la hausse et mettent sous pression la Réserve fédérale, qui souhaite éviter une spirale salaires-prix.

Politique budgétaire - Les programmes de relance exceptionnels se réduisent, mais il n'est pas question d'une chasse aux économies. Divers programmes d'investissement restent substantiels et très porteurs. De nouveaux projets dans les domaines de la défense et de l'énergie pourraient prendre le relais.

Politique monétaire - Les banques centrales jouent résolument la carte des relèvements de taux pour lutter contre l'inflation. La Fed a ainsi déjà relevé son taux d'intérêt de 2,25% et a annoncé de nouvelles hausses.  La BCE a augmenté ses taux d'intérêt de 0,5% en juillet et souhaite dans le même temps maintenir les spreads entre pays sous contrôle.

Marchés obligataires - Une inflation élevée et des banques centrales vigilantes pourraient maintenir les taux d'intérêt sous pression haussière. La détérioration du climat économique renforce en revanche l'appétit pour les obligations d'État sûres, ce qui pourrait faire contrepoids. Les obligations d'entreprises voient le différentiel de taux se creuser davantage avec les emprunts d'État.

Marchés d'actions - Le resserrement de la politique monétaire et le ralentissement de l'économie ont entraîné une correction sur les marchés d’actions. La valorisation a fortement baissé, mais un éventuel atterrissage brutal de l'économie n'a pas été intégré. Une révision à la baisse des prévisions bénéficiaires semble se profiler, parallèlement à la détérioration de la confiance des entreprises. La saison des résultats du deuxième trimestre en cours pourrait apporter plus de clarté.

Risques - L'inflation, qui pourrait se maintenir plus longtemps à un niveau élevé, figure en bonne place sur les radars. Nous envisageons sérieusement un scénario de risque marqué par le maintien de prix de l'énergie élevés. Nous surveillons également la croissance chinoise, même si les autorités multiplient les gestes de soutien.

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