Pairi Daiza : Suivez le guide

Depuis son ouverture en 1994, le parc n’a cessé de grandir, passant ainsi de 162.000 visiteurs à près de 2 millions en 2018. Il occupe environ 340 collaborateurs employés toute l’année. En saison, l’effectif varie entre 600 et 800 personnes.


Depuis la création du parc, quelles en ont été les principales évolutions?

Jean-Jacques Cloquet: "Quelques années après l’ouverture de Paradisio (le paradis des oiseaux), le parc a accueilli les premiers petits mammifères en 2000, dans l’Oasis. Et un an plus tard, le château historique a été aménagé pour pouvoir présenter des centaines de poissons aux visiteurs. En 2006, la première partie chinoise est sortie de terre. Ce monde a été achevé fin 2013. Nous étions prêts pour recevoir les deux pandas géants dans les meilleures conditions. Entre-temps, en 2010, Paradisio est devenu Pairi Daiza et le monde dédié à l’Indonésie, le Royaume de Ganesha avait été ouvert (en 2009). La partie rendant hommage à la faune, à la flore et à la culture africaine a vu le jour en 2012 et s’est développée jusqu’en 2016, lorsque l’on a terminé la construction des deux volcans qui accueillent les six gorilles des plaines de l’Ouest."

Que faites-vous concrètement pour la conservation des espèces menacées?

"Pairi Daiza et la Fondation Pairi Daiza financent depuis 25 ans de nombreux programmes scientifiques dont:

  • un programme de reproduction et de réintroduction de l’Ara de Spix en Amérique du Sud. Ce perroquet bleu est officiellement éteint à l’état sauvage depuis 2000 et il n’en existe plus que 150 spécimens dans quelques rares zoos (dont Pairi Daiza) et centres de reproduction. Avec d’autres partenaires, Pairi Daiza construit actuellement un centre de réintroduction au Brésil et un centre de reproduction au sein du parc. L’objectif est de réintroduire l’espèce dans son milieu naturel d’ici quelques mois.
  • un programme de réintroduction du Tétras Lyre dans les Fagnes belges. Ce coq était au bord de l’extinction chez nous. Ici également avec d’autres partenaires, Pairi Daiza a pu financer la réintroduction de spécimens avec succès.

En 2018, 3 millions d’euros ont été consacrés à différents projets que Pairi Daiza et ses visiteurs continueront à financer en 2019 ainsi que les années suivantes. En y ajoutant d’autres dont le programme de sauvegarde de l’Ours polaire mené en étroite concertation avec les instances scientifiques compétentes. Bien sûr, c’est compliqué. Mais ce travail est enrichissant, passionnant et gratifiant."

Pouvez-vous nous en dire plus sur les futures possibilités de logements dans le parc?

"À la fin du printemps, le huitième monde de Pairi Daiza ouvrira ses portes. ‘La Dernière Frontière’ immergera les visiteurs au cœur de la Colombie britannique (entre l’ouest du Canada et le sud de l’Alaska). Huit nouveaux hectares pour rencontrer, au cœur d’une forêt de picea, d’abies et d’érables américains, des ours bruns européens et des ours noirs, des otaries de Steller (les plus grandes otaries au monde), des loups du Canada et des loups gris mais aussi des castors et encore des pumas, des élans, des daims, des grues, etc. Dans ce nouveau monde, il sera également possible de dormir parmi les animaux. Trois types de logements seront proposés:

  • The Paddling Bear, l’hôtel d’une capacité de 26 chambres et de 4 suites avec vue sur le territoire des otaries de Steller et pouvant accueillir de 2 à 4 personnes par chambre.
  • The Natives, 10 maisons en bois traditionnelles avec une vue sur le territoire des loups, des ours et des daims, et pouvant accueillir jusqu’à 8 personnes.
  • The Full Moon Lodges, 10 maisons enterrées avec vue sur le territoire des ours et des loups, et pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes."

Quels sont les autres projets pour le parc?

"D’abord, pour la première fois en 25 ans, Pairi Daiza sera ouvert 3 semaines autour des fêtes de fin d’année: du 14 décembre 2019 au 05 janvier 2020. Une toute nouvelle occasion pour nos visiteurs de découvrir les jardins dans une ambiance de Noël magique et féerique. Et nous terminons un autre monde qui devrait être accessible pour la fin de l’année. Baptisé ‘La Terre du Froid’, il présentera les beautés des deux pôles."

Si vous étiez notre guide, quel(s) endroit(s) du parc nous feriez-vous découvrir en priorité?

"Difficile de répondre. Ce parc est magnifique partout, je peux le dire à mon aise car je n’y suis pour rien. Mais s’il faut choisir, je vous proposerais de nous rendre dans la Savane africaine pour observer trois majestueux rhinocéros blancs du Sud. D’autant que deux femelles sont gestantes: leurs petits sont attendus pour la fin de l’année. Une fantastique nouvelle pour la protection de cette espèce. Pairi Daiza prend en effet part au programme EEP (European Endangered species Programme), notamment en aidant à la conservation et à la préservation du patrimoine génétique des rhinocéros blancs du Sud et en informant les visiteurs des menaces qui pèsent sur eux. Plus loin dans le parc, j’aime énormément l’endroit où l’on peut observer les magnifiques tigres blancs Mumbaï et Sanka. Leur territoire fait de pierres de lave dont les galeries à colonnades et les cours évoquent le temple d’Angkor Vat. Et puis, je vous emmènerais vers le Temple des fleurs qui a été taillé dans la lave du volcan Agung de Bali. Son intérieur, habillé de marbre blanc comme dans un palais du Rajasthan est le territoire d’animaux formidables. Les orangs-outans de Sumatra qui, d’un seul regard, entrent en communion avec nous les hommes."

CBC utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. Cela nous permet en outre de mieux répondre à vos besoins et à vos préférences. En continuant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de ces cookies. Vous souhaitez plus d'info ou refusez l'utilisation des cookies?Cliquez ici.