CBC Banque renforce l’internationalisation des entreprises wallonnes avec l’appui de KBC
CBC et KBC mettent leurs synergies au service des entrepreneurs ambitieux. Proximité, efficience et réactivité sont ici les maîtres mots, soulignent Wim Eraly, Senior General Manager Commercial Banking du groupe KBC, et Nicolas Charlier, Directeur Général du Marché des Professionnels et Entreprises chez CBC Banque.
Droits de douane, chaînes logistiques fragilisées, instabilité géopolitique… dans ce contexte incertain, comment une banque peut-elle aider au mieux les entrepreneurs?
Wim Eraly: "En se tenant au plus près à leurs côtés. Notre stratégie a toujours reposé sur l’établissement de relations de long terme avec les entreprises. Elle nous permet aujourd’hui de bien comprendre leur sensibilité à ces facteurs de risque et de définir au mieux les solutions que nous pouvons leur proposer."
Nicolas Charlier: "De fait, rendre nos clients future-proof fait partie intégrante de notre engagement. Ils savent que nous sommes à leurs côtés dans les bons comme dans les moins bons moments. Face à l’adversité, ils nous disent explicitement qu’ils comptent sur nous."
Comment cette relation de confiance se matérialise-t-elle concrètement?
Wim Eraly: "Dans ce contexte, beaucoup réalisent combien il est important de disposer d’un partenaire dont les centres de décision se trouvent en Belgique. Les dirigeants des entreprises familiales apprécient de s’asseoir à la même table que les décisionnaires de leurs dossiers. Par ailleurs, l’époque exige une grande agilité. Nous voulons réagir rapidement aux demandes, mais aussi exceller dans la façon dont nous fournissons nos services. Cela suppose un gros travail de la part de nos équipes, au sein desquelles chaque collaborateur sait précisément en quoi son expertise contribue à la solution proposée."
Les marchés wallon et flamand diffèrent, tout comme l’histoire du groupe KBC/CBC dans ces régions. Le dossier d’une entreprise y est-il traité de la même façon?
Nicolas Charlier: "Au-delà d’indicateurs divergents (taux d’emploi, d’investissements ou d’exportations), les dispositifs juridiques et prudentiels qui cadrent l’analyse financière des dossiers et la gestion des risques sont les mêmes pour les deux institutions. Sous cet angle, un dossier sera traité de la même façon à Charleroi et à Anvers. Pour autant, seule une connaissance fine des réalités régionales et locales permet de s’approprier pleinement le contexte d’un client. De ce point de vue, un dossier sera différent selon qu’il vienne de Gand ou de Namur mais aussi de Liège ou Mons."
Wim Eraly: "Notre 'risk appetite' est défini au niveau du groupe. Il est identique en Wallonie et en Flandre. Ceci étant dit, les expertises accumulées sur ces territoires se nourrissent mutuellement. L’expérience de KBC est plus riche que celle de CBC, mais l’un des piliers stratégiques de cette dernière est précisément d’en tirer profit. Que ce soit dans le travail quotidien ou en matière de stratégie commerciale, nous générons constamment des synergies, tout en restant très proches de nos clients respectifs. (Très) grandes, moyennes ou petites entreprises: nous nous adressons à chacun de ces segments par le biais de canaux de distribution spécifiques et décentralisés, afin d’être au plus près de leurs réalités."
Quelle est l’ambition du plan stratégique Impact 2027, qui anime aujourd’hui CBC?
Nicolas Charlier: "Nous voulons participer à la croissance wallonne et élargir les perspectives de ces entreprises qui décident d’avancer, notamment à l’international. Nos bureaux à Londres, New York ou Singapour sont là pour les soutenir. Nous profitons de l’expérience de KBC, qui accompagne de très nombreuses entreprises du nord du pays à l’étranger. Un CEO hennuyer dont nous finançons le développement aux États-Unis me confiait récemment qu’il n’aurait pas pu convaincre aussi rapidement une banque américaine sans cet appui. Autre exemple: nous venons de mettre en place le financement de l’acquisition, par un acteur étatique africain, d’une machine livrée par l’un de nos clients."
Wim Eraly: "Ces dossiers sont traités en toute fluidité. Nos bureaux à l’étranger sont établis sur des territoires stratégiques. Nos équipes sont totalement dédiées aux entreprises qui veulent y faire du business, qu’elles soient clientes de CBC, de KBC ou de nos autres entités."
CBC dispose elle aussi de plusieurs pôles d’expertise: Trade Finance, HR solutions, subsides,… Quel rôle KBC joue-t-elle dans ce cadre?
Nicolas Charlier: "Certains de ces pôles, tels que les aides et subsides régionaux, sont développés de façon autonome. Au niveau fédéral et international, nous bénéficions en revanche de la collaboration avec nos collègues de KBC, qui suivent au quotidien les développements réglementaires et de marché. Nos équipes sur le terrain adaptent ensuite nos offres à la réalité régionale wallonne."
Un mot sur la transition durable en particulier?
Wim Eraly: "Nos spécialistes des différentes régions échangent chaque mois sur les évolutions réglementaires et l’adaptation de nos services. L’application de la directive européenne contre la déforestation nous a amenés à des discussions très poussées. Mais conseiller un client sur la transition, c’est surtout le guider dans des décisions qui auront des conséquences très concrètes sur son modèle d’affaires. Cela nous oblige à être encore plus proches de leur quotidien afin de comprendre parfaitement leur business. Une entreprise agroalimentaire ne veut pas être exposée à des eaux polluées, par exemple. Nos experts ne restent pas assis dans des bureaux: ils sont déployés sur le terrain, aux côtés de nos chargés de relations et de nos partenaires spécialisés. C’est un choix stratégique très conscient."
Nicolas Charlier: "Cette approche vaut aussi en Wallonie, même si nous y rencontrons davantage de petites structures. Il faut encore souvent les sensibiliser au danger de perdre des clients ou des fournisseurs si elles ne s’engagent pas elles-mêmes dans des trajectoires de transition."
Avec l’appui de KBC Securities, CBC accompagne des levées de fonds, introductions en bourse, fusions et acquisitions, transmissions familiales, etc. Pourquoi est-ce important à vos yeux?
Nicolas Charlier: "À travers cette collaboration, nous offrons à ces entreprises d’assumer leurs ambitions et de franchir des caps majeurs: passer d’une croissance organique à une croissance par acquisition, accéder aux marchés de capitaux, opérer une transmission qui pérennise l’entreprise. Nous mettons à leur disposition une expertise généralement réservée à des sociétés très structurées. Là où les équipes de CBC connaissent intimement leur histoire, leur management, leur gouvernance, leur métier et leurs besoins, KBC Securities apporte une méthodologie et sa grande expérience dans les opérations plus complexes. Avec, à la clé, une gestion optimale de toutes ces opérations."
Wim Eraly: "Qu’il s’agisse de financement de projet, de leveraged buyout, de management buyout ou d’autres transactions, KBC Securities dispose d’une vaste expérience en Belgique comme hors de nos frontières. La joint-venture récemment créée avec Van Lanschot Kempen Investment Banking dans le domaine des actions élargira encore l’accès de nos clients aux investisseurs internationaux, en particulier américains. En Wallonie, je vois de belles entreprises, notamment dans le secteur des biotechs. Nous voulons vraiment mettre toutes les compétences de KBC Securities au service de ces ambitions. Nous avons les produits, les services, l’infrastructure et la couverture internationale qu’il faut pour cela."
De quels atouts technologiques CBC bénéficie-t-elle grâce au groupe KBC?
Nicolas Charlier: "Le groupe investit depuis de longues années dans le digital, la gestion des données et l’IA. C’est un pilier de son identité. Son application bancaire est reconnue depuis deux ans comme la meilleure au monde. La plateforme et les services sont identiques pour tous les clients CBC/KBC, et les outils d’aide à la décision, comme pour l’obtention de crédits, suivent le même process. CBC n’aurait jamais pu développer seule un tel outil, qui permet aussi à nos conseillers de se focaliser sur des composantes de la relation clients à plus forte valeur ajoutée."
Wim Eraly: "Les enquêtes clients indiquent aussi un niveau de satisfaction très élevé vis-à-vis de nos autres outils digitaux, dont le Tableau de bord Business. Nous savons que nous inspirons non seulement nos concurrents traditionnels, mais aussi les néo-banques qui cherchent à élargir leur marché aux PME. Nous allons donc continuer à investir pour conserver notre longueur d’avance. Ici encore, 'We Deliver on the promise' et 'Time is of the essence' sont nos deux mantras."
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